Portraits exquis. Vies plus vraiees de personnages illustres
Ronchey Silvia ; Marsiglio Ida
ARLEA
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EAN :9782869599161
Apulée aux cheveux longs, tombant sur son front ; Catulle si jeune, si provincial et studieux ; Flaubert et sa robe de chambre écarlate, ses reliques, son divan à la turque sur lequel il fumait la pipe en méditant ; Hildegarde de Bingen, qui, à quarante-deux ans, aperçut une lumière venue du ciel qui traversa sa poitrine comme une flamme. Et saint Augustin, Balzac, Freud, Pythagore, Thérèse d'Avila, Voltaire, Zénon?Silvia Ronchey raconte les vies de soixante-cinq hommes et femmes illustres comme si elle les avait connus intimement. Mais quel est leur point commun ? Un secret. Et ce secret n'est révélé qu?à la fin du livre, si bien que chacun des portraits peut être lu comme un très beau récit, une synthèse érudite ou un défi pour le lecteur. S'agit-il de portraits fidèles ? Ils sont plus que fidèles : comme la carapace de la tortue qui, si elle n?épouse pas parfaitement le corps de l'animal, le contient et le révèle, ces récits enveloppent les vies qu'ils relatent, sans coïncider précisément avec elles ; pris, en quelque sorte, à la dérobée, ils les illuminent d'un éclat particulier, leur conférant une fraîcheur nouvelle.
Résumé : Elles sont des centaines à Louxor. Des Occidentales qui se sont installées sur la rive ouest, après avoir tout quitté pour épouser un Egyptien qui les a séduites lors d'une croisière sur le Nil. Mais en Egypte, où la polygamie est autorisée, une autre épouse, égyptienne celle-là, fait toujours partie de l'histoire. Entre la narratrice et l'autre femme de Sayyed, un lien étrange et beau se noue. Dans ce roman à l'écriture parfaite, Claire Huynen nous entraîne dans l'exploration minutieuse du tourisme amoureux mais, surtout, restitue avec une grande justesse ce qui lie les femmes et, au-delà des détresses et des élans, dessine une géométrie humaine singulière.
Le livre qui est entré dans la vie de Primo Levi.Ce texte, dans sa brièveté voulue, est né de quelques lignes de Primo Levi révélant dans Si c'est un homme comment un livre l'avait accompagné durant les interminables heures où, dans le baraquement destiné aux malades du camp d'Auschwitz-Monowitz, le jeune homme de vingt-cinq ans qu'il était, atteint de scarlatine, ignorait si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.Fabrice Gaignault nous raconte l'histoire de ce livre, et au travers ce livre celle de tous les autres. Car le texte que vous allez lire ? et que vous n'oublierez pas ? possède aussi son secret.
Résumé : Une belle promenade dans Kyoto au travers des haïkus des plus grands poètes. " Même à Kyôto j'ai la nostalgie de Kyôto ", écrit Bashô en 1690, alors qu'il entend chanter dans les bambous de Sagano le petit coucou hototogisu . Ainsi commence notre belle promenade avec Corinne Atlan à Kyoto, ville poétique s'il en est, puisque tous les grands poètes du Japon y ont vécu, s'y sont rendus en voyage ou en pèlerinage, tentant de saisir l'éphémère, pour notre plus grand enchantement. Corinne Atlan nous entraîne à leur suite dans les rues et les paysages de Kyoto car, oui, le passéest toujours là et l'émerveillement constant - même s'il est accompagné de craintes devant l'effacement progressif de l'ancien visage de la ville. Rappelons-nous : seul l'immatériel est appelé à perdurer. S'inclinant d'un air aimable à l'entrée du quartier - le saule ! Issa
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
A partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.