En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Un atlas de l'impossible
Roy Anuradha ; Bellehigue Myriam
ACTES SUD
23,40 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782742796267
Prologue : Un narrateur anonyme observe une photo sépia représentant un fleuve et une imposante bâtisse menacée par la montée des eaux. Cette image statique s'anime soudain : la maison est alors lentement engloutie par les flots?En 1907, Amulya et sa famille s'installent à Songarh, petite ville située sur un haut plateau du Bengale rural. Autrefois centre de pèlerinage bouddhique, la ville est à présent un centre minier aux mains des colons britanniques. Séduit par le calme du lieu, Amulya, passionné de botanique, établit une petite usine de plantes médicinales à laquelle il se consacre entièrement. Mais Kananbala, son épouse, ne s'habitue pas à cette vie de province. Quand ses deux fils quittent le foyer pour se marier, elle est soudainement atteinte d?étranges symptômes qui l'assignent à résidence dans sa chambre d'où elle est le témoin d'un meurtre passionnel, tragédie aggravée par la disparition de la femme de son fils, Nirmal, qui meurt en donnant le jour à une petite fille : Bakul. Nirmal disparaît alors et Amulya décède peu après d'une crise cardiaque. Dix ans plus tard, l'activité minière de Songarh s'est tarie, la ville n'est plus que l'ombre d'elle-même. Devenu archéologue, Nirmal sillonne le pays et ne rentre que rarement à la maison où il a recueilli Mukunda, fils illégitime d'une employée qui travaillait pour son père. Bakul et le jeune garçon deviennent d'inséparables compagnons de jeu mais voyant leur complicité se teinter, avec le temps, d'une ambivalence amoureuse, la famille les sépare en envoyant Mukunda à l?école à Calcutta. Dix années se sont à nouveau écoulées. C'est à présent Mukunda qui raconte comment il a décidé de prendre sa vie en main et de rompre avec son père. Devenu le protégé d'un prospecteur immobilier impitoyable, il ?hérite? de la maison, à Calcutta, d'un couple forcé de fuir vers le Pakistan de l'Est au moment de la Partition, et y fonde sa propre famille. Mandaté par son patron pour expulser les occupants de la maison de Songarh, il échange alors sa maison de Calcutta pour devenir propriétaire du lieu où il a grandi et peut ainsi en protéger les occupants, décision déchirante car elle se fait aux dépens de son propre foyer. Déchiré entre deux familles et deux maisons, Mukunda vit alors une lente descente aux enfers au bout de laquelle Bakul réapparaît ? Dans ce roman qui retrace la vie de trois générations d'une famille bengalie du XXe siècle, l'arrière-plan historique (colonisation, Indépendance, Partition) est réfracté à travers des trajectoires individuelles. Passionnée par la complexité des relations familiales et humaines, Anuradha Roy tisse des liens entre individus par-delà les castes, les religions, les générations et les sexes. Au-delà de sa dimension sociale et historique, le roman privilégie le rapport des êtres aux lieux. Les maisons, extensions métonymiques des hommes et des femmes qui les habitent, y occupent une place centrale. L'auteur décrit avec précision et élégance des espaces (demeures, jardins, paysages) et des atmosphères ; elle suit les protagonistes dans leur vie quotidienne (préparatifs de repas, toilettes, rituels de prières, jeux d'enfants, scènes de ménage?) pour donner à éprouver les pouvoirs de ce terreau sensible où s'ancre et se déploie l'existence de ses personnages.
Résumé : En 1937, Gayatri quitte l'Inde pour Bali, dans le sillage d'un artiste allemand, afin de retrouver sa liberté et de se consacrer à la peinture. Elle laisse derrière elle son mari et leur fils de neuf ans. Lorsque ce dernier, à la fin d'une vie façonnée par cette terrible absence, reçoit d'une ancienne voisine un paquet de lettres de sa mère, il revisite ses souvenirs et succombe à l'obsession qui a marqué son enfance : pourquoi l'a-t-elle abandonné ? Un merveilleux roman, à la fois historique et poétique, sur la trajectoire heurtée d'une femme libre et sur la douloureuse posture d'attente adoptée par son fils.
Etudiante à l'université dans une Angleterre froide et humide, Sara cherche un répit à sa solitude en pratiquant l'art traditionnel de la poterie qu'elle a appris en Inde quand elle était petite. Ces moments de réconfort sont aussi l'occasion de convoquer ses souvenirs d'enfance : un village rural où règne la répression, le chien Chinna qui unit toute la communauté, et la figure de celui qui lui a enseigné cet art, Elango, un hindou mis au ban du village parce qu'il est tombé amoureux d'une musulmane. Passant avec aisance des entrées du journal intime de Sara à la vie d'Elango dix ans plus tôt, Anuradha Roy nous livre une exploration fulgurante des mythes, de la mémoire, de la créativité et de la fragilité de la paix.
Sara, arrivée d'Inde pour étudier dans une prestigieuse université britannique, résiste à un profond sentiment de solitude en consacrant son temps libre à la poterie. Ces moments de réconfort sont aussi l'occasion de convoquer ses souvenirs d'enfance, marqués par la figure de celui qui lui a enseigné cet art, Elango, un Hindou mis au ban du village parce qu'il est tombé amoureux d'une musulmane.4e de couverture : Sara, arrivée d'Inde pour étudier dans une prestigieuse université britannique, résiste à un profond sentiment de solitude en consacrant son temps libre à la poterie. Ces moments de réconfort sont aussi l'occasion de convoquer ses souvenirs d'enfance, marqués par la figure de celui qui lui a enseigné cet art, Elango, un Hindou mis au ban du village parce qu'il est tombé amoureux d'une musulmane.Notes Biographiques : Anuradha Roy est née en 1967. Après des études à Calcutta et à Cambridge, elle a travaillé comme journaliste pour plusieurs quotidiens et magazines indiens. Elle codirige actuellement la maison d'édition Permanent Black et réside à Ranikhet, petite ville nichée à 2 000 mètres dans l'Himalaya.«Sous les lune de Jupiter», son troisième roman, a remporté le prestigieux DSC Prize for Fiction 2016 et a concouru pour le Man Booker Prize 2016.Ses cinq romans sont publiés chez Actes Sud, dont «Toutes ces vies jamais vécues» (2020). «Le Cheval en feu» est son dernier roman.
Résumé : Mychkine, paysagiste indien de renom, coule une retraite paisible dans sa maison natale. Mais sa quiétude se voit troublée par un colis inattendu en provenance du Canada : des lettres envoyées par sa mère, Gayatri, à une ancienne voisine. Elles ont été écrites entre juillet 1937 ? moment où Gayatri est partie pour Bali, abandonnant les siens, dont son fils de neuf ans ? et octobre 1941, date à laquelle cette correspondance s'interrompt mystérieusement. A l'époque, tout le voisinage, prompt à s'enflammer, a accusé la jeune femme d'avoir quitté son mari pour un Anglais. L'homme en question était en fait un peintre allemand, Walter Spies, résidant à Bali, de passage en Inde. Quand il est reparti, Gayatri l'a suivi, guidée non par l'amour mais par le désir éperdu de briser son carcan d'épouse et de mère pour retrouver sa liberté d'artiste. Marquant ainsi au fer rouge, dans la mémoire de son fils, ce jour terrible où elle a choisi de le laisser. A mesure qu'il découvre les raisons profondes du départ de sa mère et des épisodes insoupçonnés de sa vie balinaise, Mychkine revisite ses propres souvenirs et se risque à réinterpréter le drame familial. Un drame qu'il passe aussi au prisme de l'histoire nationale et internationale : mobilisation pour l'indépendance de l'Inde, montée du nazisme, implication des Indes britanniques et néerlandaises dans la Seconde Guerre mondiale. Tressant, avec une délicatesse toute poétique, convulsions historiques et déchirements intimes, l'auteur retrace, à travers le regard aimant d'un fils meurtri, la trajectoire heurtée d'une femme libre.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Trois jeunes s'urs ayant fui l'Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d'Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s'en faut. Mais la cuisine persane des trois s'urs, délicate et parfumée, fait germer d?étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l'aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d'un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.Marsha Mehran s'est inspirée de sa propre histoire familiale pour composer ce roman chaleureux et sensuel où la cuisine joue le plus beau rôle. S'y mêlent le garm et le sard, le chaud et le froid, tristesse et gaieté, en une alchimie à l'arôme envoûtant d'eau de rose et de cannelle.Et pour que chacun puisse expérimenter la magie de la cuisine persane, une recette accompagne chaque chapitre du livre.4e de couverture : Trois jeunes s'urs ayant fui l'Iran au moment de la révolution trouvent refuge dans un petit village d'Irlande pluvieux et replié sur lui-même. Elles y ouvrent le Babylon Café et bientôt les effluves ensorcelants de la cardamome et de la nigelle, des amandes grillées et du miel chaud bouleversent la tranquillité de Ballinacroagh. Les habitants ne les accueillent pas à bras ouverts, loin s'en faut. Mais la cuisine persane des trois s'urs, délicate et parfumée, fait germer d?étranges graines chez ceux qui la goûtent. Les délicieux rouleaux de dolmas à l'aneth et les baklavas fondant sur la langue, arrosés d'un thé doré infusant dans son samovar en cuivre, font fleurir leurs rêves et leur donnent envie de transformer leur vie.Marsha Mehran s'est inspirée de sa propre histoire familiale pour composer ce roman chaleureux et sensuel où la cuisine joue le plus beau rôle. S'y mêlent le garm et le sard, le chaud et le froid, tristesse et gaieté, en une alchimie à l'arôme envoûtant d'eau de rose et de cannelle.Et pour que chacun puisse expérimenter la magie de la cuisine persane, une recette accompagne chaque chapitre du livre.