TEMPS DES BANQUET. POLITIQUE ET SYMBOLIQUE D'UNE GENERATION 1818 1848
ROBERT
PUB SORBONNE
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EAN :9782859446253
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de " cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru " (Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XII` arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences. Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier me siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.
Date de parution
07/05/2010
Poids
706g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782859446253
Titre
TEMPS DES BANQUET. POLITIQUE ET SYMBOLIQUE D'UNE GENERATION 1818 1848
ISBN
2859446257
Auteur
ROBERT
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
158
Poids
706
Date de parution
20100507
Disponibilité
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Le quartier parisien est l'objet de mythes qui proviennent généralement d'une représentation sympathique d'un passé perdu. Plaisance ne saurait échapper à ces images. Or, sur la durée, l'historiographie des quartiers parisiens reste très peu abondante. Ce livre veut donc évoquer sous tous ses aspects l'histoire de Plaisance. Un très court temps une banlieue verte et plaisante de Paris, Plaisance est devenu rapidement, mais difficilement, un des quartiers les plus populaires, avec une large dominante ouvrière, de la capitale. C'est alors toute une riche sociabilité, où se côtoient misère, fête et parfois violence, ainsi qu'une intense vie démocratique qui se révèlent. Dans cette histoire urbaine est mis en valeur le rôle décisif des habitants-citoyens dans les politiques publiques parisiennes. Enfin, le livre évoque la période douloureuse de la destruction d'une forte partie du quartier, au prétexte de la rénovation, sans négliger les luttes et la nouvelle culture urbaine qui en sont issues. Quartier périphérique de Paris, quartier populaire, Plaisance est aussi un quartier de la rive gauche. Il en est marqué, en particulier par l'extrême abondance des artistes plasticiens qui y résident ou y ont leur atelier. Mais le livre témoigne de l'absence de présence symbolique du quartier, très peu connu des Parisiens. Il n'est qu'une arrière-cour de Montparnasse. Le livre ouvre alors le chemin à une réflexion sur la construction des légitimités symboliques.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.