Cet ouvrage montre comment se fabrique une Ville Indécenteà partir des figures de l’Étranger, du Migrant, de l’Exclu, ville qui se forme à partir des marges intérieures et des frontières morales entre les « nantis », les « intégrés » et les « non-intégrables ».L'objet de cet ouvrage est de montrer comment se fabrique une Ville Indécente à partir des figures de l'Étranger, du Migrant, de l'Exclu généralement pensées et représentées comme disjointes dans le champ sociologique. Il s'agit de montrer comment cette Ville Indécente se forme à partir des marges intérieures et des frontières morales entre les « nantis », les « intégrés » et les « non-intégrables ». Nous évoquerons un capitalisme émotionnel qui vient fixer des grammaires de l'indécence via des dispositifs biopolitiques et des géographies du care. Ces grammaires se renforcent avec les processus d'ethnicisation des marchés du travail locaux et le développement d? économies de la prédation liées à un nouveau capitalisme global, très peu étudiées dans les travaux sur la question urbaine et la question migratoire. Cet ouvrage propose une nouvelle sociologie morale et économique de la ville contemporaine à partir de recherches sur des « terrains minés » en France, ancien pays d'immigration, et en Italie, nouveau pays d'immigration en Europe, où sont saisies des pratiques ? migratoires, urbaines, économiques, professionnelles ? des migrants et jeunes descendants d'immigrés dans les villes françaises et italiennes.
Nombre de pages
300
Date de parution
24/04/2024
Poids
322g
Largeur
135mm
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EAN
9782810712847
Titre
La ville indécente. Migration, subalternité et hospitalité
Si hier, la rue apparaissait révolutionnaire, porteuse de changement, aujourd'hui, elle voit s'exprimer des violences qui traduisent des inégalités sociales et culturelles toujours plus fortes. Ainsi, dans une démocratie abîmée par les chômages, les pauvretés et les racismes, la rue reflète les formes de vulnérabilité et de résistance des sociétés urbaines contemporaines. La rue donne alors à voir les conséquences de la modernité d'un monde de tensions et d'incertitude, où les individus gèrent à partir de ressources différenciées les risques sociaux et où la question de la confiance en l'Autre se pose à tout instant. Lieu de cultures et de chevauchement des appartenances, la rue contient aussi des formes plurielles de socialisation et de désocialisation, elle montre comment des " exclus de l'intérieur " et des " inclus " se côtoient, s'évitent ou entrent en conflit. Enfin, si la rue traduit des processus d'individuation qui traversent nos sociétés, simultanément elle montre comment certaines formes de mobilisation collective traduisent, peut-être, le désir de recréer de la confiance et de l'entente.
La migration internationale de ces dernières années a un visage de plus en plus féminin. Les situations économiques des femmes en migration ne cessent de se diversifier et de se complexifier. Tout en contribuant à la reconfiguration des économies locales et globales, celles-ci sont souvent confrontées à l'épreuve de la disqualification sociale. Certaines deviennent objet de déni de reconnaissance et de violences symboliques. En analysant les parcours biographiques et les expériences migratoires de ces femmes, Laurence Roulleau-Berger montre comment elles redéfinissent leur identité à partir d'une multiplicité de rôles et d'appartenances dans un contexte globalisé et multistratifié.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.