La plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu'il n'existe pas", écrit Baudelaire. Ce tour n'a jamais mieux réussi qu'à notre époque livrée par cela même au Prince de ce Monde : si vous n'y croyez pas, il a gagné. Faire voir l'action du Diable non seulement dans Hitler, cet alibi, mais dans nos dieux et dans nos maladies, dans nos vertus démocratiques autant que dans nos fuites devant la liberté, tel est l'objet de cet ouvrage né d'une conversation avec Jacques Maritain, hautement loué par André Breton, et que Saint-John Perse a décrit comme "un petit livre qui se glissera à travers notre époque et qui lui survivra". En postface à cette réédition, quarante ans après la première publication à New York, un chapitre nouveau définit le Diable comme agent de l'eutropie universelle.
Nombre de pages
256
Date de parution
25/06/1982
Poids
150g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070354665
Titre
La part du diable
Auteur
Rougemont Denis de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
150
Date de parution
19820625
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre a été écrit en 1935. En le relisant aujourd'hui, Denis de Rougemont constate que depuis cette date "je ne vois rien de bien neuf, ni à gauche ni à droite. Mao, le seul peut-être, innove, au-delà de Marx, par l'idée tout à fait hérétique de "révolution culturelle" (titre d'un de mes chapitres en 1935). Je ne vois pas une seule révolution, dans le monde moderne, qui ait abouti à autre chose qu'à renforcer l'État central, le chauvinisme, la police... Pourtant, je crois à la révolution, telle que la définit Penser avec les mains : la conversion des finalités... l'instauration effective d'une hiérarchie nouvelle des fins de la vie civique."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.