Ce livre constitue un témoignage rare. En effet, ils ont été peu nombreux ceux qui participèrent de façon active aux premières années du jeune Etat soviétique et restèrent fidèles à leur engagement et à leur idéal, lorsque le vent tourna à Moscou après la mort de Lénine. Alfred Rosmer a été de ceux-là. Avec verve et précision, il restitue un moment de l'histoire de sa vie, qui se confond avec l'histoire du mouvement communiste. Il décrit ces années de 1919 à 1924, pendant lesquelles l'Etat soviétique fut soumis à des tensions extrêmes, car il concentrait contre lui toute la haine des dirigeants des grandes puissances. A l'opposé, il incarnait les espoirs de millions de femmes et d'hommes qui aspiraient à un monde débarrassé de l'exploitation. Dans une situation extrêmement difficile de guerre civile et de dénuement, la vie politique restait pourtant animée, les discussions vives et vivantes, aussi bien au sein du Parti bolchevique qu'au sein de cette Internationale nouvellement créée, dans laquelle Rosmer joua un rôle de premier plan. Tout à l'opposé du régime qu'imposa Staline et ses partisans serviles après la mort de Lénine, en janvier 1924. L'histoire de cette période est encore mal connue. Surtout parce qu'elle a été ensevelie sous des monceaux de mensonges, de faux documents, de faux témoignages, trop souvent utilisés comme références encore aujourd'hui. L'ouvrage de Rosmer remet les choses au point. Né en 1885, Alfred Rosmer milita d'abord au sein du courant syndicaliste révolutionnaire, au début du 20e siècle. Avec une poignée de ses camarades, il fut de ceux qui résistèrent en 1914 à la vague chauvine qui emporta la quasi-totalité du mouvement socialiste. En 1917, il rejoignit le mouvement communiste, mettant son énergie et ses compétences au service de la 3e Internationale, sans réserve et sans rien abandonner de son esprit critique. Ce qui renforce la pertinence de son témoignage qui devrait aider la réflexion de tous ceux qui cherchent à comprendre l'histoire du communisme.
Nombre de pages
320
Date de parution
14/05/2009
Poids
410g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915727173
Titre
Moscou sous Lénine. Les origines du communisme
Auteur
Rosmer Alfred
Editeur
BONS CARACTERES
Largeur
140
Poids
410
Date de parution
20090514
Nombre de pages
320,00 €
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Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Cette autobiographie est une introduction accessible à un révolutionnaire remarquable ainsi qu'à ses idées. Il s'agit d'un livre extrêmement politique, ce qui n'est pas surprenant étant donné le rôle de l'activité politique dans la vie de Lev Dadidovich Bronstein, alias Léon Trotsky (1879-1940). Malgré sa taille, ce livre constitue un bon point de départ pour les lectrices et lecteurs désireux de connaître Trotsky. Trotsky était un écrivain doué, l'ouvrage se lit facilement et surprend régulièrement par des comparaisons, des images frappantes ou des répliques cinglantes. Trotsky a écrit Ma vie en exil. Il aurait préféré ne pas avoir de temps à consacrer à cette autobiographie, mais l'usurpation du pouvoir par la bureaucratie stalinienne en Union soviétique l'a d'abord conduit à l'isolement, puis à l'exil intérieur et enfin à l'expulsion. Ce livre est une oeuvre polémique et une défense d'Octobre 1917 par l'un des principaux protagonistes de cette révolution. Cette édition comprend un appendice du révolutionnaire français Alfred Rosmer concernant la vie et l'oeuvre de Trotsky après la rédaction de ce livre.
Entre Léon Trotsky et sa compagne Natalia, d'une part, les Rosmer, Marguerite et Alfred, militants français, de l'autre, qui se sont connus pendant la guerre dans le noyau internationaliste de La Vie ouvrière à Paris, est née une amitié qui saura parvenir à surmonter les obstacles accumulés par les oppositions de caractère et les divergences politiques. C'est tout naturellement que Trotsky, expulsé d'U. R. S. S. en 1929, se tourne vers ces amis-là, dont il attend qu'ils l'aident à construire l'Opposition de gauche internationale, instrument de sa lutte pour redresser l'Internationale communiste dévoyée par Staline. Visite des Rosmer en Turquie, correspondance serrée. La rupture survient en moins de deux ans : problème politique de fond, selon Trostky, question de personnes, assurent les Rosmer. Le silence s'installe entre eux. Pourtant, en 1936, quand éclate la révolution espagnole et quand Staline fait comparaître à Moscou devant les bourreaux les vieux-bolcheviks compagnons de Lénine qui s'accusent et accusent Trotsky des pires crimes, le contact est repris tout naturellement entre ces camarades du même bord. Alfred Rosmer redevient l'un des correspondants de Trotsky en même temps qu'un des piliers de l'enquête internationale sur les procès de Moscou. La correspondance s'arrête quand les Rosmer arrivent à New York, en route pour le Mexique : ils seront les derniers hôtes des Trotsky.
La Ligue des communistes, pour laquelle Marx et Engels écrivirent le 'Manifeste du Parti communiste' fin 1847, regroupait des ouvriers et des intellectuels révolutionnaires allemands. La Ligue inscrivait son action dans le cadre de l'internationalisme, comme le Manifeste le souligne dans le vibrant "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! " qui le conclut. La répression des révolutions de 1848 dispersa ses militants et ses idées dans toute l'Europe, dans les organisations ouvrières et socialisantes qui s'y multipliaient. Une fois digéré l'échec des révolutions de 1848, nombre de ses militants participèrent en 1864 à la création de l'Association internationale des travailleurs, la Première Internationale.
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.