Qui n'a jeté un ?il sur son carnet de santé, celui qu'on donne aux parents lors de la naissance de leur enfant? Du Dr Héroard suivant au jour le jour l'évolution physique et mentale du futur Louis XIII jusqu'à la réforme du carnet de santé de 2005, en passant par "l'invention", en 1869, du carnet par un autre médecin montpelliérain. Fonssagrives, voici l'histoire, à travers ces carnets, de l'intérêt de notre société pour la santé des enfants. Cette histoire, racontée par Catherine Rollet, historienne et démographe, auteure de nombreux ouvrages sur les politiques étatique et médicale, mêle les personnages du médecin, de l'État, de la mère, du père et des enfants. Elle scrute les rapports et les contradictions, les évolutions: mémoire familiale, écriture féminine, éducation des parents, inscription des vaccinations, contrôle sanitaire, emprise grandissante de l'État sur le privé, en s'appuyant sur une masse impressionnante de documents manuscrits, les carnets eux-mêmes et la littérature produite à leur sujet, introduisant même une comparaison sur l'Europe et le monde. Entreprise de contrôle des conduites, sans doute, mais aussi nécessaire participation des parents à la tâche des médecins, entre sphère privée et sphère publique, le carnet est l'objet d'enjeux qui rejoignent ceux des libertés individuelles: qui peut et qui doit écrire dans le carnet de santé? Que peut-on, doit-on ou ne doit-on pas écrire sur le carnet de santé? Qui peut en prendre connaissance et pour quoi en faire? Comment garantir le respect de la vie privée tout en cherchant à protéger la vie de l'enfant? L'enjeu devient aigu lorsque se glissent des visées proches de l'eugénisme, notamment entre les deux guerres. L'acuité du débat sur le "dossier médical" montre bien que ces questions sont d'une grande actualité. Biographie: Catherine Rollet est historienne et démographe. Professeur de démographie à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvlines, membre du Laboratoire Printemps (CNRS), membre de l'Union internationale pour l'étude scientifique de la population. Spécialiste de l'histoire de la protection de l'enfance et de l'histoire des populations, elle a écrit des ouvrages de démographie
Nombre de pages
293
Date de parution
05/06/2008
Poids
403g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782843031625
Titre
Les carnets de santé des enfants
Auteur
Rollet Catherine
Editeur
SNEDIT LA DISPU
Largeur
140
Poids
403
Date de parution
20080605
Nombre de pages
293,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La démographie participe aux grands débats de ce début du XXIe siècle : où en est-on dans la transition démographique ? La fécondité diminue-t-elle dans tous les pays du monde ? Combien serons-nous sur la planète à la fin du siècle ? Quelle est l'ampleur des migrations ? Comment mesurer l'intégration des migrants ? Quel est l'impact d'une épidémie comme le sida ? A chaque question correspondent des données et des méthodes d'analyse spécifiques. Cet ouvrage offre une synthèse de tout ce qu'il faut savoir (histoire, méthodes, champs, enjeux). Il tient compte des évolutions en matière de fécondité, de migrations et de mortalité, et explore les comportements nouveaux comme les unions par le PACS ou la procréation médicalement assistée. Il présente également les résultats d'enquêtes menées par l'INSEE et par l'INED sur les relations intergénérationnelles et de voisinage, les appartenances (langues parlées en France), la venue d'un enfant dans la famille, ce qui relie la démographie aux autres sciences sociales.
Rollet Catherine ; Kennedy Patrick ; Gastold Clair
C'est décidé, cette année «Le Renard de Kreutzberg» remportera le concours des journaux scolaires berlinois ! Un défi que Maxxi, futur grand reporter, et son meilleur ami Selim, futur grand photographe, comptent bien relever. Le festival de rue Karneval der Kulturen est le sujet parfait pour leur article. Maxxi et Selim vont faire le plein d'impressions, d'interviews et de photos. L'article semble donc bien parti... jusqu'au jour où Selim se fait chahuter par des élèves plus âgés. Le pire arrive : l'appareil tombe dans une flaque d'eau. Impossible de récupérer les photos ! Impossible de les refaire, pas le temps d'écrire un nouveau reportage, comment fournir un super article maintenant ?
Que signifie protéger pour les institutions ? Que signifie être protégé pour un enfant placé ? À partir d'une quarantaine d'entretiens individuels et collectifs et de 350 dossiers de l'Aide sociale à l'enfance, l'auteur tente de répondre à ces questions en analysant les parcours de prise en charge dans le cadre de placements (enfants placés, déplacés, replacés). Dans ce livre attachant, l'auteur nous plonge dans un univers peu connu, celui des parcours d'enfants placés par l'aide sociale à l'enfance. Cette situation n'est pas rare en France puisque chaque année 140 000 enfants font l'objet d'une mesure de placement. Construit autour de récits recueillis auprès des familles d'origine, des familles d'accueil, des professionnels de l'enfance (juges, travailleurs sociaux...) et surtout des enfants et adolescents concernés, cet ouvrage restitue la parole et la dignité de ceux qui sont l'objet de ces mesures.
Depuis 15 ans, les livres de Bernard Friot (vendus à des dizaines de milliers d'exemplaires) jouent un rôle moteur pour remettre le communisme à l'ordre du jour. Pourtant, nombreux sont les lecteurs à éprouver des difficultés pour entrer dans son système, tant les renversements qu'il suggère sont révolutionnaires : il manquait jusqu'alors un manuel pour introduire à sa pensée. Voyage illustré dans le communisme de Friot, ce livre éclaire, dans un propos pédagogique et documenté, ses principes théoriques, ses institutions et ses perspectives pour poursuivre les déjà-là communistes. Il passe en revue les principales objections qui lui sont faites et offre des pistes pour approfondir ces débats.
Alors que le capitalisme devient toujours plus autoritaire et productiviste, pouvons-nous prendre collectivement le pouvoir sur notre travail ? Et comment ? Un collectif de chercheur.es syndicalistes et professionnel·les raconte des enquêtes, luttes et alternatives qui montrent que c'est possible et analyse les manières dont s'y prennent concrètement les travailleur-ses pour donner du sens à leurs activités, prendre soin des collectifs et conquérir de l'autonomie au travail. Leur Manifeste prend position dans les débats en cours sur le renouvellement du syndicalisme et avance des propositions politiques pour mettre le travail au service de la démocratie, de l'émancipation et de la défense du vivant.
Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Extrait de l'introductionJuin 2007. Une unité psychiatrique pour adolescents située dans un secteur défavorisé de la banlieue parisienne. J'y viens régulièrement en tant que sociologue depuis neuf mois, en moyenne trois jours par semaine. Ce jour-là, les professionnels sont réunis en présence du cadre et du chef de service, afin de faire le bilan de l'année. Yasmina, psychiatre chargée des évaluations concernant les adolescents hospitalisés en pédiatrie, exprime sa fatigue et son désarroi: «Je rêve d'avoir une vraie bouffée délirante», soupire-t-elle. J'ai tout d'abord cru à une boutade, avant qu'elle ne précise le sens de son intervention, décrivant le déroulement de ses journées, en grande partie consacrées à résoudre des questions sociales. Nombre d'adolescents souffrent tout autant (voire davantage) de leurs conditions de vie que d'une pathologie avérée. «On a une position compliquée de refuge», commente l'un de ses collègues, avant qu'Alain, infirmier originaire du Congo, n'ajoute: «La psychiatrie regorge des difficultés des cités. Comme le social ne marche pas, ça entraîne des troubles du comportement.» A contrario, accueillir un patient délirant («avoir une bouffée délirante»), c'est être au coeur du métier de psychiatre, se rapprocher de son aspect spécifiquement médical: un symptôme précis, un diagnostic évident, un protocole simple, autour notamment de la prescription d'un médicament.Régulièrement, les professionnels, quel que soit leur grade, s'interrogent ainsi sur les limites de leur fonction. Ils questionnent la catégorisation des troubles qu'ils ont à traiter. Cela tient aux caractéristiques sociales de la population du secteur tout autant qu'à la mission assignée à l'unité lors de sa création autour de l'accueil des jeunes «difficiles», aux «pathologies limites», «rejetés de toutes les institutions». Dans ces cas-là, ce sont les «troubles du comportement» ou les «troubles des conduites» qui sont invoqués comme motifs d'hospitalisation. «Notre service a souvent à prendre en charge ce qui a pu être considéré comme une "pathologie nouvelle", à la limite entre la psychose et la névrose», écrivait le psychiatre responsable pour présenter la structure dans la revue du centre hospitalier en janvier 1999: «Il s'agit de troubles graves de la structuration de la personnalité, avec une désorganisation du comportement qui ne s'accompagne pas de désorganisation de la pensée. Ces troubles sont particulièrement fréquents parmi les jeunes de nos banlieues (alors que d'autres, plus classiques, comme l'anorexie mentale, y sont rares) et s'expriment souvent sur le mode de la violence, de la délinquance et de la toxicomanie.» Les jeunes qui fréquentent l'unité y ont été orientés soit après une hospitalisation en pédiatrie, soit à la demande d'un psychiatre extérieur, soit à la demande d'un service éducatif ou d'un magistrat. D'après un rapport d'activité, parmi les jeunes pris en charge de 1991 à 1994, 21 % disposaient d'un suivi éducatif sous mandat du juge des enfants.Souvent, il s'agit d'intervenir pour évaluer l'état psychique d'un adolescent, d'agir de manière préventive pour éviter que la situation ne se dégrade. Les psychiatres hésitent cependant à poser un diagnostic dans la plupart des cas, la structure psychique étant supposée labile à l'adolescence, susceptible d'évolution. Le flou qui entoure les troubles ainsi que leur caractère socialement situé amènent ici les psychiatres à prendre des distances vis-à-vis d'une demande sociale qui les réduirait à de simples agents de contrôle de l'ordre public. Un an après les émeutes qui ont touché des communes avoisinantes, ils se méfient des politiques publiques qui s'inquiètent de la souffrance adolescente à partir du moment où les jeunes deviennent violents. «On n'est pas là pour les empêcher de brûler des voitures», dit l'un; «on n'est pas là pour empêcher qu'ils se fassent agresser, c'est à la police de faire ça», dit une autre. Face aux éducateurs qui les sollicitent pour des jeunes qu'ils ne parviennent pas à gérer, les psychiatres peuvent répondre: «Qu'est-ce qui vous dit qu'on va faire ça mieux que vous?» Dans nombre de situations, en effet, tout se passe comme si la psychiatrie était amenée à jouer un rôle de soupape face aux autres institutions d'encadrement de la jeunesse en difficulté, qu'il s'agisse de la Protection judiciaire de la jeunesse, de l'Aide sociale à l'enfance, de l'Éducation nationale, des instituts médico-éducatifs.