André Robinet présente ici l'intégralité des documents, jusqu'alors dispersés et souvent inédits, reconstituant l'histoire continue et subtile des relations qui ont uni les destins de Malebranche et de Leibniz. Echanges épistolaires, envois d'ouvrages, relations indirectes par l'intermédiaire d'amis communs, lectures des oeuvres réciproques, réflexions sur les systèmes scientifiques et philosophiques tressent entre les deux hommes des relations personnelles, abondantes et suivies. La totalité des connaissances du passé et de l'époque sert de toile de fond à cette amitié, discrète et impossible. S'ils ne sont étrangers à aucun des problèmes de leur temps, l'admiration sincère qu'il séprouvent l'un pour l'autre les laisse cependant étrangers l'un à l'auter : les intuitions fondamentales divergent du tout au tout, les traditions sont adverses, leurs phraséologies, leurs thèses, leurs systèmes dissemblables. Malebranche et Leibniz apparaissent chacun trop complets pour s'être attendus, trop grands pour s'être mesurés, trop originaux pour être dépendants. Le dialogue que nous aurions souhaité n'a pas eu lieu. Mais n'est-ce pas justement parce que les deux philosophes étaient du même côté de la recherche de la vérité? Par-delà leurs divergences, un même esprit les unit, une sympathie les enchaîne de son appel intérieur : celle des valeurs d'une culture, d'une politique, d'une religion et d'une philosophie d'inspiration chrétienne.
Date de parution
02/09/2004
Poids
675g
Largeur
205mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711605385
Titre
MALEBRANCHE ET LEIBNIZ RELATIONS PERSONNELLES
ISBN
2711605388
Auteur
ROBINET
Editeur
VRIN
Largeur
205
Poids
675
Date de parution
20040902
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.