Avant-courriers du progrès, de l'aménagement et de la croissance, les infrastructures ont déterminé les formes de la ville. Un nouveau sentiment d'urgence face aux enjeux environnementaux a remis en évidence le lien entre infrastructures et projections à long terme à l'heure de l'urbanisation des continents. Les infrastructures de ce nouvel âge du futur, fait de risques et de précautions, loin des prospectives assurées des décennies du progrès, ont elles aussi changé. Outil et horizon pour supprimer les frontières et rapprocher les peuples, promouvoir démocratie et consommation, les infrastructures se trouvent aujourd'hui au coeur des scénarios de promotion et de communication d'une ville, dans le challenge d'une concurrence économique et touristique mondiale. Le territoire accède à son tour au statut de produit. Tandis que les infrastructures chinoises jouent à plein leur rôle structurel et politique dans un pays qui surpasse chaque mois les records en construction d'ouvrages d'art, elles accompagnent la crise qui marque la décroissance de nombre de régions industrialisées. Les infrastructures vieillissent, disparaissent, se dissimulent. Recyclées, hybridées, domestiquées ou monumentalisées, elles redynamisent des territoires enclavés, reconvertissent des sites désaffectés et redéfinissent l'image de la ville comme espace partagé des flux et des vitesses. L'autre polarité que constituent les pays du Sud révèle l'avancement de nouveaux types d'infrastructure en passe de se substituer aux logiques conventionnelles d'aménagement territorial, tout en palliant à leur dysfonctionnement. L'Infraville explore les bouleversements en cours de la figure de l'infrastructure dans sa relation à la ville et aux territoires.
Nombre de pages
269
Date de parution
09/02/2012
Poids
598g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782357331617
Titre
L'Infraville. Futurs des infrastructures
Auteur
Rouillard Dominique
Editeur
ARCHIBOOKS
Largeur
160
Poids
598
Date de parution
20120209
Nombre de pages
269,00 €
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Les infrastructures disputent à l'architecture le pouvoir politique de faire image. Elles incarnent, comme elle, la puissance d'une nation et la volonté d'en prolonger l'héritage. Cette évidence doit aujourd'hui être relativisée, tant sont vacillants les contextes dans lesquels les infrastructures sont bâties, gérées ou encore transformées. Après la crise du progrès, l'effondrement des empires coloniaux ou des totalitarismes, à l'époque de la dématérialisation des technologies et de la multiplication des risques environnementaux, la question de la durée et de la représentativité des infrastructures devient toujours plus problématique. Que dire en effet de leur résistance, de leur adaptabilité ou de leur valeur de témoignage dès lors que l'aura qu'elles étaient censées représenter s'affaiblit et que l'ancrage territorial ne constitue plus une de leurs données ? En analysant des exemples d'infrastructures produites dans plusieurs contextes politiques - la dictature militaire brésilienne, le socialisme soviétique, le colonialisme d'Indochine ou encore la démocratie participative du "capitalocène" - cet ouvrage révèle combien leur rôle symbolique se renouvelle de manière imprévisible. Il en interroge également les destins potentiels, dans la cristallisation des imaginaires politiques à venir, entre actualisations de modèles anciens et fictions postapocalyptiques. Enfin, il se penche sur la résistance qu'opposent les infrastructures aux perpétuelles mutations de la ville contemporaine, et montre dans quelle mesure elles permettent d'assurer l'ajustement entre le réel et les imaginaires qui traversent l'espace urbain.
Les infrastructures inscrivent sur le territoire des imaginaires réalisés de la ville, de la mobilité et des transports, un système de communication symbolique aussi puissant que les infrastructures matérielles. Cette dimension peu souvent approchée des infrastructures est investie par cet ouvrage. La culture mythologique, fictionnelle ou fantasmatique des infrastructures s'explore dans l'analyse des productions filmiques et discursives, et dans les pratiques et expériences de la route que développe et exporte "en masse" la culture américaine d'après-guerre. La puissance de l'imaginaire infrastructurel se révèle dans ce qui lie l'infrastructure aux récits du futur, futurs des villes ou de l'architecture. Il n'y a alors pas de futur sans infrastructure. Approchées dans toutes les échelles de ses perceptions, passant de l'oeil à fouie avec les infrastructures sonores, du monument unique au réseau mondial des flagship, du symbole du progrès à un outil de communication de la société post-industrielle, de la présence dure et durable à la flexibilité, au détournement ou à l'adaptation, les infrastructures dessinent le paysage multicouche de notre environnement bâti, sensoriel et spectaculaire.
Cet ouvrage offre un aperçu unique du processus de conception de 21 passerelles piétonnes et cyclistes. Contexte physique et historique, contraintes techniques, écologiques et économique ; culture, processus, sont quelques-uns des mots clés qui rendent chaque projet unique. L'auteur de projet, l'architecte et l'ingénieur Laurent Ney, révèle la complexité qui caractérise chaque conception d'ouvrage d'art et explique comment, grâce à une vision intégrée de l'architecture et de l'ingénierie, on peut aboutir à des objets qui s'insèrent de manière significative dans nos traditions. This book offers a unique insight into the design process behind 21 footbridges. Physical and historical context, technical constraints, ecology and economy, culture and process are some of the key notions that underlie each unique project. The designer, architect and engineer Laurent Ney reveals the complexity that characterizes each structure and how, through an integrated vision of architecture and engineering, we can achieve objects that fit significantly into our tradition.
Né en 1954 à Krefeld, étudiant de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen a été associé à la "Bad painting" tout au long des années 1980 aux côtés d'artistes tels que Werner Buttner, Martin Kippenberger, Georg Herold. Albert Oehlen souligne le parcours qui mène de ses abstractions des années 1990 aux réalisations récentes. Aux questions qui lui sont fréquemment posées à ce sujet, il répond qu'il ne peut guère être plus explicite et reconnaît toutefois ceci comme le moteur de sa création, définissant une sorte d'Art pour l'Art où tout ce qui se passe est ce qui se passe sur le tableau. Le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée au Carré d'Art de Nîmes, du 24 juin au 9 octobre 2011, rassemble 35 peintures et fait le point sur la création récente de l'artiste et sa relation revendiquée à l'abstraction américaine des années 1950-1960, en particulier l'oeuvre de Willem De Kooning, une de ses grandes admirations. Oehlen établit de nouvelles règles à chaque série, parfois le choix d'une couleur, du collage ou certains formats. Le choix s'organise autour de 4 ensembles : oeuvres abstraites du milieu des années 1990, peintures grises (1998-2008), Computer Paintings, un groupe de Finger Malerei (peinture aux doigts) qui sera présenté pour la première fois.
Situé à Meudon-la-Forêt, le projet porte sur la conception et la réalisation d'un campus d'exception, l'Ecole Ducasse - Paris Campus. L'architecture du bâtiment, réalisée par l'agence Arte Charpentier architectes, est inspirée de la nature. A l'avant garde des tendances, ce campus a pour ambition de partager et transmettre la philosophie du chef Alain Ducasse.
Deux volumes collinaires viennent envelopper le bâtiment industriel du central téléphonique de Lacassagne formant, en lisière du quartier de la Part-Dieu, la Campus Orange Lyon, dit "Campus Lumière". L'ensemble est relié par une allée centrale et deux passerelles en étage, un hall monumental donne vue sur le nouveau parvis végétalisé. Les lignes brisées des deux constructions neuves embrassent le bâtiment industriel révélant sa dimension patrimoniale. Les façades en verre et aluminium laqué jouent avec les briques teintées et l'exosquelette du volume existant marquant visuellement l'ambition de la métropole d'un quartier neuf respectueux de l'existant.