Écrit dans la Russie des années 1920, ce livre témoigne de la richesse des recherches marxistes qui se développent. Avec le Hongrois Georg Lukacs, l'Allemand Kart Korsch ou encore le juriste soviétique Evgeny B. Pasukanis, Isaak I. Roubine est un de ceux qui entendent réactiver la tradition critique du marxisme contre, notamment, sa version "scientiste" issue de la 2e Internationale. S'appuyant sur une connaissance encyclopédique de Marx, l'auteur met en évidence la nécessaire articulation entre la théorie du fétichisme de la marchandise, considérée comme la "théorie générale des rapports de production de l'économie marchande-capitaliste", et la théorie de la valeur. Cette réinsertion du "fétichisme" (considérée jusque-là comme une digression littéraire ou métaphysique) au coeur même de la théorie marxiste permet à Isaak I. Roubine de mettre au premier plan la structure des rapports de production et d'envisager de façon tout à fait nouvelle les rapports entre valeur et travail. L'ouvrage offre ainsi une analyse des concepts fondamentaux travail abstrait, travail qualifié, travail socialement nécessaire, travail productif. Isaak I. Roubine va disparaître dans les purges staliniennes et son livre ne sera plus réédité en URSS. À l'Ouest, il ne sera accessible qu'en 1972, aux États-Unis. C'est cette édition américaine qui sera utilisée pour une édition allemande puis française, en 1977, chez François Maspero. Dans sa préface, Antoine Artous, qui a notamment publié Le Fétichisme chez Marx (Syllepse, 2006), montre comment la "redécouverte" de ce livre s'est inscrite dans les débats des années 1960-1970 sur la théorie de la valeur, débats qui conservent toute leur actualité à notre époque où se combinent modernisation accélérée du procès de production et crise profonde du système capitaliste.
Nombre de pages
335
Date de parution
02/04/2009
Poids
450g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849502181
Titre
Essais sur la théorie de la valeur de Marx
Auteur
Roubine Isaak I. ; Bonhomme Jean-Jacques ; Artous
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
450
Date de parution
20090402
Nombre de pages
335,00 €
Disponibilité
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Destiné aux étudiants en lettres, aux élèves des classes préparatoires et à tous ceux pour qui la scène est objet d'intérêt professionnel ou de plaisir, ce livre présente les grandes théories - du texte, de l'écriture dramatique, de la représentation - sur lesquelles le théâtre moderne s'est appuyé pour se justifier et se transformer. En effet, si toute pratique artistique se développe à partir d'attendus théoriques, en retour toute théorie se nourrit de la pratique qu'elle fonde. Le théâtre n'échappe pas à cette règle et son histoire montre, par exemple, comment à partir des années 1880 les théories du texte deviennent des dramaturgies individuelles (Claudel, Genet, Beckett) tandis que les réflexions sur la pratique de la scène fournissent des " modèles ", orientent le renouvellement du théâtre et préside à toutes ses mutations. Arrière-plans idéologiques, progrès techniques, influences étrangères sont autant d'éclairages apportés par l'auteur et qui permettent de comprendre les métamorphoses de notre théâtre, du XVIIe siècle à aujourd'hui.
Destiné aux étudiants en lettres, aux élèves des classes préparatoires et à tous ceux pour qui la scène est objet d'intérêt professionnel ou de plaisir, ce livre présente les grandes théories - du texte, de l'écriture dramatique, de la représentation - sur lesquelles le théâtre moderne s'est appuyé pour se justifier et se transformer. En effet, si toute pratique artistique se développe à partir d'attendus théoriques, en retour toute théorie se nourrit de la pratique qu'elle fonde. Le théâtre n'échappe pas à cette règle et son histoire montre, par exemple, comment à partir des années 1880 les théories du texte deviennent des dramaturgies individuelles (Claudel, Genet, Beckett) tandis que les réflexions sur la pratique de la scène fournissent des " modèles ", orientent le renouvellement du théâtre et président à toutes ses mutations. Arrière-plans idéologiques, progrès techniques, influences étrangères sont autant d'éclairages apportés par l'auteur et qui permettent de comprendre les métamorphoses de notre théâtre, du XVIIe siècle à aujourd'hui.
Lisez et servez-vous ! Dans les nouvelles : l'histoire d'une fausse amie réclamant par tous les diables le retour d'un cadeau, un carré Hermès ; l'histoire de Marthe qui mène une existence heureuse jusqu'au moment où elle perd pied sans raison apparente ; une peinture burlesque de la vie de bureau au travers de personnages attachants ou hideux ; l'histoire de Lucas qui prend conscience de la fugacité de la vie après la mort de sa mère. Lisez et servez-vous ! Dans les chansons : des sentiments ondoyants ; l'équilibre délicat du réel et du fantasmé ; le doux balancier syllabique. Lisez et servez-vous ! Dans le théâtre : avec deux titres évocateurs Bureau ou Guillotine ? Mère ou fille ! et un drame familial avec Le loup dans la bergerie. Lisez et servez-vous ! Dans les contes où chaque texte raconte une histoire poétique portée par des individus imaginaires, des lieux incongrus, des situations inattendues. Lisez et servez-vous ! Dans les poèmes : ces filaments de notre anatomie qui apparaissent comme des petits miracles dont on s'étonne toujours.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
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