Chevalier de légende... Un être exceptionnel que rien ne prédisposait à jouer un rôle sur la scène du monde, mais que les circonstances mirent au premier plan de l'actualité ; un homme de la fin du XVIIIè siècle, élevé dans l'ambiance d'alors, avec le goût du plaisir, de la danse, de la toilette, de la galanterie, des jolies femmes, mais dressé à l'effort, à la discipline, au mépris de ses aises, par neuf années de navigation - onze campagnes - sur les vaisseaux du Roy ; jeté malgré lui dans une aventure que d'avance il jugeait désespérée, il se relève chef-né, avec des méthodes de guerre très particulières, sur lesquelles les stratèges se penchent encore, qui lui permirent de tenir tête pendant trois ans à des forces infiniment supérieures et lui valurent d'être nommé par le roi lui-même, généralissime des armées catholiques et royales... En pluviôse an III, lorsque la République est amenée à traiter avec la Vendée, d'égal à égal, c'est lui qui impose ses conditions... Cependant, la lutte reprend jusqu'à ce que, abandonné de tous, mais fidèle à son serment jusqu'au bout - "Pour mon Dieu, pour ma Religion, pour mon Roi ! " - traqué, forcé dans son repaire, capturé enfin dans les bois de la Chabotterie, il tombe à Nantes, sur la place Viarmes, le 29 mars 1796... Chevalier de légende... On serait tenté, peut-être dans l'ambiance actuelle, en songeant à tant de fidélités déçues, à tant de sacrifices apparemment vains, de lui appliquer une autre épithète : le chevalier "perdu" Mais quoi, "perdu" , Charrette ? vaincu ? en apparence peut-être, car, en fait, c'est lui le vainqueur, le victorieux ! N'est-ce pas le triomphe de la Vendée, ou, comme on l'a dit, la victoire des vaincus, que sonnent, à l'été 1801, un lustre à peine après, les cloches de Notre-Dame qui annoncent au monde la signature du Concordat par Bonaparte ...
Nombre de pages
317
Date de parution
01/04/1997
Poids
338g
Largeur
143mm
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EAN
9782701003542
Titre
Charrette, chevalier de légende
Auteur
Rousseau Julien
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
143
Poids
338
Date de parution
19970401
Nombre de pages
317,00 €
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Fantômes vengeurs et affamés, spectres de la jungle et vampires sauteurs... Le monde asiatique de l'horreur est peuplé de créatures fantastiques. Les supplices et les revenants des enfers ont traditionnellement inspiré la peinture bouddhique, cependant, c'est à travers des récits populaires, adaptés au théâtre puis au cinéma, que les spectres d'Asie sont apparus. Souvent, ces esprits se manifestent pour réparer une injustice, accomplir un destin interrompu ou, tout simplement, raconter leur histoire. Enfers et fantômes d'Asie propose une anthologie de récits richement illustrée d'oeuvres phares, des premiers siècles à la "pop culture", et montre qu'au-delà de l'horreur, les arts ont permis aux vivants de construire une relation avec les défunts.
Rousseau Julien ; Du Mesnildot Stéphane ; Kasarhér
Depuis les luttes des divinités dans les arts hindous-bouddhiques jusqu'au cinéma de sabre au Japon ou de kung-fu en Chine, les arts martiaux asiatiques ont exercé un pouvoir de fascination sans précédent. Loin de se réduire à une expression de la violence, la construction du corps martial possède une forte dimension mentale. Ultime Combat revient sur la spiritualité et l'histoire empreinte de légendes et de fictions des arts martiaux d'Asie. Ce catalogue présente un panorama des contextes politiques, culturels et philosophiques dans lesquels se sont développées ces disciplines. En mettant en regard des films, des oeuvres anciennes et contemporaines, il apporte un éclairage inédit sur la richesse de cet héritage, à la source d'une culture populaire devenue universelle.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.