Jacques Robinet poursuit dans L'Attente son exploration d'une forme originale, où l'intimité de l'écriture d'un journal s'unit à un travail stylistique qui fait de ces pages, plus encore qu'une autobiographie, un récit libéré des contraintes d'une intrigue romanesque. Le titre donne le ton : L'Attente est la chronique d'une année 2020 où l'épidémie a enfermé la France pendant des semaines, voire des mois, dans un étrange repli hanté d'angoisse et d'incertitude. L'écrivain vit pleinement le trouble de cette période, où il abandonne son appartement parisien pour s'installer sans doute définitivement dans sa maison provinciale. Changement de vie, mais qui ne change rien aux constantes de la vie : la vieillesse et la maladie, l'approche de la mort, mais aussi la quête du bonheur, réalisée aussi bien dans la tendresse d'un quotidien partagé avec son compagnon que dans la plénitude d'une foi à la fois nourrie de doute et ouverte à l'émerveillement sans cesse nouveau de la beauté du monde. Variation sur le thème de l'attente, une réalité propre à tout destin humain, ce livre est aussi comme un compagnon de route, une voix attentive où l'on retrouve l'écho de la pratique de psychanalyste qui fut le quotidien de l'auteur pendant des années. Dans la lignée de Philippe Jaccottet ou de Marie Noël, les notes de Jacques Robinet nous confient l'essence de toute une vie condensée en une unique année.
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Nombre de pages
231
Date de parution
20/10/2023
Poids
344g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791095066583
Titre
L'attente. Notes de l'année 2020
Auteur
Robinet Jacques
Editeur
COOPERATIVE
Largeur
152
Poids
344
Date de parution
20231020
Nombre de pages
231,00 €
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Dans "Un si grand silence", Jacques Robinet évoquait la mort de sa mère et son cheminement pour survivre au deuil. Il renoue dans ce nouveau livre avec l'écriture autobiographique. "La Monnaie des jours" constitue comme la somme de l'expérience de toute une vie, dans une présentation originale, à la fois discontinue et profondément cohérente. Passé, présent et avenir se succèdent sous des formes d'écriture à chaque fois différentes. Une série de proses brèves évoquent le passé, de la guerre d'Algérie à des instantanés intimes. Le présent surgit à travers les feuillets d'un journal tenu entre 2012 et 2019, où l'émerveillement souvent voluptueux de vivre s'allie à la permanence de doutes religieux reflétant une vision très contemporaine. La troisième partie prolonge le journal par une série d'aphorismes, de visions, de conseils permettant d'envisager un avenir enfin plus habitable. Ces fragments constituent à la fois un art poétique et l'apprentissage d'une fragile sérénité capable de maintenir en dépit de tout la lueur de l'espérance. Ce livre frappe d'abord par l'originalité de sa structure. L'auteur associe plusieurs formes d'écriture, qu'unifie un ton très personnel, l'ancrage dans l'autobiographie mais aussi le désir de proposer une vision ouverte, nourrie manifestement par son expérience de psychanalyste autant que par son parcours de poète. Ce livre s'inscrit ainsi dans la lignée des "Notes intimes" de Marie Noël ou du "Journal" de Julien Green.
Ce livre est un peu autre chose qu'un journal sans dates. L'auteur n'en a gardé que les indications de mois, et dans la succession des notes prises au fil des jours tout au long de l'année 2019, n'a retenu que celles qui saisissent au plus intime la saveur des instants mais aussi les heures les plus aiguës de sa quête spirituelle. Un livre d'inquiétude traversé d'éclairs de lumière. Resté homme de foi, même s'il a quitté la prêtrise, Jacques Robinet est torturé par le doute et creuse par l'écriture, jour après jour, cette impossibilité de croire, de s'abandonner à la foi, d'une manière extrêmement poignante mais sans mièvrerie, et très moderne à notre avis. Ces pages sont aussi une méditation sur le bonheur et sur la mort, l'auteur se sachant malade, quoique pas immédiatement condamné, et guettant l'approche d'une issue qu'il sait devoir affronter. C'est en cela aussi que ce livre possède une dimension humaine susceptible de parler à tout lecteur.
Comme tous les intellectuels de sa génération, Paul Valéry a découvert Nietzsche aux alentours de 1900, grâce aux traductions qui commençaient de paraître au Mercure de France. Pour répondre à la demande de plusieurs revues attendant de lui des articles sur les parutions récentes, Valéry lit à cette époque, crayon en main, les oeuvres du philosophe allemand. Au cours de l'hiver 1908-1909, il prend une longue série de notes. Ces notes inédites, qui ne se trouvent pas dans les célèbres Cahiers, forment le principal élément du dossier rassemblé par Michel Jarrety. Pour les compléter et les éclairer (Valéry ayant finalement renoncé à écrire les articles promis), cet ensemble est précédé d'une série de lettres (à André Gide, à Guy de Pourtalès, et à Henri Albert, premier traducteur de Nietzsche). Confronté à une pensée forte qui, sur plusieurs points, rejoignait pourtant la sienne, Valéry exprime dans ces pages ses réticences, exerce sa faculté critique avec son acuité habituelle, et nous donne ici plus que jamais l'exemple de ce "lecteur exigeant" qu'il appelait de ses voeux pour sa propre oeuvre.
Résumé : La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle marquent pour le peuple arménien le passage de l'oppression au martyre. C'est à cette période que le pouvoir ottoman décide de les éliminer du territoire de l'empire. Entre 1894 et 1896, les massacres ordonnés par le sultan Abdulhamid, puis les massacres d'Adana en 1909, sont comme une répétition générale du génocide. Les Turcs mettent finalement à profit la Première Guerre mondiale pour les exterminer. Plus d'un million d'Arméniens sont assassinés en quelques années, dans des conditions d'une cruauté inouïe. Adom Yardjanian (1878-1915) naît précidément en cette époque où les provinces arméniennes inclues dans l'empire ottoman sont dévastées par les massacres. Issue d'une famille prospère, il fait d'excellentes d'études et c'est un de ses professeurs qui lui donne son surnom de Siamanto, qu'il rendra célèbre. En 1896, il part pour l'Egypte afin de fuir les persécutions. Dès lors, il vit surtout à l'étranger, notamment en France, où il étudie à la Sorbonne, et en Suisse, où il publie ses premiers poèmes. Ses errances le mèneront jusqu'aux Etats-Unis, mais il finit par rentrer dans sa patrie tant l'exil lui est insupportable. Il fait partie des nombreux intellectuels arméniens massacrés par les Ottomans durant l'été 1915 - on ne saura jamais s'il était encore vivant le 15 août, où il aurait dû célébrer son trente-septième anniversaire. Cette destinée tragique, que partagèrent des centaines de milliers d'Arméniens, est celle d'un des plus grands poètes de son époque. La poésie de Siamanto frappe avant tout par son intensité extraordinaire, une véhémence qui s'exprime par la profusion des images et une puissance vraiment visionnaire des évocations. Hanté jour et nuit par le martyre subi par son peuple, Siamanto semble se révolter contre l'idée de l'oubli où pourraient sombrer tant de souffrances. Sa douleur est d'autant plus bouleversante qu'il est aussi un jeune homme plein d'énergie, qui veut croire en l'espoir d'une rébellion, voire d'une libération, malgré le destin qui l'accable. Seuls quelques poèmes de cette oeuvre hors norme ont été traduits en français dans des anthologies de la poésie arménienne. Nous publions ici, en édition bilingue, la première traduction française d'un choix important de poèmes, qui suit l'évolution de l'oeuvre de Siamanto au cours de son parcours fulgurant. Une préface et des notes de la traductrice, Ani Sultanyan, introduisent le lecteur dans l'univers du poète, même s'il suffit de le lire pour se convaincre de sa grandeur. Cette anthologie est accompagnée de quelques photos particulièrement rares. La présence du texte original en regard se justifie non seulement par la rareté des éditions arméniennes accessibles mais aussi par la beauté typographique des caractères arméniens.
Ce livre a été écrit à l’aube des années 1980, par un jeune homme de vingt et un et vingt-deux ans. Les Sonnets de Germont inaugurent la publication aux éditions de la Coopérative d’une oeuvre qui a pris au fil du temps une ampleur considérable, touchant à des genres très divers - poésie, roman, théâtre. Ce recueil de sonnets en vers libres assonances constitue un itinéraire en’ trois étapes : initiation de la jeunesse à la beauté, à l’amour et à la mort. Le poète qui découvre le monde dans sa nouveauté et part à la recherche de son double amoureux est aussi une âme ancienne, où revivent des figures immémoriales dans l’attente et la certitude de la résurrection.