
Une certaine idée de la Grèce. Entretiens
Romilly Jacqueline de ; Grandazzi Alexandre
TALLANDIER
10,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 2 avril 2026
EAN :
9791021067677
| Date de parution | 02/04/2026 |
|---|---|
| Poids | 300g |
Plus d'informations
| EAN | 9791021067677 |
|---|---|
| Auteur | Romilly Jacqueline de ; Grandazzi Alexandre |
| Editeur | TALLANDIER |
| Date de parution | 20260402 |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison à domicile dès 5,10 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Sécurité et tranquillité Paiement 100 % sécurisé
Disponibilité et écoute Contactez-nous sur WhatsApp
Du même auteur
-

Pourquoi la Grèce ?
Romilly Jacqueline deRésumé : Pourquoi les textes de la Grèce antique, d'Homère à Platon, continuent-ils d'influencer toute la culture européenne ? Quelle qualité unique cet héritage si divers recèle-t-il, qui justifie une présence aussi vivace au cours des siècles ? A ces questions, la grande helléniste, auteur de La Grèce antique à la découverte de la liberté, donne ici sa réponse. De façon constante et obstinée, à travers la tragédie ou la science politique, la mythologie ou l'histoire, l'esprit grec cherche l'universel, ce qui concerne tout homme, en tous temps et en tous lieux. Chaque étude de ce recueil aborde et serre de près un exemple précis ; en sorte que chacune est aussi une passionnante leçon qui nous convie à découvrir cet héritage d'un ?il neuf.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

Sous des dehors si calmes
Romilly Jacqueline deDes nouvelles ne devraient pas avoir besoin de préface, elles devraient se suffire à elles-mêmes. Mais je suis trop professeur dans l'âme pour m'abstenir de tout commentaire; et je déteste trop les malentendus pour ne pas tenter de m'expliquer, même brièvement. Dans les récits qui suivent, une femme dit"je", et ce n'est pas moi; c'est une certaine Anne, qui évoque des moments passés dans sa maison du Lubéron... Peut-être y a-t-il, en effet, des ressemblances. Pourtant, non, ce n'est pas moi. Alors, qui est-elle? Je viens de l'appeler Anne; et elle est un peu comme l'indéfini en anglais an, any, c'est-à-dire n'importe qui. Mais il se trouve aussi qu'elle est placée là dans des conditions particulières. Alors qu'elle a une vie organisée à Paris, on ne la voit que dans sa maison du Lubéron, dans son jardin, dans le silence et la paix de la campagne. Elle est là, coupée de toutes les difficultés de la vie courante, du métier, de la famille ou de la politique... Dans le silence, on s'ouvre tout naturellement aux méandres et aux surprises de la vie intérieure."Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER6,40 € -

Ce que je crois
Romilly Jacqueline deExtrait VOIR LA LUMIÈRE Je crois d'abord que la vie est belle et mérite d'être aimée. Cela ne veut pas dire que tout y soit rose. Mais ce qui me choque est que l'on n'en poursuive pas les beautés, obstinément. On pourrait croire qu'une telle attitude va de soi : je m'aperçois qu'elle est, au contraire, de moins en moins répandue. Parce que l'on blâme la société, parce que l'on sent tout ce que le monde a d'absurde, parce que l'on doute de pouvoir jamais communiquer avec plénitude, on désespère - ou bien, en langage plus moderne, on est dégoûté. Et le bonheur se confond alors avec un confort bourgeois dont on ne veut plus. Les héroïnes d'Anouilh et les héros de Montherlant, avec leur refus du bonheur, les personnages de Ionesco, aux prises avec une illusion toujours folle et toujours déçue, sont le symbole de ce dégoût. L'alibi de la drogue et du bruit en sont sans doute les effets ; le goût de la violence aussi. Et parler du bonheur de vivre paraît à beaucoup une offense contre la souffrance d'autrui. J'aurais pu céder, moi aussi, à cette amertume. J'ai eu ma part, et bien comptée, des malheurs du temps. J'ai perdu mon père dans la première guerre, qui a tué également et le frère de ma mère et le frère de mon père. J'ai vécu la seconde guerre - et, qui plus est, comme Juive. J'ai compté dans ma vie privée pas mal de déboires, dont beaucoup étaient la conséquence indirecte de la guerre. Je me suis passionnée pour mon métier de professeur ; et on me l'a ruiné entre les mains, à coups d'attaques et de réformes. Quant au grec qui m'est si cher, je l'ai vu, après une carrière tout entière consacrée à le diffuser, brusquement écarté des études, pour des raisons, ici encore, que l'on disait liées aux difficultés du temps. De tout cela je ne me plains pas outre mesure. Je sais qu'il en est toujours ainsi. La vie est toujours difficile. Les bonheurs s'y doublent de leur contrepartie de souffrance, en sorte que les lots, pour finir, semblent équivalents : si l'on a la chance d'avoir une famille, qui vous aide et vous entoure, on doit à son tour l'aider à supporter ses épreuves diverses ; si l'on a la chance d'avoir des enfants, avec toutes les joies qu'ils vous donnent, on est exposé aux déboires qu'ils risquent de vous apporter, quand ils sont malades, quand ils rencontrent des échecs, quand ils se retournent contre leurs parents. Toutes les passions vous enrichissent mais vous usent. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux. Quant aux désordres du temps, je voudrais bien savoir quelle génération y a jamais échappé. Un de mes étudiants, lors de la guerre d'Algérie, se plaignait d'appartenir à une génération si lourdement éprouvée : je lui racontais les crises de l'avant-guerre, l'instabilité d'une paix menacée, la guerre... Tous les temps sont des temps de désordre ; et la paix est toujours à venir, de même que la prospérité. Un jour, je regardais un rocher tout juste couvert par la mer et auquel s'accrochaient des algues. Les pauvres algues ! La vague montait puis redescendait, les tirant brutalement vers le bas, tordues, presque arrachées, et les laissait à sec. Puis la vague remontait, et, aussitôt projetées vers le haut, elles se rouvraient dans la mer, pour un instant. Et je me disais : pour nous, il en est ainsi. Cela tire, mais nous tenons ; cela continue indéfiniment, mais, à chaque instant, on peut à nouveau s'épanouir et reprendre force. La vie est ainsi, et pourtant je l'aime. Ma vie a été ainsi, et pourtant j'ai été heureuse. Encore maintenant, au plus fort des fatigues et des soucis, des joies ne cessent d'y éclore. Les Grecs, je crois, m'ont aidée à préserver ces joies. Car ils ont eu, précisément, le courage d'aimer la vie et le bonheur, sans pour autant embellir les choses, sans jamais perdre de vue les cruautés de l'existence, tout au contraire. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,80 € -

La Grandeur de l'homme au siècle de Périclès
Romilly Jacqueline deA travers la lecture des grands écrivains grecs, Jacqueline de Romilly nous fait mieux comprendre la théorie de la grandeur de l'homme qui apparaît, pour la première fois, au Ve siècle avant J.-C. à Athènes. Les Grecs de l'Athènes antique ne sont pas des optimistes béats. Ils sont parfaitement conscients des défaites, des malheurs, des souffrances auxquels l'humanité est exposée. Le lumineux mérite de la pensée grecque d'alors est d'avoir eu le désir passionné de se vouer à un idéal supérieur qui serait quelque chose de durable et de beau. Le sens de la grandeur humaine est un but, une conquête, un effort toujours renouvelé auquel un homme digne de ce nom doit consacrer toutes ses forces.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,50 €
Du même éditeur
-

Ils voulaient tuer Napoléon. Attentas, conspirations et complots
Boudon Jacques-OlivierPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER10,00 € -

France. Urgence climat. Les impacts région par région selon les scénarios du GIEC
Crettenand BenjaminPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER19,90 € -

Israël-Palestine. Un atlas pour tout comprendre
Papin Delphine ; Paris GillesPRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER24,00 €
