Croire et guérir. La foi en Gaule dans l'Antiquité tardive
Rousselle Aline
FAYARD
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EAN :9782213023243
Ce livre tente de saisir, dans une période cruciale, la singularité de la conversion de la Gaule au christianisme. A la différence de l'Orient ou de l'Afrique, elle a en effet peu de martyrs, et leur culte s'y instaure tardivement; la violence destructrice des chrétiens à l'égard des lieux de culte païens est rare et localisée. Il faut attendre, à la fin du IVe siècle, l'exorciste Martin, devenu évêque de Tours et évangélisateur, pour voir se produire de nombreux miracles. Faut-il en déduire que l'équilibre païen donnait toute satisfaction aux populations? Comment rendre compte alors de l'exceptionnel succès rencontré ensuite, à partir du Ve siècle, par la nouvelle religion? N'a-t-il pas fallu que le terrain fût spécialement propice et fécondé par des hommes remarquables? Comment baliser ce parcours pour le moins paradoxal?Il est un lieu où se croisent, se focalisent, des séries d'informations que l'on n'avait jusqu'à présent pas rapprochées: celles fournies par l'archéologie _ sur la fréquentation, le mode d'utilisation, l'abandon des sanctuaires réputés guérisseurs _ et celles procurées par la littérature chrétienne _ sur les guérisons miraculeuses _, notamment la Vita Martini de Sulpice Sévère.Ces deux types de données permettent de marquer une nette différence entre les symptômes courants des malades fréquentant les sanctuaires jusqu'au IIIe siècle et ceux qui apparaissent à la fin du IVe. Le patient ne s'adresse plus, comme jadis, à un lieu ni à un objet réputé pouvoir le guérir, mais à un individu, à un homme: le saint. C'est bien le signe que l'on n'a plus affaire à la même civilisation.Le culte des saints (et de leurs reliques) n'a en fait rien d'une survivance du paganisme contre lequel l'Eglise n'aurait lutté qu'en christianisant les anciens lieux de culte. Il est au contraire le témoin d'un changement décisif: un psychisme désormais tourné vers un dieu-sujet et révélé par des affections et des symptômes inédits. Décelé par une partie de l'élite gallo-romaine, le nouveau mode de croyance fait l'objet de la part de quelques grands lettrés chrétiens d'une impressionnante prise en main intellectuelle et philosophique.Adhésion parfaitement intériorisée, théorisation cohérente et conséquente: la nouvelle religion repose dès le Ve siècle sur des fondements quasi inébranlables...Maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Perpignan, Aline Rousselle est l'auteur, entre autres, de Porneia. De la maîtrise du corps à la privation sensorielle, IIe-IVe siècle, Paris, 1983.
Dans l'Empire romain s'est formé le christianisme, qui a constitué non seulement un corps de doctrines sur l'homme, son âme et son corps, mais un appareil de normes juridiques sur la sexualité, la femme, l'adultère, l'avortement, normes encore puissantes aujourd'hui. Dans ce livre, les connaissances, les erreurs et les débats des médecins grecs en anatomie et physiologie (les femmes ont-elles un sperme ?), les normes d'un droit romain obsédé par la puissance paternelle (protéger la cité de toute souillure), les différences de normes entre juifs et païens (polygamie ou concubinat ?), viennent éclairer la formation de l'idéologie chrétienne. A. R. Aline Rouselle est professeur d'histoire ancienne à l'université de Perpignan et auteur, entre autres, de Porneia (1983), Croire et guérir (1990) et Frontières terrestres, frontières célestes dans l'Antiquité (1995).
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).
Les aventures d'Astérix et les souvenirs des leçons d'histoire ont forgé dans nos esprits une image des Gaulois stéréotypée et contradictoire. Entre les guerriers indisciplinés et querelleurs, trop désunis pour résister à la conquête romaine de César, et les druides, prêtres et magiciens adeptes du sacrifice humain, il importait de rétablir la vérité. Jean-Louis Brunaux examine les principales idées reçues sur " nos ancêtres les Gaulois " : pour chacune, il recourt à une documentation précise et nourrie par les récentes découvertes de l'archéologie. La nouvelle image des Gaulois qui en ressort, pour être plus proche de la réalité historique, n'en est pas moins fascinante.
Qui ne connaît pas Alesia, lieu de la célèbre confrontation entre Vercingétorix et Jules César ? Les savants qui ont étudié cet épisode crucial de la guerre des Gaules ont proposé de nombreuses hypothèses pour expliquer la défaite des armées gauloises et la reddition de leur chef arverne. Si beaucoup sont sérieuses, certaines négligent les sources, quand elles ne sont pas purement fantaisistes. Cet ouvrage reprend le "dossier" sur la base des recherches les plus récentes, et nous révèle comment une éclipse de Lune, survenue dans la nuit du 25 au 26 septembre 52 av. J.-C., pourrait être un élément de la défaite de Vercingétorix, relativisant la victoire de César. Préface de Yann Le Bohec
Que reste-t-il à découvrir de "nos ancêtres les Gaulois" ? Tout, ou presque tout. Les progrès de l'archéologie depuis cinquante ans ne cessent de modifier notre représentation des Gaulois, même si bien des énigmes subsistent encore les concernant. D'où venaient-ils, qui étaient-ils, quelle était l'organisation de cette société gauloise avant la conquête romaine, que sait-on de leur religion, de leur langue ou de leur art ? Autant de questions auxquelles Renée Grimaud tente de répondre à la lumière des travaux archéologiques récents, sans lesquels les Gaulois seraient restés dans l'imaginaire comme des êtres brutaux, indisciplinés et frustes. Cet ouvrage propose une vision plus nuancée des Gaulois, à travers tous les aspects de leur vie quotidienne, y compris leurs pratiques cultuelles, où l'ampleur des recherches fait avancer chaque jour la connaissance, comme celle des sanctuaires religieux. Hommage au travail patient et érudit des archéologues, le texte de Renée Grimaud synthétise très clairement notre savoir actuel sur les Gaulois. Il est de plus très richement illustré : plus de 200 documents provenant de sites de l'âge du fer ou de très nombreux musées français.
Des Gaulois, il faut retenir la brillante civilisation. Beaucoup de ce qu'on a attribué aux Romains leur revient. C'est tout un monde à redécouvrir. Les Gaulois ont exploité toute la Gaule, y installant de vastes exploitations agricoles ; ils y ont tracé de grandes voies rectilignes, facilitant déplacements et commerce. Curieux et ingénieux, ils sont à l'origine de nombreuses inventions dans la métallurgie, les métiers du bois, de l'habillement, etc. Par leur spiritualité, ils se distinguent de leurs voisins latins et grecs : des sages et savants (les druides) les ont initiés à l'immortalité de l'âme, à sa réincarnation ; mais, par leur vie politique et religieuse, ils en sont très proches : institutions de type "démocratique" magistratures annuelles, religion d'Etat se déroulant dans d'authentiques sanctuaires. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que Jean-Louis Brunaux nous convie.