Critique N° 857, octobre 2018 : André Bazin. Le regard inépuisable
Roger Philippe
MINUIT
12,00 €
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EAN :9782707345011
André Bazin est l'auteur célébré d'une oeuvre restée largement méconnue. Peu de lecteurs, jusqu'à ce jour, se sont aventurés au-delà de Qu'est-ce que le cinéma ? , vite devenu un classique. Aussi la publication, longtemps attendue, des Ecrits complets est-elle un événement intellectuel autant qu'éditorial : avec les trois volumes parus aux Editions Macula sous la direction d'Hervé Joubert-Laurencin, c'est tout Bazin qui nous est offert ; et notre lecture de ce génial initiateur en est bouleversée. Critique tenait à accompagner cette redécouverte qui n'a rien d'une exhumation nostalgique, tant les textes de Bazin sur le cinéma et l'image filmique, mais aussi sur la télévision et l'audiovisuel, sont d'une brûlante fraîcheur, comme l'illustrent les contributions d'Antoine de Baecque, Emmanuel Burdeau, Marc Cerisuelo, Marco Grosoli, Jean-Louis Jeannelle, Patrizia Lombardo et Jean Narboni. Retour à Bazin ? Non pas. Mieux vaudrait dire, après Kierkegaard : "reprise en avant", avec Bazin, de la question des images mouvantes et de leur place dans nos vies.
Nombre de pages
110
Date de parution
18/10/2018
Poids
116g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707345011
Titre
Critique N° 857, octobre 2018 : André Bazin. Le regard inépuisable
Auteur
Roger Philippe
Editeur
MINUIT
Largeur
135
Poids
116
Date de parution
20181018
Nombre de pages
110,00 €
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De Stanze, paru en France en 1981, à Polichinelle, le dernier-né, peu d'oeuvres philosophiques contemporaines ont exercé sur leurs lecteurs le même charme que celle de Giorgio Agamben. Charme au sens le plus fort : ce qui enchante et ce qui enchaîne. L'enchantement naît de ce chatoiement d'une langue et d'une pensée prenant à la traverse philologie, métaphysique et politique. Ondoyante et diverse, telle apparaît de prime abord cette oeuvre si singulière. Mais si elle enchaîne, c'est par sa rigueur, par le caractère construit, délibéré et pour ainsi dire prémédité de sa démarche. La série Homo sacer vient d'être réunie en un seul volume dans sa version française, mais il est clair qu'elle a d'emblée été conçue pour devenir cette somme, tandis que d'autres chemins ne cessaient, autour d'elle, de bifurquer. Ce numéro de Critique, dirigé par Ernesto Kavi, n'a pas vocation à faire le bilan d'une oeuvre qui suit son cours. II voudrait contribuer au riche débat que suscitent, depuis plusieurs années et dans de nombreux pays, les travaux de Giorgio Agamben. Et peut-être, grâce aux contributions ici ras- semblées, aux deux inédits qu'il a bien voulu nous donner et au dialogue qui s'est établi, pour ce numéro, entre Patrick Boucheron et lui, d'esquisser le portrait de ce philosophe qui dit "chercher à sa façon le passage du Nord-Ouest dans la géographie de la vraie vie".
Depuis sa naissance jusqu'aux dernières années du XXe siècle, la corrida n'a cessé d'inspirer artistes, poètes et philosophes. Georges Bataille fut de ceux-là et l'on ne s'étonnera pas de voir Critique revenir dans cette arène où se sont nouées, de longtemps, esthétique et éthique. Et il y a quelque urgence à le faire, tant la pauvreté des discours contemporains sur la corrida est indigne de son histoire, de ses principes et de ses fins. La corrida n'est ni un sport, ni un jeu, ni un sacrifice. Elle est plus qu'un spectacle et moins qu'un rite. Elle n'est pas tout à fait un art ni vraiment un combat. Elle emprunte à toutes ces pratiques qui sont la culture même, et en fait un tout original en les poussant hors d'elles-mêmes. Elle rend la tragédie réelle. parce qu'on y meurt tout de bon, mais rend la lutte à mort théâtrale parce qu'on y joue sa vie en habit de lumière. D'un jeu, elle fait un art parce qu'elle n'a d'autre finalité que son acte ; d'un art elle fait un jeu parce qu'elle rend sa part au hasard. Spectacle de la fatalité et de l'incertitude, où tout est imprévisible et l'issue connue d'avance. Mesure de l'homme à l'animal. Mesure de l'animalité à l'aune de l'humanité. Art paradoxal, la corrida fait rêver les arts : cinéma, peinture, danse, littérature. Objet insaisissable, elle défie la pensée : histoire, anthropologie, philosophie. Pour partie issu d'un colloque tenu à l'Ecole normale supérieure (Paris). ce numéro a été conçu par Francis Wolff et Pedro Cordoba. Pour remettre la corrida dans la lumière de sa vérité ?
Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivantsest l'un des tout premiers textes composés par Charlotte Delbo à son retour des camps en 1945. Depuis la redécouverte récente de son oeuvre, ce poème à la portée universelle, écrit contre la barbarie de toutes les époques, est devenu une référence. Nous en proposons ici une édition typographique enrichie d'une notice qui raconte son histoire.