La Littérature potentielle. Créations, re-créations, récréations
LATIS/ARNAUD/BENABOU
FOLIO
10,50 €
Épuisé
EAN :9782070324781
Nous présentons ici une anthologie des travaux réalisés par l'Ouvroir de Littérature Potentielle (désigné par le signe OULIPO) entre 1960, année de sa fondation, et 1973. Qui l'a fondé, quels en sont les membres, quels en sont les buts, le lecteur pourra l'apprendre dans les essais qui constituent la première partie de ce recueil. Disons tout de suite cependant que : 1. Ce n'est pas un mouvement littéraire.2. Ce n'est pas un séminaire scientifique.3. Ce n'est pas de la littérature aléatoire.Cela dit, le lecteur trouvera donc d'abord des définitions plus explicites des activités et des méthodes de l'OULIPO ; puis quelques exemples de l'application desdites méthodes à l'analyse d'?uvres littéraires ; ensuite des travaux revivifiant des recherches anciennes (c'est ainsi qu'il y a chez les Grands Rhétoriqueurs bien des signes avant-coureurs de la recherche oulipienne) ; enfin des spécimens d'?uvres, les unes consistant en manipulations de textes préexistants, les autres exhibant des créations originales.Une boîte à idées et la clé de quelques exercices terminent un ouvrage dont les auteurs, traçant déjà d'autres pistes, ne se cachent pas le caractère préliminaire.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
A partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.