Les apprentis sorciers. [Fritz Haber, [Wernher Von Braun, [Edward Teller
Rival Michel
SEUIL
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EAN :9782020215152
A l'automne-hiver 1914-1915, un chimiste allemand de grand renom, Fritz Haber, invente les gaz de combat. Il supervise la première attaque aux gaz, à Ypres, en avril 1915, point de départ de la terrible guerre des gaz qui marquera d'une tâche indélébile la Première Guerre mondiale. En août 1944, Hitler ordonne le bombardement à outrance des cités anglaises et d'Europe continentale à l'aide des premiers missiles balistiques, les V-2. Ces bombes volantes, conçues par le jeune fuséologue allemand Wernher von Braun, font des milliers de victimes à Londres et à Anvers. En novembre 1952, le test de la première bombe H américaine à Eniwetok révèle le potentiel destructeur terrifiant d'une arme mettant en jeu la fusion thermonucléaire. Son inventeur, Edward Teller, s'en félicite, déclarant : « Nous serions infidèles à la tradition de la civilisation occidentale [?] si nous n'augmentions pas la maîtrise de l'homme sur la nature. » Les travaux de Haber, de von Braun et de Teller ont donné à l'humanité, pour la première fois de son histoire, les moyens de sa propre destruction. Nous vivons sous le choc et la menace de cette révolution technique. Il est donc urgent, d'en comprendre les origines et les conséquences. Arthur Koestler disait qu'il avait fallu un siècle au monde pour assimiler la révolution copernicienne et qu'il lui en faudrait peut-être autant pour mesurer la portée de l'invention d'armes de destruction totale. Reste à savoir si nous disposons d'assez de temps pour accomplir cette indispensable mutation intellectuelle.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/04/1996
Poids
250g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020215152
Titre
Les apprentis sorciers. [Fritz Haber, [Wernher Von Braun, [Edward Teller
ISBN
2020215152
Auteur
Rival Michel
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
250
Date de parution
19960403
Nombre de pages
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La langue française ne relève ni de la génération spontanée ni d'une action divine. Elle s'est constituée par métissage d'apports variés : reliquat gaulois, large trame latine, copieuses contributions grecque, italienne, arabe, germanique, anglaise...Vingt-six caractères pour transcrire le tout, avec des combinaisons graphiques et phonétiques originales. Les emprunts sont passés à l'atelier d'assemblage, pour recevoir un préfixe, un suffixe, accoler deux ou trois racines quand la réalité s'est complexifiée... Les mots se sont usés, évoluant d'abord oralement, non sans déformations ni accidents cocasses ! Regroupés par familles étymologiques ou par champs sémantiques, les mots ont vocation à constituer des phrases. La déclinaison ayant disparu, des mots-outils y coopèrent avec les règles syntaxiques. Au-dessus de la phrase, le texte, qui a ses propres lois de progression. Faut-il pour autant opposer grammaire de phrase et grammaire de texte ? Non : clarté et précision d'expression résultent de leur complémentarité.
Dire, lire, écrire. Des lettres, des sons, des mots, puis des phrases, un texte. Lire c'est lier, établir des rapports. Les mots nus et isolés s'enchaînent et chacun réagit sur les autres : c'est la contextualisation.La masse lexicale, c'est au moins 150 000 mots. Pour s'y retrouver, on les classe : selon leur forme, leur sens, leurs liens familiaux, généalogiques. Tout cela vise d'abord à transcrire le réel. L'intelligence artificielle peut suivre, beaucoup aider même.Mais quand intervient le sens, la pensée humaine y déverse sa fantaisie. Elle associe, déplace manipule les arrangements. Nuances, intentions, combinaisons, détournements apparaissent. Des transferts de sens ont lieu : l'image se substitue à l'idée, le concret à l'abstrait, le particulier au général ou vice versa. Avec les figures de style, on quitte le direct avec le réel pour atteindre à la qualité littéraire. L'intelligence artificielle peut-elle toujours suivre ? Pas pour l'instant ! jamais peut-être ! Il lui manque la conscience d'elle-même. Reçu à l'Académie en 1753, Buffon disait : « Le style est l'homme-même ». Cet ouvrage balaie ces différents horizons.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...