Partir, revenir. Revenir, partir. De son atelier parisien à Alger, de Cadaquès à Pékin, Alexandra Roussopoulos emporte ses murs avec elle en les restituant à travers plusieurs séries de peintures, de sculptures, de moulages, de photographies retravaillées et d'installations vidéo qui mêlent l'intime et le collectif, l'émotion et le mystère. Réalisées en partie pour une exposition créée en Algérie à un moment charnière de son histoire, ces ?uvres singulières sont autant de traces, d'empreintes, qui, en esquissant une géographie à la fois rêvée et réelle, questionnent le rapport consubstantiel entre les objets et le souvenir, le voyage et l'imaginaire, le passé et le présent. Réalisé avec le concours de l'Institut français d'Alger, le présent ouvrage s'accompagne des textes de Grégor Trumel, Julie Bouvard, Wassyla Tamzali, Léopold Victor Poirel, Véronique Beucler, Hélène Cixous, Amar Lounas, Matthieu Gounelle, Jean-Jacques Beucler, le chef indien Seattle, Hajar Bali, Maya Ouabadi et de Gilles A. Tiberghien.
Nombre de pages
165
Date de parution
07/11/2019
Poids
1 108g
Largeur
225mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791090875845
Titre
JETEE A PIERRES PERDUES, D'ALGER ET D'AILLEURS - TEXTES DE WASSYLA TAMZALI, AMAR LOUNAS, VERONIQUE B
Auteur
Roussopoulos Alexandra ; Tamzali Wassyla ; Lounas
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
225
Poids
1108
Date de parution
20191107
Nombre de pages
165,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Roussopoulos Alexandra ; Adams Brooks ; Lebovici E
Tout part du dessin, d'une forme dessinée souple, légère, courbe. Cette forme dessinée s'affirme ensuite dans la couleur, en à-plat ou en dégradé, et devient une gouache posée sur un espace réel ou imaginaire. Puis, de simple gouache sur une feuille de papier, la forme s'impose en de grandes toiles aux châssis courbes comme le dessin initial. Cette forme peut encore surgir n'importe où, sur le ciel au-dessus d'un quai de la Seine, sur une photographie de famille, sur une séquence filmée ou à l'intérieur d'une chapelle. Elle peut se matérialiser en objet sculpté, en céramique. Alexandra Roussopoulos retourne à l'essentiel, au langage premier de la forme, c'est-à- dire au dessin dans son acte le plus spontané et le moins rigide : la courbe plutôt que l'angle droit. Dans la lignée poétique de Jean Arp et dans celle des peintres minimalistes, elle ouvre une voie personnelle, avec une obstination rare, une vitalité joyeuse. Ce livre "raconte" une aventure, un style, une grâce.
Gounelle Matthieu ; Roussopoulos Alexandra ; Magre
Lieu le plus aride de la Terre, le désert d'Atacama abrite une densité exceptionnelle de météorites, qui sont la mémoire de notre Système solaire. Matthieu Gounelle, astrophysicien, a convié deux artistes, une peintre et un photographe, à participer à l'expédition organisée en novembre 2024 par le Muséum et le CNRS : une rencontre entre le monde des sciences et celui des arts.Lieu le plus aride de la surface de la Terre, le désert d'Atacama, au Chili, offre une densité exceptionnelle de météorites, qui sont la mémoire de notre Système solaire. En novembre 2024, deux artistes ont accompagné des chercheurs du Muséum et du CNRS sur le terrain à la recherche de pierres tombées du ciel. Ce livre est le récit de la rencontre entre le monde des sciences et celui des arts, entre la terre et le ciel, entre le passé et le présent. Le texte de Matthieu Gounelle, astrophysicien et auteur, se mêle aux peintures d'Alexandra Roussopoulos et aux photographies de Julien Magre, et plonge le lecteur dans cet état méditatif et poétique que les scientifiques éprouvent au cours de leurs recherches. Tenir une météorite dans sa main, c'est toucher du bout des doigts le cosmos, c'est vivre une expérience bouleversante qui nous précipite dans une temporalité et un espace vertigineux.
Changer le système, pas le climat !" Ce slogan, scandé dans les rues de Paris lors de la COP21, exprime une réalité désormais implacable : les institutions politiques ne répondent pas adéquatement à la crise écologique. Dimitri Roussopoulos revient sur l'histoire des politiques environnementales qui ont mené à cet échec et rappelle la grande diversité des réponses citoyennes qu'il est possible d'apporter face à cette crise, de la lutte au logement dans le quartier montréalais Milton Parc dans les années 1970 au Kurdistan syrien d'aujourd'hui. Pour ce militant de l'écologie sociale, l'exploitation de la nature est d'abord et avant tout le miroir de l'exploitation de l'humain par l'humain. Autrement dit, cette relation trouble avec le monde naturel n'est qu'un symptôme des conflits socioéconomiques, ethniques, culturels et de genre ayant cours dans nos sociétés. C'est pourquoi les militant-e-s écologistes d'aujourd'hui ne se dédient pas seulement à la protection de l'environnement, ils et elles oeuvrent à bâtir de nouvelles communautés, de nouveaux modes de vie et de nouvelles façons de faire de la politique. L'écologie politique est une boussole indispensable pour nous orienter dans la confusion des discours qui sévissent actuellement autour de l'écologisme et pour agir, dès maintenant, sur nos styles de vie, nos quartiers et nos cités.
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.