Bagne. Enfer. Prison. Biribi. Torture. Enfermement. Cellule. Cachot. "On est sans nom. On n'est plus rien", disait la chanson d'Albert Londres. Résister. Tenir. La Guyane et ses îles. Ceci n'est pas une image d'Epinal. Encore moins un effet positif de la colonisation. Les coups. La faim. La damnation. Et à l'arrivée, la mort et l'abrutissement. Paul Roussenq (1885-1949) a affronté tout cela. Lui, l'anar, le bagnard de Saint-Gilles, "l'Incorrigible", a survécu et décrit l'horreur carcérale sous le sunlight des tropiques. Un témoignage capital. Sur le passé certes, mais tellement actuel. "Publié une première fois en 1957, ce bref témoignage décrit chaque aspect du système pénitentiaire. Il est rédigé d'une plume sensible, qui conjugue la précision du document et l'intensité de la révolte." Jean Birnbaum, Le Monde des livres.
Date de parution
03/03/2016
Poids
172g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918059813
Titre
L'ENFER DU BAGNE
Auteur
ROUSSENQ PAUL
Editeur
LIBERTALIA
Largeur
140
Poids
172
Date de parution
20160303
Disponibilité
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Roussenq Paul ; Sénateur Franck ; Vittori François
Paul Roussenq est un bagnard "mythique". Il est celui qui détient le record absolu de jours d'enfermement : 4192 jours de cachot. Pour mieux contourner te système carcéral, il l'a poussé jusqu'aux limites de l'absurde avec une maturité et une force de caractère uniques. Voici pour la première fois le texte authentique de son aventure qu'il a publié aux éditions du parti communiste en 1934.
Roussen Jean ; Walker Emmanuelle ; Desfour Aurélie
Connais-tu le pinson, l'albatros, l'alouette, le rossignol, le kakapo ou bien encore le jacana ? Cet album plein de couleurs, de poésie est une invitation au voyage pour découvrir les plus beaux oiseaux du monde.
Le Parti communiste est créé en France en décembre 1920. Au-delà du seul congrès de Tours, qui voit la scission du Parti socialiste SFIO, il importe de comprendre les dynamiques qui aboutissent à ce résultat. Qui sont les principaux militants à l'oeuvre ? Quels sont leurs objectifs politiques ? Comment la scission s'effectue-t-elle en pratique ? Comment le PC s'organise-t-il à ses débuts ? Quels sont alors les liens avec Moscou ? C'est à ces questions que cet ouvrage entend répondre, en mettant en perspective les événements liés à la révolution russe. La création du PC n'est en effet pas un processus qui s'est réalisé en quelques jours ou en quelques semaines, mais un phénomène bien plus long - que l'on observe, avec d'autres modalités, ailleurs en Europe et dans le monde. S'appuyant notamment sur des archives inédites, ce livre est une synthèse de référence qui renouvelle la compréhension de cet événement majeur de notre histoire politique et sociale.
Diriger un gouvernement était une tâche nouvelle et parfois déroutante pour les gens à Smolny. Ils éprouvaient une certaine admiration mêlée de crainte à l'égard de Lénine ; de sorte qu'ils le laissaient volontiers seul tandis qu'ils s'adressaient à Trotski à la moindre difficulté. Celui-ci travaillait avec acharnement et se trouvait souvent au bord de la dépression nerveuse." Alexandra Kollontaï, Maria Spiridonova, Catherine Breshkovski, mais aussi Alexandre Kerenski, Pavel Dybenko, Julius Martov, telles sont quelques-unes des grandes figures que l'on croise au long de ce récit épique, empathique et didactique écrit à chaud entre septembre 1917 et mars 1918, et traduit pour la première fois en français. Envoyée spéciale du Metropolitan et de Seven Arts, Louise Bryant décrit la société russe en révolution, et s'intéresse tout particulièrement à la condition féminine. Elle cherche à convaincre ses compatriotes de soutenir la jeune République soviétique. Relu avec un siècle de recul, son livre dresse le portrait d'un monde sorti des chaînes où tout semblait possible.
Né en Charente (1752) dans une famille nombreuse, Jacques Roux deviendra prêtre - seul moyen d'éducation pour les pauvres - et vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs, section des Gravilliers. Il rallie le clergé constitutionnel en 1791, et devient ce que l'on appellera un "curé rouge". Nommé commissaire chargé d'assister à l'exécution de Louis XVI, il fréquente le club des Cordeliers, qui approuve une adresse lue à la Convention le 25 juin 1793 : le "Manifeste des Enragés". Trois jours après le meurtre de Marat, qu'il a connu et hébergé, Roux publie la suite d'un de ses journaux, Le Publiciste de la République. Il y affirme : "Les productions de la terre [...] appartiennent à tous les hommes." Marx le considérera comme l'un des précurseurs du communisme. Robespierre dénonce Roux comme "exagéré" et l'accuse d'avoir voulu "avilir les autorités constituées". Arrêté, persuadé qu'il sera condamné par le tribunal révolutionnaire, Roux se poignarde et meurt le 10 février 1794. Jacques Roux, le curé rouge est un exemple réussi d'"histoire par en bas", qui confirme l'actualité dans les mouvements sociaux du XXIe siècle des revendications des Enragées : droit de tous aux produits de première nécessité, citoyenneté des femmes, souveraineté populaire et démocratie directe.
C'est du Havre rebelle et populaire dont il est question ici. De ces Havrais-es qui luttent pour exister, pas de ceux qui se calfeutrent derrière leurs volets clos par peur des autres, pas de ceux qui cherchent à faire de l'argent sur le dos du populo. Il est question de manifestations et de grèves, bien sûr, mais aussi d'histoires qu'il ne faut pas oublier, de quartiers et de musique, de Kaurismäki et de Little Bob, de chiffon rouge et de Jules Durand, mais aussi de solidarité et d'entraide." Jean-Pierre Levaray