La fabrique de la bande dessinée. Perspectives sociologiques et sociosémiotiques sur la bande dessin
Robert Pascal
HERMANN
27,15 €
Epuisé
EAN :9791037022813
La bande dessinée ce n'est pas seulement des albums et des héros, ce sont aussi des auteurs et autrices qui en font les scénarios et qui la dessinent ; des éditeurs, petits ou grands, aux logiques plus ou moins expérimentales ; des supports variés, de la revue au numérique en passant par l'album ; des festivals qui la célèbrent, du plus connu au plus méconnu ; des libraires qui la vendent, notamment dans des boutiques spécialisées ; des bibliothécaires qui la mettent en avant dans leurs médiathèques grâce à des expositions ou des conférences ; des universitaires qui en font l'histoire ou la théorie ; des critiques enfin qui en parlent dans des revues papiers ou sur des sites internet. Bref, la BD, c'est tout un monde très riche de créateurs et de médiateurs qu'un seul livre ne peut suffire à décrire et à analyser. Mais c'est une première pierre à l'édifice, dont l'approche ne peut être que pluridisciplinaire. C'est pourquoi il est bien question ici de sociologies au pluriel, qui visent à comprendre concrètement ce que faire de la bande dessinée veut dire et que pratique aussi bien le civilisationniste, le littéraire, que l'historien du présent et de la culture, le sociologue évidemment ou le spécialiste d'information-communication qui en propose une socio-sémiotique. Ce sont quelques 17 spécialistes qui offrent ainsi un large panorama de cette fabrique de la bande dessinée à travers trois grands axes : le jeu des marges (sociologie éditoriale) ; le jeu des identités (sociologie professionnelle) et le jeu des passages (les processus de légitimation et " d'artification ").
Nombre de pages
296
Date de parution
05/04/2023
Poids
700g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791037022813
Titre
La fabrique de la bande dessinée. Perspectives sociologiques et sociosémiotiques sur la bande dessin
Auteur
Robert Pascal
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
700
Date de parution
20230405
Nombre de pages
296,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre se veut une exploration du polyptyque que déploient nos images dans leur diversité. On peut y entrer par n'importe quel chapitre, sauf le dernier qui s'offre comme une synthèse. Inévitablement pluridisciplinaire, cette anthropologie communicationnelle s'ouvre sur l'histoire de l'art, la sociologie, la sémiotique, la philosophie politique tout autant que les SIC. Elle s'intéresse à des images de peinture comme à des images "machinées" par la photographie, le cinéma ou l'informatique, à des images de la culture cultivée comme aux images plus triviales d'aujourd'hui, celles des jeux vidéo, de la bande-dessinée ou de la télévision. Cette anthropologie se veut communicationnelle, non pour dire que "ça communique", mais qu'il en va d'une aptitude des images à mettre en scène et/ou à conjurer la logique de l'incommunication et à gérer ce que l'on appelle ici le "paradoxe de la simultanéité". Loin d'être isolée, la question du numérique est alors réinscrite dans une anthropologie globale des images qui prête attention à leur matérialité comme aux jeux de leurs signes et qui en offre, au final, une approche comparatiste raisonnée.
La ville est actuellement une question vive. La bande dessinée s'en est emparée depuis longtemps. Pour autant, l'analyse de ses représentations bédéiques reste encore largement à investir et ce livre collectif ne sera qu'une pierre à un édifice qu'il faudra encore largement enrichir. La ville est un " objet " complexe, ou plutôt un complexe d'objets qui ne relèvent pas forcément de l'évidence : la bande dessinée, justement, en offre, si on accepte de la regarder avec attention, des objets inattendus comme l'incommunication ou un rayon lumineux, par exemple. Ce qui signifie aussi que ce livre porte moins sur la représentation de la ville en bande dessinée qu'il ne s'interroge sur leur relation. Parce que la bande dessinée peut, à sa manière, documenter la ville ou intervenir dans le processus même de sa production. Parce que, lorsqu'elle met en scène la ville, elle ne manque pas de questionner, sur un mode théorique, le statut de la ville dans un récit de bande dessinée : est-ce un simple décor, ou bien tout autre chose ? A quoi sert-elle dans la dynamique narrative ? Quel rôle joue-t-elle ? Parce que ville et bande dessinée peuvent partager la question de la marge ou de la fenêtre et nouer un dialogue à ce sujet. Il se dégage, dès lors, deux grandes logiques dans ces approches : l'une qui explore plutôt l'urbain comme un jeu de cadres et l'autre qui explore plutôt les interstices, le presque rien et le décalage.
Avant même l'apparition de BD sur support numérique, la BD a connu une transformation de ses modes de production sous le coup du développement des outils informatiques, photoshop et autre palette graphique, alors même que le support de publication restait le papier. Ce numéro dresse une typologie des formes que prend la BD numérique, entre variété des supports (internet-ordinateur, tablette, smartphone), variété des solutions logicielles (turbomédia, Webtoons, blogs etc.) et variété des modalités sémiotiques notamment. Les auteurs interrogent également les proximités entretenues par la BD numérique avec le jeu vidéo ou l'art. Le directeur de l'ouvrage
Et si le numérique n'était pas aussi immatériel qu'on le croit ? Derrière chaque clic, chaque connexion, se cache une infrastructure gigantesque et méconnue : des centaines de câbles sous-marins, des milliers de centres de données, une myriade de satellites et des milliards de smartphones et d'ordinateurs interconnectés. Cette "méga-machine" , fruit de deux siècles d'innovations techniques, ne se contente pas de faire fonctionner les échanges et l'économie mondiale ; elle redéfinit en profondeur les rapports de pouvoir économiques, politiques et sociaux. Dans Le Numérique-Monde, Pascal Robert, expert reconnu des enjeux politiques des grands systèmes techniques, retrace pour la première fois l'histoire captivante de cette logistique informationnelle, depuis l'invention du télégraphe jusqu'aux défis posés par l'intelligence artificielle. Il dévoile comment cette infrastructure, souvent invisible, mais aux conséquences profondes, est devenue un levier stratégique majeur qui bouleverse les relations entre Etats, entreprises et citoyens. Cet ouvrage majeur offre un cadre rigoureux et inédit pour comprendre les fondations techniques du numérique et mesurer l'importance cruciale de la maîtrise de cette logistique, qu'elle soit économique, stratégique ou environnementale. En éclairant les mécanismes idéologiques, géopolitiques et organisationnels qui sous-tendent cette transformation, il s'adresse à tous ceux qui veulent décrypter le véritable pouvoir du numérique et anticiper les bouleversements à venir. Docteur en sociologie et anthropologie des techniques (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Pascal Robert est professeur des universités et directeur de la recherche à l'Ecole nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib).
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.