La nation inachevée. La jeunesse face à l'école et la police
Roché Sebastian
GRASSET
22,60 €
Sur commande
EAN :9782246819707
La démocratie est en crise, le pays se fissure et notre boussole politique s'est démagnétisée. Le diagnostic ne trompe pas : le débat public se crispe sur l'identité nationale, les valeurs républicaines et la laïcité tandis que la participation électorale décline... Tout indique que le processus de fabrication de la nation et des citoyens libres semble bloqué. Les causes désignées par les chaînes d'information en continu, qui abreuvent des pans entiers de la société ? la tyrannie des minorités ethniques ou religieuses, et la perte de l'autorité de l'Etat. Les solutions proposées par les mêmes ? Une école Troisième République où les maîtres inspirent le respect et une police renforcée, plus nombreuse et plus agressive dans les zones pauvres. Au-delà de l'emballement médiatique autour des faits-divers et de leur utilisation par des responsables politiques, quelle est la pertinence de ce diagnostic ? Dans cet essai charpenté et incisif, fruit d'une enquête scientifique et de travaux de recherche menés depuis dix ans, Sebastian Roché dessine un paysage et une réalité sociale bien plus complexes qu'on ne l'entend d'ordinaire. Oui, la question de l'identité collective et de la culture civique ont toute leur légitimité dans le débat - elles sont au fondement du fonctionnement des Etat-Nations- mais il ne faut pas oublier que la fabrique de la démocratie repose pour une large part sur la socialisation des enfants et l'éducation. Oui, les croyances dans les principes civiques et l'identité collectives sont bien affectées par les phénomènes migratoires et les pressions religieuses. Mais, loin de faciliter la cohésion sociale, les fonctionnements actuels de l'Ecole et de la Police creusent le sentiment de rejet et amplifient le malaise. L'instruction publique n'est pas la matrice des valeurs collectives, elle ne convainc que les gagnants de la compétition scolaire, laissant les perdants sur le bord de la route. Et la police, de son côté, par ses pratiques douteuses, comme les contrôles d'identité discriminatoires, et son impossible réforme face à un pouvoir faible, freine l'intégration des enfants des zones pauvres et des minorités ethniques... Au terme de ce constat en clair-obscur apparaît une question qui vient ébranler le fondement de nos institutions : Et si l'Etat tel que nous le connaissons était le poison et non l'antidote à la crise que nous traversons ?
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
396
Date de parution
19/01/2022
Poids
384g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782246819707
Titre
La nation inachevée. La jeunesse face à l'école et la police
Auteur
Roché Sebastian
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
384
Date de parution
20220119
Nombre de pages
396,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : La démocratie se renforce tandis que les violences se multiplient. De 1950 à 1980 la protection sociale se généralise, le système scolaire s'ouvre à tous, la police couvre le territoire et les inégalités sociales semblent se réduire. Pendant le même temps, la France et les pays les plus riches du monde connaissent, surtout dans leurs grandes villes, une croissance étonnante des incivilités, de la délinquance et de la criminalité. Avec les années 1980 et 1990, la crise économique est venue ajouter son cortège de difficultés : précarité de l'emploi, chômage, effet ghetto, communautarisme. Les villes qui étaient le berceau de la civilisation, deviennent son tombeau. L'Etat ne peut plus, à lui seul, garantir la sécurité. Les causes de l'insécurité ne sont pas là où ses manifestations sont médiatisées, dans les banlieues. Les désordres plongent certes leurs racines dans les difficultés économiques, mais aussi dans ce à quoi nous sommes tous le plus attachés, c'est-à-dire l'individualisme des valeurs et modes de vie. On a de moins en moins besoin des autres comme individus concrets et de plus en plus comme éléments d'un système (les contribuables, les assurés, etc.) et la solidarité en souffre. La violence est inséparable de ce dont nous sommes les plus fiers en tant que citoyens : la démocratie et les garanties offertes par la loi, le fait de pouvoir remettre nos problèmes à des policiers, des magistrats et des travailleurs sociaux. Publié pour la première fois en poche, ce travail de recherche et de référence souligne la double nécessité de refuser la démagogie médiatique ou politique d'une part, de renforcer l'analyse des causes profondes d'un malaise et d'un mal de vivre croissants d'autre part.
Le besoin de sécurité et le "sentiment d'insécurité" qui l'exprime jouent désormais un rôle essentiel dans la vie politique, et le thème n'est pas près de quitter le devant de la scène. Comment concilier (surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001) la garantie des libertés publiques et le renforcement des dispositifs sécuritaires? Sans aller jusqu'au terrorisme, véritable épée de Damoclès de nos démocraties, la délinquance routière, les délits économiques et financiers, la délinquance de rue, etc., sont désormais jugés radicalement insupportables et motivent une demande de sécurité qu'il serait hâtif de réduire à un simple accès d'esprit punitif encouragé par les médias. L'objet de ce livre est de prendre l'exacte mesure de cette nouvelle donne. Quels sont les éléments crédibles d'explication de la montée des diverses délinquances? Quels sont les dangers qui nous guettent réellement? Quelle est la position de la France en Europe? Comment agissent les médias? Que penser des politiques de sécurité mises en oeuvre? Les auteurs se sont efforcés de répondre à ces questions par la recherche d'informations pertinentes dans les statistiques, mais aussi sur le terrain. On prendra la mesure des avancées et des limites de l'action gouvernementale, du chemin restant à parcourir et des réformes nécessaires pour permettre à la police de répondre à la demande des citoyens. Ce livre éclairera tous ceux qui ont à envisager la problématique sécuritaire et la prévention dans une logique d'études, d'enseignement ou d'action sur le terrain, ou veulent faire leurs choix sociaux et politiques en toute connaissance de cause. Biographie de l'auteur SÉBASTIEN ROCHÉ, chercheur au CNRS, où il est responsable du pôle "Sécurité et société", enseignant à Sciences Po Grenoble et secrétaire général de la Société Européenne de Criminologie (Cambridge), a réuni une équipe comprenant Laurent Bègue, Pierre Berthelet, Olivier Hassid, Jacques de Maillard, Gilles Ivaldi, Christian Mouhanna, Véronique Pujas, Vincent Tournier.
Résumé : " La finalité des polices dans les démocraties ne devrait pas être de faire régner un ordre. L'ordre devrait, en réalité, n'être qu'un moyen. Mais un moyen de quoi ? Les agents ne forment pas une armée face à un adversaire - même si certains responsables aiment à les caricaturer ainsi. La mission éminente des polices est de produire de la certitude et de la confiance en défendant des normes et des valeurs supérieures et, ainsi, de contribuer à la cohésion sociale ". Toute démocratie a besoin d'une police, et réciproquement la police a besoin que les citoyens la soutiennent, qu'ils la considèrent comme " leur police ". Mais les gouvernements ont peu soutenu la transformation des forces de l'ordre en service tourné vers le public et soucieux de l'égalité de tous les citoyens, en particulier des minorités. Nos grands voisins européens sont bien meilleurs que nous sur ces points. Les conséquences sont lourdes, sur notre sol, au moment où la confiance est particulièrement nécessaire. D'autres défis sont également devant nous. Le ministère de l'Intérieur confond force et autorité. Or, la façon dont la police agit en banlieues et l'injustice observée dans les contrôles au faciès fragilisent encore l'autorité étatique. A l'heure où la diversité de la population est une réalité que nul ne peut plus ignorer, et où les conflits de valeurs et d'identité entre les différentes communautés (musulmane en premier lieu) sont soulignés, la question religieuse s'invite dans les enjeux de police. La distance prise par certaines communautés face à la collectivité politique nationale et aux valeurs qu'elle doit incarner (liberté, égalité) se traduit par une défiance croissante manifestée face à la police. Sa légitimité, et partant son efficacité, sont affaiblies. Et avec la cohésion de notre pays. Dans cette enquête unique et inédite, Sebastian Roché analyse " l'expérience de la police " vécue par la population française actuelle et dresse un constat préoccupant. Loin des stéréotypes et des idées toutes faites, il dévoile l'état de la police et de son rapport au peuple dans un pays en colère et en transformation, et propose des solutions pour renverser la spirale négative dans laquelle nous sommes engagés.
Faut-il réprimer tous azimuts la délinquance ou bien peut-on en rester à des mesures de prévention? Désormais, en France, les taux de délinquance rejoignent ceux que connaissent les États-Unis. Dès lors, pourquoi ne pas appliquer dans notre pays la solution américaine: la tolérance zéro ? Mais d'abord, notre politique de prévention est-elle vraiment adaptée ? Peut-on se contenter d'améliorer les conditions sociales et économiques des plus défavorisés ou bien doit-on lutter très tôt contre tous les comportements qui peuvent conduire à la délinquance ? Sebastian Roché propose une réévaluation radicale du " problème de l'insécurité " et il élabore des solutions concrètes.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.