Les trois textes réunis ici se rangeraient classiquement dans la catégorie des écrits sur l'art. Or, il n'en est rien. Ils sont plus, et beaucoup plus encore. Même s'ils abordent effectivement la question du paysage en peinture ou encore la troublante et silencieuse présence des choses, ces trois textes doivent être considérés à part entière comme des pierres apportées à l'édification de l'oeuvre de Rainer Maria Rilke. En effet, aux côtés de la prose et de la poésie, ces trois écrits sur l'art participent pleinement à la quête de l'unité profonde à laquelle tâchent de s'accorder l'oeuvre et la vie de Rainer Maria Rilke. Et déjà est-il permis de dire qu'ils y répondent, qu'ils l'accomplissent et la révèlent en la portant à cette lumière tout intérieure dont est empreinte l'écriture spirituelle de Rainer Maria Rilke. Dans une lettre datée du 10 août 1903, adressée à Lou Andreas Salomé, Rilke se plaisait à rapporter cette déclaration de Hokusai : C'est à l'âge de soixante-treize ans que j'ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons et des plantes. Sans doute aucun, ces trois textes répondent à cette exigence comme les témoins d'une expérience faite de bonté, de patience et d'humilité.
Nombre de pages
41
Date de parution
09/11/2017
Poids
104g
Largeur
155mm
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EAN
9791094565216
Titre
Paysages. Worpswede %3B Sur le paysage %3B Choses
Auteur
Rilke Rainer Maria ; Betz Maurice
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
104
Date de parution
20171109
Nombre de pages
41,00 €
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Ich habe Tote, und ich ließ sie hin und war erstaunt, sie so getrost zu sehn, so rasch zuhaus im Totsein, so gerecht, so anders als ihr Ruf. Nur du, du kehrst zurück; du streifst mich, du gehst um, du willst an etwas stoßen, daß es klingt von dir
Zwei Prager Geschichten" von Rainer Maria Rilke ist eine Sammlung von Erzählungen, die das Leben und die inneren Kämpfe der Charaktere in Prag um die Jahrhundertwende beleuchten. Die erste Geschichte, "König Bohusch", folgt dem Leben eines buckligen Mannes namens Bohusch, der in der Prager Gesellschaft als Außenseiter gilt. Trotz seiner körperlichen Einschränkungen und der sozialen Isolation, die er erlebt, besitzt Bohusch eine reiche innere Welt voller Träume und Gedanken. Er ist fasziniert von der Stadt Prag und ihren Geheimnissen, insbesondere von den unterirdischen Gängen und der Geschichte der Stadt. Bohusch hat eine besondere Beziehung zu seiner Mutter und seiner Geliebten Frantischka, die ihm Trost und Gesellschaft bieten. Die Erzählung thematisiert auch die Spannungen zwischen der tschechischen und der deutschen Kultur in Prag und reflektiert über die Rolle der Kunst und der Künstler in der Gesellschaft. Rilke beschreibt die Stadt mit einer Mischung aus Realismus und Poesie, wobei er die Schönheit und die Melancholie des Lebens in Prag einfängt. Die Geschichte endet mit einem Gefühl der Hoffnung und der Möglichkeit der Erneuerung, symbolisiert durch den bevorstehenden Frühling und das Osterfest.
Si ce poète habitué aux visitations angéliques s'est voulu insubstantiel, humble, dépouillé jusqu'à la transparence, c'est qu'il se savait né pour transmettre, pour écouter, pour traduire au risque de sa vie ces secrets messages que les antennes de son génie lui permettaient de capter : enfermé dans son corps comme un homme aux écoutes dans un navire qui sombre, il a jusqu'au bout maintenu le contact avec ce poste d'émission mystérieux situé au centre des songes. Du fond de tant de dénuement et de tant de solitude, les privilèges de Rilke, et son mystère lui-même, sont le résultat du respect, de la patience, et de l'attente aux mains jointes. Un beau jour, ces mains dorées par le reflet d'on ne sait quels cieux inconnus se sont écartées d'elles-mêmes, pareilles à la coque fragile et périssable d'un fruit formé dans la profondeur de ces paumes, et dont on ne saura jamais s'il doit davantage à la lumière qui l'a mûri, ou aux ténèbres dont il est issu. Marguerite Yourcenar (extrait de la préface) Les Poèmes à la nuit, traduits ici pour la première fois intégralement en français, ont été offerts par Rilke à Rudolf Kassner en 1916 et sont l'une des étapes essentielles de la genèse des Elégies de Duino.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.