L'Afrique noire et la France au XIXe siècle. Conquêtes et résistances
Roche Christian
KARTHALA
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EAN :9782811104931
Au cours des siècles passés, les relations de l'Afrique subsaharienne avec la France ont été plutôt difficiles. Elles ont atteint leur paroxysme dans la seconde moitié du XIXe siècle quand les puissances européennes se sont partagé le continent africain en 1885 lors du Congrès de Berlin et que la France elle-même a multiplié les conquêtes, du Sénégal au Congo, en passant par Madagascar et les Comores, et ce malgré de nombreuses résistances. L'histoire de la conquête française a donné lieu à beaucoup d'ouvrages, notamment pendant la période de l'Empire français. Des explorateurs, des administrateurs et des militaires ont narré leurs missions prescrites par les différents gouvernements. Les résistances des Africains y sont souvent présentées comme des obstacles à la diffusion des bienfaits de la civilisation européenne. La notion de résistance est devenue sensible en France depuis les événements de la seconde guerre mondiale et l'occupation du pays par les armées allemandes. Mais, paradoxalement, quand on évoque le même concept pour les populations africaines, l'écho n'est pas le même. Les enseignants lui consacrent peu de temps et les manuels scolaires ne lui réservent que quelques pages. L'objectif de cet ouvrage est de recenser l'histoire de ces résistances qui compte de grandes figures comme Béhanzin, Lat Dior, Mogho Naaba Wogbo, Rudolf Douala Bell, les reines de Madagascar, Samori et beaucoup d'hommes et de femmes moins célèbres ou sans nom. Une histoire peu connue ou oubliée, pourtant indispensable à notre mémoire.
Nombre de pages
224
Date de parution
19/07/2011
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811104931
Auteur
Roche Christian
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20110719
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224,00 €
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Quand on évoque les conquêtes et les résistances des peuples africains au XIXe siècle, on oublie parfois que depuis le siècle précédent, de nombreux animistes luttaient contre l'asservissement de grands conquérants djihadistes. Les Français se sont trouvés en présence de guerres intestines d'une rare violence et se sont présentés comme des « protecteurs ». Des conquérants comme El Hadj Omar, son fils Ahmadou, Samori Touré ont compris que leur pouvoir allait être sérieusement menacé par les ambitions expansionnistes françaises. Rivaux, incapables de faire front commun, ils échouèrent dans leurs tentatives parfois désespérées de repousser l'occupant.
Qui se souvient aujourd'hui de Paul Vigné d'Octon ? Celui qui a fait graver sur sa tombe l'épitaphe ; " j'ai fait du soir de ma vie une aurore " devrait susciter en ces temps troublés une légitime curiosité. Né sous le Second Empire et mort pendant la seconde guerre mondiale, ce personnage hors norme a soulevé pendant sa vie bien des polémiques. Médecin de la Marine, député de l'Hérault, romancier prolixe, pamphlétaire virulent, adepte du Naturisme, il fut l'un des précurseurs d'une hygiène de vie et d'une médecine naturelle admises aujourd'hui. Epris de justice et de compassion pour la détresse humaine, il a mené avec fougue divers combats notamment contre l'exploitation des peuples colonisés. Ses deux ouvrages La Gloire du Sabre et la Sueur du Burnous ont subi à leur époque les foudres de la censure.
Un demi-siècle vient de s'achever depuis les années 1960. Qui se souvient des origines sociales, des formations professionnelles, des parcours politiques des pionniers des indépendances africaines et de leurs successeurs ? Cet ouvrage s'adresse à un large public intéressé par le passé récent du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée- Conakry, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Togo, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo- Brazzaville, du Gabon, du Rwanda, du Tchad, de Djibouti, des Comores, de Madagascar qui ont eu un passé colonial et des relations particulières avec la France.
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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