Jacques Godard vit à Ménilmontant, dans un deux-pièces d'un modeste immeuble de quatre étages. Retraité des Chemins de fer, il est veuf depuis cinq ans, sans enfants, sans amis. Il n'a pour l'aimer que de très vieux parents qui habitent encore une petite maison couverte de lauzes dans son village natal du Velay. Un après-midi, par ennui, Jacques Godard s'attarde sur la haute plate-forme du Panthéon . Il prend froid et meurt dix jours plus tard, tel qu'il a vécu ses dernières années : seul. C'est alors qu'un groupe se forme autour de lui, groupe unanime. Comme s'il avait aimanté les pensées de ceux qui l'ont connu et pour qui, vivant, il semblait ne pas exister, les voisins, plus ou moins proches, d'anciens compagnons de travail, des membres de l'association des amis du Velay et quelques anonymes, en plus des parents, sortent momentanément de leur torpeur, bousculés par cette mort.
Nombre de pages
151
Date de parution
13/11/1987
Poids
105g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070378821
Titre
Mort de quelqu'un
Auteur
Romains Jules
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
105
Date de parution
19871113
Nombre de pages
151,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys