Le second XXème siécle. Déclin des hiérarchies et avenir des nations
Rosa Jean-Jacques
GRASSET
31,85 €
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EAN :9782246575818
Chaque jour nous apporte une nouvelle fusion d'entreprises, une concentration financière internationale. Ces grandes man?uvres donnent au citoyen l'impression d'un gigantisme irréversible des organisations d'où sa volonté sortirait broyée. Et si c'était le contraire ? Et si nous entrions dans une phase de décentralisation, de sécession des Etats, de morcellement des entreprises ? Et si la " world company " souvent caricaturée était radicalement remise en cause par le " world market " ? Dans cet essai, à bien des égards polémique sur le " siècle le plus terrible de l'histoire occidentale ", selon la formule d'Isaiah Bertin, Jean-Jacques Rosa distingue et oppose le premier acte, qui va jusqu'aux années soixante, avec son cortège d'horreurs, son goût de la hiérarchie, sa bureaucratie de masse, au " second XXe siècle ", celui du déclin général de la grande organisation. Par quel miracle ? La révolution récente des techniques de l'information (Internet, fax, téléphonie mobile, ordinateurs surpuissants) décentralise le pouvoir, atomise les décisions, rend à chacun sa chance individuelle sur un marché global. Embrassant le droit, la politique, la sociologie, la démographie, tout au long de ce siècle des illusions, Jean-Jacques Rosa nous donne ici un livre capital pour comprendre les nouveaux rapports entre les hommes, au moment où nous entrons dans le troisième millénaire.
Nombre de pages
407
Date de parution
26/04/2000
Poids
493g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246575818
Titre
Le second XXème siécle. Déclin des hiérarchies et avenir des nations
Auteur
Rosa Jean-Jacques
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
493
Date de parution
20000426
Nombre de pages
407,00 €
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Résumé : Avons-nous encore le choix ? Ici ou là, l'euro est adopté par les gouvernements, les médias, et parfois même les citoyens. On nous promet moins de chômage, plus de libertés. Mais sommes-nous si certains du résultat ? Il était temps qu'un économiste, indépendant et libre de ton, s'alarme. Jean-Jacques Rosa dénonce la création de la monnaie unique comme la plus grave erreur commise depuis la politique déflationniste qui a transformé la crise boursière de 1929 en une décennie tragique. De ce jugement, Jean-Jacques Rosa apporte la démonstration logique, les preuves au quotidien, les faits humains, les chiffres. L'euro ne traduit-il alors que la volonté politique de fondre les nations européennes en un Etat unique ? Mais la juste dimension des nations ne devrait-elle pas être aujourd'hui infiniment plus modeste ? A rebours du conformisme intellectuel, de la frilosité des élites, de l'hommage inévitable au couple franco-allemand, Jean-Jacques Rosa, souvent polémique, propose que nous sortions de l'impasse : notre erreur européenne.
L'euro s'est révélé un fardeau intolérable pour la plupart des économies européennes. Le retour du franc est-il souhaitable, nécessaire, possible? Comment peut-il se faire sans drame et quelles en seraient les conséquences et implications politiques? Jean-Jacques Rosa développe une analyse économique claire et rigoureuse qui répond enfin aux questions que vous vous posez sur le rôle, et l'avenir des monnaies nationales.
La médecine a fait plus de progrès ces cinquante dernières années que depuis l'origine de l'humanité. Elle est passée d'un humanisme impuissant, d'autant plus proche du malade qu'elle ne pouvait pas faire grand-chose pour lui, à une médecine scientifique, en quête d'efficacité et de technicité, mais qui a perdu son visage humain. Jean Rosa appartient à cette génération d'après guerre qui a fait cette révolution médicale en France : d'un côté, par l'institution de la médecine hospitalouniversitaire qui associe étroitement recherche médicale et traitement thérapeutique ou chirurgical ; de l'autre, par l'utilisation des techniques de biologie moléculaire en médecine dont il fut l'un des pionniers. Spécialiste de renommée internationale des hémoglobines pathologiques responsables de nombreuses formes d'anémie, son laboratoire à l'hôpital Henri-Mondor de Créteil est devenu l'un des centres mondiaux de la recherche hématologique. Un témoignage iconoclaste sur les institutions hospitalières, universitaires et politiques françaises.
La révolution numérique atteint son apogée, celle des intelligences artificielles. Nous sommes désormais pris en charge. Les outils et les algorithmes nous interpellent, nous encadrent, nous guident, choisissent à notre place. Répondent aux questions que nous ne nous posions pas. Jouent avec nous. Se jouent de nous. Cette dernière révolution nous laisse amers et épuisés. Nos cerveaux sont saturés de dopamine, ne connaissant ni vide, ni repos. Tout comme nos yeux, nos doigts, nos corps. Nos vies sont fragmentées, à l'image du monde. Peut-être devenons-nous des mines à ciel ouvert, aspirés et malmenés par le monde de la donnée, au coeur du d'une réalité qui semble elle-même s'effacer ? Telle n'était pas la promesse du progrès et nous voici pris de vertige : sommes-nous entrés dans une nouvelle civilisation, à la croisée du sommeil perdu, de l'hypnose et de la soumission ? Ou bien vivons-nous la dernière heure de l'homo sapiens ? " Dans la foulée de ses grands succès (La civilisation du poisson rouge, Sortir du bocal, Submersion), Bruno Patino nous livre un court essai prophétique, plein d'idées, d'hypothèses, de portraits, de lectures, de solutions.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Chaque année Sorj Chalandon nous dit qu’il n’écrira plus de livre sur son père, et pourtant, chaque année il y revient. Cette fois il touche le sujet en plein cœur, puisqu’il décrit son errance dans les rues de Paris lors de sa fugue à 17 ans. Il y conte l’adolescence, la rage contre l’injustice, l’engagement, les coups durs et surtout, les belles rencontres salvatrices. Cette fois encore Chalandon m’a émue par sa sincérité et la qualité de sa plume.