SESSAD, une institution nomade. Eduquer et soigner à domicile
Roman Pascal ; Rossello Jean-Jacques ; Misès Roger
ERES
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EAN :9782749213569
Extrait de la préface de Roger Misésv Professeur émérite de pédopsychiatrie à l'université Paris-Sud, membre de la SPP.LES COMPOSANTES DYNAMIQUES DANS LES INTERVENTIONS EN SESSAD/ITEPLorsqu'on s'interroge sur les composantes dynamiques qui sont en jeu lors des interventions menées par les équipes de SESSAD, les premières questions portent sur la nature des faits cliniques qui caractérisent les enfants et les adolescents suivis.Sur ce terrain, les textes réglementaires relatifs aux ITEP font bien ressortir la sévérité, la complexité, l'évolutivité des troubles considérés. Toutefois, me semblent exclues les pathologies majeures, par exemple l'autisme, les psychoses précoces, les schizophrénies de l'enfance ou de l'adolescence; de même, les formes incluant des déficiences déjà notablement fixées se situent aux frontières du domaine considéré, en particulier lorsqu'on discute du recours aux SESSAD: dès lors, les pathologies limites (Misés, 1990) occupent assurément la place centrale parmi les indications.On reviendra sur les aspects psychopathologiques qui caractérisent ces organisations limites mais, auparavant, je crois utile d'avancer quelques remarques sur l'étiopathogénie. En effet, si les conditions sociofamiliales faites à l'enfant dans le cours de son histoire exercent une influence incontestable, ces composantes doivent être resituées dans les interrelations qu'elles prennent avec d'autres paramètres, notamment d'ordre neurobiologique, qui participent nécessairement à l'organisation de la vie mentale. Par conséquent, plutôt que d'opposer organogénèse, psychogénèse, sociogénèse, le clinicien est appelé à prendre en considération ces multiples composantes et il s'appuiera sur les différents modèles théoriques dont nous disposons aujourd'hui: leur confrontation permet de porter des éclairages complémentaires sur la problématique de l'enfant. Je précise que dans le cadre d'une approche multidimensionnelle de cet ordre, la prise en compte des données issues des neurosciences ou des sciences cognitives ne fait nullement obstacle à l'orientation psychodynamique que les équipes de SESSAD sont appelées à soutenir.Ces perspectives, on le voit, sont très éloignées de celles proposées par la récente expertise de I'INSERM sur le trouble des conduites, où le clinicien est invité à se centrer sur les comportements objectivables qui sont considérés en rapport direct avec les dysfonctionnements du système nerveux, eux-mêmes liés à une héritabilité génétique dominante. Sous ces perspectives, l'étude des conditions psychosociales offre encore un certain intérêt, mais uniquement en tant que facteur favorisant qui donne l'occasion de s'exprimer à des troubles déterminés génétiquement; or, pour la grande majorité des praticiens français, les conditions faites à l'enfant par sa famille et par la société, loin de tenir seulement ce rôle contingent, interviennent, au contraire, à part entière, dans la genèse des processus morbides et dans leur évolution. Cette conception s'accorde pleinement avec la mise en oeuvre des actions réintégratives et mutatives qui sont menées par les SESSAD, alors que l'expertise INSERM écarte ces orientations au profit de mesures à visée étroitement normative qui ne prennent en compte ni la subjectivité de l'enfant, ni la singularité de chaque cas.
La définition de la posture clinique ne saurait se résoudre à l'expression de positions normatives, au décours desquelles des règles énoncées prendraient place de repère indéfectible. Bien au contraire, la posture clinique procède d'une construction et du déploiement d'un processus, qui, dans sa complexité, organise les conditions de la rencontre. A ce titre, on peut dire que la posture clinique représente tout à la fois la part du déjà-là (référence à l'invariant, au cadre et à sa part muette) et la part dynamique, en création (référence au processus) ; la posture clinique contient ainsi tout à la fois l'invariant et le potentiel d'aménagement... Editorial, Pascal Roman.
Cet ouvrage synthétise toutes les données des épreuves projectives dans le cadre de l?examen psychologique (enfant/adolescent/adulte). Illustré de nombreux cas cliniques, il est à jour des dernières recherches menées sur ce thème.
La méthode projective constitue une médiation clinique dont l'enjeu tient dans sa capacité à se constituer comme dispositif symbolisant. A ce titre, elle autorise une approche singulière de la psychopathologie de l'enfant, en se situant comme analyseur des failles dans l'établissement des procédures de symbolisation. C'est à partir du repérage de ces failles que pourra se construire une représentation des organisateurs de la vie psychique de l'enfant et que pourront s'élaborer démarche diagnostique et orientations thérapeutiques. A la diversité des figures de la clinique infantile, mais aussi de la sensibilité de cliniciens, répondent des épreuves variées : Rorschach, TAT, dessin de famille, Patte-noire, Scéno-test... Chacune à sa manière constitue un "dispositif à symboliser" , dont les enjeux méthodologiques et psychopathologiques ont à être précisés, afin de construire points de repères et supports d'interprétation au service de la rencontre clinique avec l'enfant. Les travaux présentés dans cet ouvrage collectif ont été élaborés à partir des contributions proposées lors du Colloque d'automne de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de la langue française, qui s'est tenu à Lyon, en novembre 1995.
Les violences sexuelles à l'adolescence représentent une question cruciale à plus d'un titre: présentes sur la scène médiatique, sociale et politique, elles préoccupent, interrogent, voire mettent en difficulté les professionnels qui ont à recevoir, accompagner, sanctionner les adolescents mis en cause dans ces actes transgressifs à caractère sexuel. Cet ouvrage apparaît donc nécessaire. D'une approche résolument clinique, il s'appuie sur différents points de vue complémentaires: une pratique de psychologue et psychothérapeute, une pratique de recherche et une pratique d'expertise judiciaire. Ces points de vue permettent de décliner la question des violences sexuelles à l'adolescence selon trois volets: comprendre, accueillir, prévenir: comprendre la place de l'agir sexuel violent dans le temps de l'adolescence et ses implications au plan du groupe familial et social d'une part, et au plan du lien entre auteur et victime d'autre part; accueillir la violence et la souffrance de ces adolescents à partir de la reconnaissance du hiatus existant entre des actes qui montrent une sexualité adulte et le registre infantile d'investissement de la sexualité (conditions d'accueil et de soin de l'adolescent, de sa famille et des professionnels qui en ont la charge); prévenir, c'est-à-dire penser en amont les modalités d'accompagnement du lien entre l'adolescent et son environnement, y compris dans la prise en compte des conditions précoces de l'établissement du lien, mais aussi envisager la prévention du point de vue du soutien d'une subjectivation de l'acte, clé de la prévention de la récidive. Destiné aux professionnels du soin psychique (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes), cet ouvrage s'ouvre largement sur les préoccupations des professionnels des champs juridique, social, éducatif et de la santé.
Missonnier Sylvain ; Desmarez Christine ; Golse Be
Initialement centrée sur la période postnatale, la consultation thérapeutique parents/enfant, née de la pratique créative du pédiatre et psychanalyste anglais Donald W. Winnicott, a progressivement intégré le temps de la grossesse. À partir de son expérience à l'hôpital et en libéral, Sylvain Missonnier témoigne de cet élargissement et en partage avec rigueur les aménagements théorico-cliniques. Il nous invite à considérer le f?tus comme un partenaire dont la présence appelle une écoute et une adresse spécifique et non comme un figurant muet ou un simple écran des projections parentales. En offrant une hospitalité privilégiée à la rencontre en temps réel avec le f?tus et aux réminiscences actives d'ex-f?tus et d'ex-bébés de ceux qui s'apprêtent à devenir parents, la clinique anténatale contribue à la prévention en santé mentale dans ce temps si particulier de la vie.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Pinelli Anna ; Sanejouand Catherine ; Izard Benoît
Comment développer la confiance que l?enfant aura en lui et la conscience de son individualité propre au sein de la société quand il est, aux premières heures de sa vie, si vulnérable et soumis à son entourage immédiat ? Comment faire un adulte autonome de ce nouveau-né dépendant pour tout ? C?est possible en créant avec lui une relation sécurisante. Par les soins d?abord, le corps à corps, la parole et l?écoute ensuite, la mère donnera à son bébé l?assurance qu?il existe, qu?il est quelqu?un à part entière et qu?elle va l?aider à grandir, s?élever à la hauteur de sa valeur. Confiant, mû par un formidable appétit de vivre, une hardiesse d?aventurier, il voudra naturellement tout voir, tout connaître, tout expérimenter ! Il le fera sans jamais se mettre en danger dès lors qu?il aura une connaissance parfaite de son corps et une bonne maîtrise de l?équilibre. Un ouvrage indispensable pour que les parents - et les professionnels - prennent conscience de l?importance du soin et de la place faite au corps afin que le bébé se forge une personnalité autonome. Anna Pinelli est sage-femme, auteur et responsable du projet pédagogique " Le soin relationnel, le mouvement libre et le jeu autonome " développé depuis 1980 à l?espace municipal petite enfance d?Hauteville-Lompnès (Ain) et mis en pratique au Québec depuis 1983.
Betty s'efforce de vivre mais, à la nuit tombée, elle se cache et boit pour oublier la mort de son mari, Simon, et pour se souvenir de sa mère. Elle s'abrutit et s'effondre. Dans sa quête de la vérité, les images reviennent peu à peu. Des clichés tendres de l'enfance, une mère trop belle pour être vraie, des souliers rouges... et cette question lancinante : " Elle est où, maman ? " Cathy Galliègue aborde dans Et boire ma vie jusqu'à l'oubli un sujet tabou, celui de l'alcoolisme féminin, et nous offre un roman sans filtre sur la mémoire et le deuil, un diamant brut plein d'humanité et d'espoir. Après une carrière dans l'industrie pharmaceutique en France, elle est partie vivre en Guyane, où elle a animé pendant un saison une émission quotidienne littéraire sur la chaîne Guyane1ère et où elle se consacre désormais à l'écriture. Son premier roman, La nuit, je mens (Albin Michel, 2017), a remporté un succès d'estime, il est sélectionné pour le Prix Senghor 2018. Et boire ma vie jusqu'à l'oubli est son deuxième roman.
Vous êtes professionnel de santé ou vous souhaitez vous perfectionner dans l'art de devenir véritablement aidant au quotidien ? Ce livre est fait pour vous. Il vous permettra d'acquérir l'ensemble des notions de base de la relation d'aide, comme : ses fondamentaux (conditionnements, croyances limitantes, jeux psychologiques, signes de reconnaissance, sens de la vie...) ; l'entretien d'aide (la structure, l'écoute, la reformulation, les messages non communicatifs...) ; la déontologie de l'aidant ; la psychothérapie, la psychanalyse, le développement de l'enfant, les mécanismes de défense, les objections... ; la psychopathologie et ses différents types de personnalité (paranoïaque, schizoïde...) ; les maladies de société (dépression, mélancolie, troubles du comportement alimentaires, Alzheimer...) ; l'approche transgénérationnelle et systémique de la relation d'aide ; les compléments à la relation d'aide (méditation, coaching...). Vous trouverez ce livre facile et agréable à lire bien qu'il situe d'emblée l'élan de ceux qui veulent prendre soin des autres au plus haut niveau des relations humaines. Dans un monde de plus en plus égocentré, l'urgence veut que nous fassions l'effort d'ouvrir notre coeur et de retrouver la voie du bon sens, ce qui implique une connaissance réelle de ses limitations autant que de ses points forts, et surtout une forte intention de contribuer à devenir un facteur de paix dans l'univers qui est le nôtre. Un livre à se procurer de toute urgence.
Biographie de l'auteur Jean-François Gaspar, sociologue, a travaillé dix ans comme travailleur social avant d'enseigner dans une école sociale. Il est actuellement maître-assistant et responsable de la recherche dans le Master en ingénierie et action sociales Louvain-la-Neuve / Namur. Il est membre associé du Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-Paris), équipe CSE.
L'autisme est un drame pour plus de 80 000 familles françaises. Les parents ne peuvent pas communiquer avec leur enfant, ils se heurtent à l'incompréhension de leur entourage et au manque de structures spécialisées. Les mères ont longtemps subi le discours culpabilisant des psychanalystes. Aujourd'hui, heureusement, les choses commencent à changer. Ce livre décrit les projets les plus novateurs, le rôle des associations de parents, dresse le bilan de ce que l'on sait désormais de l'autisme comme des processus de l'apprentissage. Il redonne espoir à tous ceux qui veulent aider les autistes.