Individus et multiplicités. Essai sur les ensembles pratiques dans la Critique de la raison dialecti
Rizk Hadi
KIME
26,00 €
Epuisé
EAN :9782841746620
La relation est au coeur de l'existence individuelle et les multiplicités, que déterminent les différents rapports pratiques, affectifs, sociaux et politiques, sont coextensives à l'invention continue de l'individualité par elle-même. Le présent essai veut rendre compte de la constitution, à partir de la seule activité des individus, des diverses formes d'existence et d'organisation que peut revêtir un ensemble pratique : rassemblements, dispositifs collectifs, réseaux et systèmes, associations et communautés plus ou moins étendues et diversement intégrées, institutions et Etats, sans oublier les conflits et les luttes, avec leur développement historique. Affectée par des phénomènes de domination, la multiplicité reçoit la structure passive de l'union en altérité, comme si la liberté en venait à réaliser, malgré elle, la transmutation de la puissance singulière en impuissance. Mais une multiplicité active peut aussi se constituer en résistant à la servitude et en rompant avec l'être sériel : elle s'affirme alors dans l'expérience subjective du groupe, avec l'apparition du pouvoir normatif et critique appartenant à une multitude libre, qui crée de nouvelles formes de la vie sociale.
Nombre de pages
268
Date de parution
10/04/2014
Poids
360g
Largeur
146mm
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EAN
9782841746620
Titre
Individus et multiplicités. Essai sur les ensembles pratiques dans la Critique de la raison dialecti
Auteur
Rizk Hadi
Editeur
KIME
Largeur
146
Poids
360
Date de parution
20140410
Nombre de pages
268,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage offre un ensemble de définitions ancrées dans le programme de classes préparatoires qui détermine un certain nombre de domaines - la métaphysique, la science, la politique, le droit, la morale, l'art, la technique, l'homme, le langage, la société. Chaque entrée comporte un travail définitionnel, un traitement historique et critique, des liens vers d'autres entrées et quelques textes philosophiques bien ciblés où le concept mentionné est mis en oeuvre dans des analyses philosophiques.
La morale sartrienne est-elle un échec ? C'est ce que ce recueil, qui fait dialoguer le philosophe avec d'autres penseurs émérites, va essayer de résoudre.Quelle est la relation de la morale à l'Histoire chez Sartre ? Trop souvent on considère cette question comme d'emblée réglée : on déclare l'échec de la morale « impossible et nécessaire », celle que Sartre n'a jamais réussi à écrire et à publier. Pourtant, la veine morale traverse toute son oeuvre. Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage analyse les textes dédiés à la question morale dans la réflexion sartrienne des années 1960, y compris certains inédits, en montrant comment elle s'articule à l'histoire et à la politique. Au fil de ce parcours qui fait dialoguer Sartre avec Kant, Marx, Durkheim, Scheler, Lévi-Strauss et bien d'autres, se dessine une conception originale de la morale. Loin de n'être qu'un point de vue de survol sur le monde ou une conviction sur la vie bonne, elle est un mode d'intervention sociale. Les textes ici regroupés mettent au jour les enjeux politiques de l'apprentissage collectif de l'éthique.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Le numéro du Bulletin de la SHESVIE 28-2 sera consacré à un dossier spécial sur "Les classifications zoologiques d'Aristote à Linné. Approches historiques et lexicologiques" . Les éditeurs scientifiques en sont Meyssa Ben Saâd, Simon Thuault, Yoan Boudes et Axelle Brémont. Il sera découpé en cinq passionnants articles dont le premier explorera "La classification zoologique dans la civilisation arabe classique : approche lexicologique et épistémologique" (Philippe Provençal), puis les lecteurs pourront appréhender la richesse du " lexique de l'échelle des êtres dans le Traité des animaux d'Aristote et le De animalibus d'Albert le Grand" (Grégory Cless) avant de se pencher sur l'histoire du "Genre, maître mot du classement" (Philippe Lherminier) ainsi que sur "Les traités d'Ichtyologie vers 1555- La naissance de la "peinture scientifique" " (Katharina Kolb). Enfin, un groupe de jeunes chercheurs nous proposera une "Etude du lexique et des catégories zoologiques en vietnamien" (Phuong Duyen Nguyen, Arnaud Zucker, Danh Thành Do-Hurinville).
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.