Joyce a ses quarks, Flann O'Brien a sa théorie mollyculaire, faisant siens les propos d'Einstein selon lequel si une idée n'est pas au premier abord absurde elle n'a aucun avenir. De son vrai nom Brian O'Nolan (1911-1966), O'Brien s'avère être un auteur protéiforme féru de mystification, voyageur au c?ur de l'absurdité apparente des choses. Romancier iconoclaste, chroniqueur acerbe au Irish Times sous le pseudonyme de Myles na gCopaleen, fonctionnaire atrabilaire d'une administration irlandaise kafkaïenne et surtout satiriste talentueux, son point de vue sur la littérature et la société de son époque est particulièrement original. Qualifié par Joyce d'auteur résolument comique, il offre néanmoins des angles d'analyse plus sombres et complexes quand on en vient à se pencher sur ce qui sous-tend sa philosophie du langage et son rapport au monde. Ainsi son chef-d'?uvre Le Troisième Policier est une longue prosopopée au carré: roman narré par un mort publié après la mort de l'auteur lui-même. Le présent ouvrage tend à éclairer de façon synthétique les méandres de la création d'un auteur qui entre whiskey et cigarettes parvint à faire de l'Irlande un théâtre où la farce le dispute à l'allégorie infernale et cocasse. Derrière les excès de la parodie, se dessine une réflexion subtile sur les mécanismes langagiers et la condition humaine. Typiquement irlandais par les thématiques qu'il aborde, de la culture du pub à son goût pour la satire hyperbolique swiftienne, O'Brien n'en demeure pas moins un écrivain universel abordant les confins de l'expérience de l'écriture et de l'incarnation. A la façon des bouffons shakespeariens, la sagesse d'O'Brien se révèle dans son apparente folie ou idiotie. Nulle surprise dès lors que la critique ait vu en lui tantôt un précurseur du postmodernisme, tantôt un écrivain du divertissement pascalien. Dans Swim-Two-Birds, Le Pleure-misère et Le Troisième Policier O'Brien (dé-)construit une cosmogonie portative où le statut de l'artiste est questionné avec force. Dans ce périple au bout du langage, merveilles et désillusions, réalité et fiction se confondent dans une spirale ironique aussi jubilatoire qu'intrigante.
Nombre de pages
240
Date de parution
24/01/2008
Poids
350g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782753505506
Titre
Flann O'Brien. Un voyageur au bout du langage
Auteur
Robin Thierry
Editeur
PU RENNES
Largeur
156
Poids
350
Date de parution
20080124
Nombre de pages
240,00 €
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Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
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