
Lettres à Philippe Sollers. 1958-1980
Quand ils se rencontrent le 28 octobre 1958, elle a quarante-cinq ans, lui, vingt-deux. Il est l'auteur d'un récit et d'un roman célébrés par Mauriac et Aragon, elle a publié en 1942 son premier roman salué par Cocteau et Max Jacob. Lattirance est immédiate et réciproque. Tout va très vite. Cette différence d'âge, impensable, semble-t-il à l'époque, scelle entre les amants un pacte de clandestinité. Ils ne se montreront jamais ensemble ; personne ne se doutera de la nature et de la force de leur relation. Dans ce deuxième volume, l'envers du premier qui présente les lettres de Philippe Sollers, nous donnons près du quart des 892 lettres écrites par Dominique Rolin à Philippe Sollers entre 1958 et 1980. Cest le caractère romanesque de cette passion hors du commun qui a guidé notre choix. Nous avons tout simplement voulu raconter une grande histoire d'amour épistolaire.
| EAN | 9782072795428 |
|---|---|
| Titre | Lettres à Philippe Sollers. 1958-1980 |
| Auteur | Rolin Dominique ; Outers Jean-Luc |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 488 |
| Date de parution | 20181025 |
| Nombre de pages | 480,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le futur immédiat
Rolin DominiqueL'auteur du, journal amoureux nous parle avec une liberté insolente de la " divine comédie du bonheur de vivre ". De la célébration des trois Fêtes majeures : le vin, la musique, le sommeilElle réduit son ennemi, le Temps, à ce qu'elle appelle le " futur immédiat ", c'est-à-dire des illuminations, des instantanés " insaisissables à première vue, jaillis en direct du fond de ma tête sans qu'il soit possible de les prévoir. Mais il faut faire vite : ils s'éteignent presque aussitôt pour me faire mal ou m'humilier. Aucun d'entre eux n'a le pouvoir de se fixer, fût-ce en éclair, dans un compartiment de ma mémoire. Ils veulent m'échapper, telle est leur vocation joueuse, malsaine : faire éclater à mon insu tout ce qui se dit, se tait par passion du mensonge ou de la vérité ". Pourquoi faudrait-il mourirÉPUISÉVOIR PRODUIT7,60 € -

Le lit
Rolin DominiqueEt encore un peu plus tard, je me suis déshabillée dans la salle de bains, pliant mes affaires sur le dossier de la chaise, brossant mes cheveux, lavant mon linge. Et puis j'ai ouvert le grand lit, où les deux oreillers se gonflaient - les couvertures sentaient encore le désinfectant -, me suis glissée à ma place en prenant soin de ne pas empiéter sur l'autre place, large, puissante, lourde, et de me conformer à cette largeur, à cette puissance, remplacées désormais, sous mes paumes, par le vide. Et enfin, enfin, après cette première nuit, j'ai pu tirer de mon sac la lettre de Martin. J'ai décacheté l'enveloppe, déjà fripée, usée, et j'ai lu".ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -

Deux femmes un soir
Rolin DominiqueRésumé : Si l'on regarde les choses d'une certaine façon, Constance, la mère, est une chanteuse ratée, et Shadow, la fille, un écrivain à la vocation contrariée. Elles vont dîner ensemble au restaurant, le jeudi de l'Ascension. Dîner sans doute, mais s'affronter encore plus sûrement ? Un duel avec des reversements de situation, des coups de théâtre. Tour à tour l'une ou l'autre prend le dessus. Est-ce de la haine ? Peut-être pas. Plutôt de la rage de ne jamais vraiment communiquer, de ne pouvoir abattre les obstacles. Des ombres traversent les pensées des deux femmes. D'abord Ralph, le vieux et fatigué compagnon de Constance. Et surtout John, le frère de Shadow, qui s'est suicidé. Et aussi Justin, qui était le compagnon inséparable de John et de Shadow. Le duel se prolonge à la sortie du restaurant, dans la nuit. Peut-on imaginer deux adversaires aussi dissemblables ? La mère encore belle, maquillée, portant tous ses bijoux, aime la vie et connaît l'art de tout tourner à son avantage, même le suicide de son fils. La fille ne voit que le mauvais côté des choses. Au terme de la nuit, vont-elles enfin se comprendre, ou vont-elles devenir définitivement deux étrangères, comme le redoute Constance quand elle dit : " Elle a cessé d'être mon enfant pour devenir une ombre à l'intérieur de l'ombre. "ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -

La rénovation
Rolin DominiqueCela commence par une rumeur. L'immeuble ancien où vit la narratrice va être vendu, transformé, rénové. À partir de là se déroule une guerre d'usure. Malgré le bruit, la poussière, le toit qu'on enlève, la charpente dénudée comme un crâne, les murs que l'on abat, elle relève le défi. Elle décide de rester, de résister. Abandonner son «ici», ce serait trahir. C'est aussi le début d'une comédie, avec un défilé de personnages pittoresques. Sans parler des fantômes, convoqués pour l'occasion : «Car notre péché de survivants détraqués consiste à jeter le bordel chez les morts.» Et des incursions de la grande ennemie, Lady Mémoire. Et si cette «rénovation», tout ce remue-ménage, tous ces intrus faisaient partie d'un vaste complot ? Même le perroquet des voisins se moque d'elle en répétant : «Don't cry !» Comme si elle était une dame qui pleure !Tandis que le réel et les fantasmes se confondent, la narratrice gagne la partie. La rénovation achevée, c'est l'heure de la fête.ÉPUISÉVOIR PRODUIT7,60 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Mon petit ange breveté. Lettres d'amour à Olivia
Twain Mark ; Gillyboeuf ThierryLes lettres d'amour à son épouse d'un des plus grands écrivains américains. Un ensemble unique et inédit, d'une remarquable qualité littéraire, qui couvre toute la carrière de Mark Twain. Toute sa vie, pendant près de quarante ans, Mark Twain, qui signait Sami (son vrai nom est Samuel Clemens), a écrit à Olivia, son épouse, dont il est tombé amoureux après avoir vu une photo d'elle dans la cabane de son frère. Quand ils se rencontrent peu après, au cours d'une conférence de Charles Dickens, il la demande en mariage, et elle l'éconduit. S'ensuit une longue correspondance amoureuse, plus d'une centaine de lettres, où Twain n'apparaît pas que comme l'auteur facétieux, spirituel qu'il est, mais aussi comme un homme qui se veut l'épigone des chevaliers de la légende arthurienne. Après leur mariage, Twain ne cesse pas de lui écrire, chaque fois qu'il part en tournée aux Etats-Unis ou en Europe. Dans ces lettres, on découvre le père, affectueux et inquiet, l'homme du Mississippi qui tente de perdre un peu de ses manières rustres auprès de cette femme qu'il n'a cessé d'aimer, et qui est bien plus que la " femme du grand écrivain ". En effet, elle lui prodigue des conseils littéraires, l'aide pour la publication de ses livres et ses conférences. Marquée par les drames familiaux (la mort de deux de leurs enfants), cette correspondance est le récit d'une complicité amoureuse et intellectuelle qui dure toute une vie. Même quand les médecins préconisent à Olivia de vivre loin de Twain pour reposer sa santé fragile, il vient en cachette la voir pour lui remettre des lettres d'amour, dont l'ardeur ne s'est pas tarie au bout de près de quarante ans. Ces dernières lettres, qui portent le poids de la maladie dont Olivia, pourtant sa cadette de dix ans, mourra prématurément, sont parmi les plus poignantes de cet ensemble unique et inédit en français.EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Lettres à Sigurd. 1937-1944
Gary Romain ; Norberg CharlotteSigurd Norberg fut l'un des camarades de jeunesse de Romain Kacew, futur Romain Gary. Les deux garçons se lièrent sur les bancs du lycée de Nice en 1928, l'un venu de Suède, l'autre de Pologne. Sigurd fut ainsi le témoin privilégié des années de formation de Romain Gary, retracées dans La Promesse de l'aube avec la liberté et l'humanité facétieuse de l'auteur. Reparti à Stockholm pour y suivre ses études supérieures, Sigurd ne coupa pas les ponts avec son ami. Les lettres que lui adressait alors Romain Gary attestent leur grande proximité, alternant les plaisanteries potaches, les confidences, l'évocation de projets et les allusions à la menace que faisaient alors peser sur le monde libre les manoeuvres du "sieur Hitler, l'anti-homme". Ainsi se dessine un portrait inédit du futur écrivain, qui confirme, en toute spontanéité, sa haute conception de l'amitié, la fermeté et la précocité de ses engagements et le secours qu'apportent à sa mélancolie le sentiment amoureux, l'humour et, déjà et surtout, la littérature.EN STOCKCOMMANDER14,00 € -

Quatre meurtres et un bal en noir et blanc. Correspondance 1959-1984
Capote Truman ; Plimpton George ; Tournier JacquesRésumé : "De sang-froid" a valu à Truman Capote tout ce dont peut rêver un écrivain : éloges unanimes, ventes records, célébrité. Mais derrière une vie aux allures de fête, ce succès marque aussi le début de la descente aux enfers. Si Capote a donné ses lettres de noblesse à un nouveau genre, qu'on appellera tour à tour roman document, non-fiction novel, récit du réel, l'écriture de son chef- d'oeuvre l'a "rongé jusqu'à la moelle" , et il ne s'en relèvera pas. Ses lettres et le long entretien qu'il accordait au "New York Times" en 1966 offrent une plongée passionnante dans l'histoire et les répercussions intimes d'un livre qui a révolutionné l'histoire de la littérature.EN STOCKCOMMANDER9,50 € -

Je ne me suis jamais senti un étranger en France. Lettres à mes amis français
Zweig Stefan ; Cain-Hérudent Brigitte ; Delphis ClJe ne me suis jamais senti un étranger en France. J'ai beaucoup vécu à Paris dans ma jeunesse. Ah ! cette atmosphère humaine, amicale, sans pompe ni faste, cette atmosphère de camaraderie que j'étais sûr de trouver chez mon ami Georges Duhamel, alors médecin, chez mon ami Jules Romains, professeur de lycée, est de celles que l'on n'oublie pas", déclarait Stefan Zweig en avril 1940 dans le journal Marianne. L'auteur du Monde d'hier a entretenu un lien particulier avec la France, le pays de ses héros : Montaigne, Balzac ou Verlaine, mais aussi de son mentor, Romain Rolland. A chaque étape décisive de sa vie et jusqu'à son départ d'Europe, il y a noué des liens d'affection et d'admiration. Parallèle à son succès dans tous les pays, sa =religion de l'amitié= avec de grands auteurs français est restée essentielle pour lui. Ce livre, qui rassemble plus de 400 lettres inédites, écrites presque toutes en français, en porte témoignage et réserve plus d'une surprise sur ses engagements littéraires et politiques.EN STOCKCOMMANDER27,05 €



