Comblé par la gloire et déçu par la vie, Sébastien Doré, pianiste virtuose applaudi par le tsar de Russie, se retourne sur le jeune homme qu'il fut. Avec une ironie féroce, il révèle les trahisons et les amours, les hasards dont sont faites les carrières et les vies les plus brillantes. Ce que la mémoire prend dans ses filets, c'est un siècle de Paris, les salons et les bouges, les fêtes et les révolutions. Par un jeu de miroirs et de relais, un destin singulier ouvre la perspective d'une époque : du terrible hiver de 1871 au radieux printemps de 1914, de Louis-Philippe à la belle Otéro, la flamme des becs de gaz et le soleil des impressionnistes éclairent tour à tour un fourmillant roman de moeurs. François-Olivier Rousseau a réussi ce tour de force, devenir, le temps d'un livre, le contemporain de Maupassant, de Zola et des frères Goncourt.
Nombre de pages
544
Date de parution
25/10/1989
Poids
276g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070382002
Titre
Sébastien Doré
Auteur
Rousseau François-Olivier
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
276
Date de parution
19891025
Nombre de pages
544,00 €
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Nice, Cannes, Monte-Carlo, les grands salons rouge et or des casinos et des palaces, un jour d'été sous un ciel de carte postale, une atmosphère de fête : le début des années 50. Duck retrouve ces images de son enfance. Il se souvient des femmes qui traversaient un instant la vie d'Edouard Mérac, le célèbre acteur, " le bel Edouard " pour les magazines de cinéma - son père. Dans une langue d'une extrême pureté et grâce à une technique romanesque classique mais subtilement décalée, François-Olivier Rousseau reprend ici le thème éternel du conflit entre père et fils.
Nous avons bu le thé et je cherche un prétexte pour partir quand je vois arriver le plat de pilaf aux boulettes de viande. je suis soudain très agacé. Mon irritation, hors de proportion avec l'insignifiant contretemps qui la provoque, a une autre cause que je connais. Si j'aime être ici, j'aime aussi ne M'attarder nulle part. Je veux passer. Dès qu'on me retient dans un lieu, c'est toutes les raisons que j'aurais de ne pas y être qui m'apparaissent. Qu'est-ce que je fais dans ce sous-sol, en train de manger du riz avec ce masseur édenté ? A peine me suis-je posé la question que je ressens un grand calme et un curieux contentement. je conviens que j'ai de la chance. Si les circonstances de ma vie avaient été un peu différentes, si les choses avaient tourné autrement, je pourrais être en train de déjeuner chez Jean d'Ormesson. "
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys