Théodore Solier - il préfère qu'on l'appelle "Dodore" - pourrait bien être un grand frère de celui qui déjà nous racontait sa vie dans "Art de la fugue'. Un grand frère en trompe-l'oeil, encombré par une mémoire trop large pour lui. Dodore n'est plus un jeune homme et n'a pas toujours compris comment il avait pu se perdre dans les traverses de ce siècle où on l'avait prié de bien vivre. Avec, en corollaire, cette question un rien plus précise mais non moins embarrassante: comment se retrouver quand on avance à l'aveuglette au fil des saisons de la vie, en butant contre les événements, en titubant à l'heure des décisions à prendre. Ou bien, plus précisément encore: comment retrouver, dans le dédale du métro, la trace d'un père disparu en 1914 sans laisser de corps? Acteur improbable de sa propre vie, sans rôle bien défini, moins joueur d'une existence qui lui appartient peu que joué par elle, il fera de sa mort son unique mise en scène: d'abord dans la forêt qui lui refuse la sépulture qu'il cherchait, ensuite dans un ultime face à face (ah, la trahison des miroirs!) avec la photographie, chambre obscure après beaucoup d'autres, propice à d'étranges révélations... le temps de cette faction de seconde qui éclaire le Temps et rassemble toutes les images en une seule - et pour cause. Un autre roman sur le désarroi de soi - radical quand ce sont les autres qui fuient et que le siècle a résolu de vous laisser dans votre coin. Alain Roehr, la quarantaine, enseigne aujourd'hui dans un lycée de la région parisienne. Sa première fiction,"Art de la fugue"(2000) a été remarquée par la critique. "
Nombre de pages
201
Date de parution
10/08/2002
Poids
252g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859408411
Titre
Chambres obscures
Auteur
Roehr Alain
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
252
Date de parution
20020810
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
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Le cri transperce la quiétude du petit pavillon, c'est à coup sûr mon père qu'on égorge dans la cuisine au rez-de-chaussée: le rôdeur que je redoutais tant et dont je devinais ou inventais l'ombre à la tombée de la nuit derrière les fenêtres donnant sur le jardin, l'inconnu au profil d'aigle et aux mains osseuses a réussi à s'infiltrer chez nous en catimini."
Qu'est-ce qui pousse Cécile-la sage infirmière-à s'introduire. malgré l'"obligation de réserve à laquelle elle est soumise. dans la vie privée d'un de ses patients, un vieil homme hospitalisé? Qu'est-ce qui pousse Florentin-le patient-à demander à Cécile de se rendre dans son petit logement, dont il lui confie les clés, afin de lire un manuscrit qu'il n'a osé montrer à personne? Entre ces deux-là. la rencontre, faute de pouvoir se faire par les simples gestes de l'existence, se fera par les mots. Un domaine feutré où le. Désir, le sang. les larmes ne sont pas mus avec moins de violence, parfois. que sur la scène de ce théâtre en trompe-1`?il qu'on appelle le réel. Et où l'on peut très bien risquer sa vie... rien qu'à en chercher le sens."
Troisième fiction d'Alain Roehr, déjà remarqué en 2001 avec Art de la fugue (« Un très beau roman, au pari difficile », HUGO MARSAN/LE MONDE) et l'année suivante avec Chambres obscures (classé cette saison-là par la rédaction de « LIRE » parmi les « Douze romans de la rentrée »).
Que sont supposés voir du monde et de ses habitants ceux qui ont des yeux pour voir? Ainsi s'interroge, entre les lignes d'un récit volontairement « blanc », le gamin - puis l'adulte - qui traverse cette histoire brève et qui parle. Sa mère est aveugle, son père souvent absent. Pour ne pas se perdre - ou le perdre -, la mère a fait confectionner à son usage une sorte de harnais et se laisse guider par son fils. Mais qui conduit qui? On ne nous dit rien - directement - de la solitude et de la souffrance de celui qui s'exprime ici. Mais pour être contenue, étouffée presque, l'émotion n'en est pas moins là.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.