RHIN ET DANUBE ESSAIS SUR LE SCHISME ANALYTICO-PHENOMENOLOGIQUE
ROY
VRIN
53,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782711622849
L'idée domine largement encore que, des dernières années du XIXe siècle à nos jours, le développement de la philosophie est parcouru par une opposition à la fois centrale et radicale entre un courant analytique surgi avec G. Frege et 13. Russell, et un courant phénoménologique initié par E. Husserl. L'investigation rigoureuse du passé a néanmoins commencé de mettre à nu une réalité historique bien plus complexe, soulevant par là des interrogations aussi vastes qu'essentielles à la pleine compréhension de notre modernité philosophique. Jusqu'à quel point un schisme analytico-phénoménologique s'est-il effectivement produit au sein de la philosophie ? A quel moment au juste et selon quelles modalités précises? Comment ce schisme s'est-il remodelé au fil du temps ? Quel en est, à travers ses différentes figures, l'objet le plus essentiel ? Autant de questions qui, malgré l'intérêt croissant qu'elles suscitent, demeurent objet de controverse. Rhin et Danube apporte une nouvelle contribution à ce débat, dégageant les fondements d'une interprétation originale qu'il confronte de façon prioritaire avec celle proposée par le philosophe Michael Dummett, dont il salue la profondeur souvent méconnue en même temps qu'il en dénonce les erreurs et les insuffisances.
Date de parution
20/09/2010
Poids
680g
Largeur
215mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711622849
Titre
RHIN ET DANUBE ESSAIS SUR LE SCHISME ANALYTICO-PHENOMENOLOGIQUE
ISBN
2711622843
Auteur
ROY
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
680
Date de parution
20100920
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Premier pays exotique à n'être pas peuplé de sauvages aux yeux des voyageurs du XVIIe siècle, la Chine fait problème. A travers les écrits de Leibniz sur ce pays, ce livre s'efforce d'expliquer le mythe de la Chine à son époque. Après un historique de la question, il passe en revue les différents problèmes que pose à la pensée occidentale la découverte intellectuelle de la Chine ; puis il étudie plus précisément la métaphysique des Chinois, leur langue et le Yi-King, selon les sources du temps, en exposant l'interprétation que Leibniz donna de ces trois sujets, pour tenter de les concilier avec le Christianisme, dans la perspective de l'irénisme, de la Théologie Naturelle, de la langue universelle et de l'unité politique du monde. Enfin, il tente de situer ce débat par rapport aux problèmes du colonialisme européen naissant, tout en apportant des éléments de "comparaison" entre deux moments de la pensée occidentale et de la pensée chinoise.
Depuis 1760, les peuples afro-américains forgent leurs propres participations à l'édification laborieuse d'États-nations tels que le Suriname, ou de territoires comme la Guyane. À notre tour de savoir transmettre et retenir de ce que nous sommes à l'heure actuelle : den lowesama pikin, les enfants de peuples en marronnage, pour construire un monde à notre image, à connaître et à préserver encore de tout asservissement, présent ou à venir. Une analyse pertinente pour des milliers de Marrons d'aujourd'hui dont les trois quarts n'ont pas encore trente ans.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.