Chicago : le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression
Rolland-Diamond Caroline
SYLLEPSE
26,00 €
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EAN :9782849502990
Moment d?effervescence politique sans précédent, la fin des années soixante a vu s?embraser des villes aussi différentes que Paris, Mexico, Tokyo ou Chicago, avec, à chaque fois, des étudiants au premier rang des barricades. Ce livre revient sur la situation des Etats-Unis dans cette périodeagitée pour montrer qu?au-delà des grandes manifestations contre la guerre du Vietnam, ce moment 68 a mobilisé des étudiants de toutes origines sociales et ethno-raciales, non seulement contre la guerre mais aussi contre le racisme et la pauvreté dans leurs quartiers, en collaboration avec le mouvement pour les droits civiques. Principal champ de bataille de cette lutte dans le nord du pays, le cas de Chicago montre que la contestation étudiante était un mouvement aux fortes ambitions sociales et politiques locales, empreint d?un idéal de la justice et de la démocratie appliqué, au-delà du campus, à la communauté environnante. Mobilisant des jeunes blancs et noirs, le mouvement étudiant a représenté un défi des plus menaçants pour les pouvoirs publics. En incluant dans leurs revendications la lutte contre la discrimination raciale au niveau local et l?autogestion des communautés, les jeunes activistes ont bousculé l?équilibre politique en vigueur dans la ville. C?est ce volet local des revendications et l?alliance potentielle entre les groupes ethno-raciaux qui étaient considérés comme particulièrement dangereux par les autorités universitaires et municipales et quiexpliquent l?intensité de la répression. Basé sur des archives inédites de sources policières, ce livre retrace la trajectoire de la contestation étudiante du moment 68. A l?heure où tant de mouvements sociaux sont battus en brèche par les pouvoirs publics dès qu?apparaît le moindre potentiel de remise en cause profonde de l?ordre établi, cette mise au grand jour des mécanismes de la répression politique fait de ce livre une lecture indispensable.
Date de parution
17/03/2011
Poids
505g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782849502990
Titre
Chicago : le moment 68. Territoires de la contestation étudiante et répression
Auteur
Rolland-Diamond Caroline
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
149
Poids
505
Date de parution
20110317
Nombre de pages
0,00 €
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Au-delà du récit convenu centré sur ses seules grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'à nos jours, en redonnant toute leur place aux acteurs ? et aux actrices ? anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée. Une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question centrale de l'histoire des États-Unis
Il était temps que quelqu'un se lève - ou dans mon cas s'assoie - et refuse de bouger." Son refus de céder sa place dans un bus est devenu le symbole de la lutte contre la ségrégation dans le monde entier. Connaît-on pour autant la femme qui se cache derrière cet acte de protestation à l'origine du boycott des bus de Montgomery ? Rosa Parks (1913-2005) a souvent été présentée comme une femme ordinaire, simple couturière à laquelle tout un chacun pouvait s'identifier. En réalité, cette figure incontournable du mouvement des droits civiques est une femme engagée dès son plus jeune âge. Grandissant dans les champs de coton du sud des États-Unis avec ses grands-parents et sa mère, elle y apprend à leurs côtés l'importance de la dignité. Son parcours de femme d'action dans un monde dominé par les hommes et son engagement de tous les instants pour l'égalité sont une source d'inspiration pour poursuivre son combat.
Au-delà du récit convenu, centré sur ses seules grandes figures héroïques, Black America retrace la lutte des Afro-Américains, en redonnant toute leur place aux actrices et acteurs anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée. Une grande fresque appelée à devenir une référence incontournable sur cette question centrale de l'histoire des Etats-Unis. Martin Luther King, Malcolm X, Rosa Parks. Dans la mémoire collective, ces trois noms résument trop souvent à eux seuls le long combat des Noirs américains pour l'égalité, la justice et la dignité. Au-delà du récit convenu centré sur ces grandes figures héroïques, ce livre retrace la lutte des Africains-Américains, depuis l'émancipation des esclaves en 1865 jusqu'au mouvement Black Lives Matter aujourd'hui, en redonnant toute leur place aux acteurs - et aux actrices - anonymes mais essentiels de cette histoire inachevée. Proposant une analyse globale des mouvements de revendications noirs, l'auteure décrit avec talent la longue sortie de la ségrégation dans l'ancien Sud esclavagiste et les luttes radicales engagées par les Noirs pour y mettre un terme. Mais elle raconte aussi une histoire moins connue : celle de "l'apartheid américain" dans le Nord et l'Ouest et des mobilisations quotidiennes des Africains-Américains pour l'amélioration de leurs conditions de vie.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux États-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une «arythmie», c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une «arythmie» systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.