La domination policière. Edition revue et augmentée
Rigouste Mathieu
FABRIQUE
15,00 €
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EAN :9782358722186
Depuis sa publication il y a biento?t 10 ans, La domination policie?re a trouve? un e?cho au moment des grandes se?quences de luttes et des e?pisodes de re?pression. Ce livre est devenu un outil de re?flexion the?orique et politique sur un sujet de?sormais installe? dans le de?bat public : les violences policie?res. Il s'agissait de le mettre a? jour. Dans cette e?dition augmente?e, Mathieu Rigouste a inte?gre? les apports de travaux critiques en sciences sociales publie?s durant la de?cennie 2010. Il les a articule?s avec les enque?tes qu'il a pu re?aliser au cours des dernie?res anne?es. Rigouste tient a? " traiter ces mate?riaux a? partir de re?flexions collectives de?veloppe?es au sein des luttes sociales. " Il a ainsi propose? a? plusieurs comite?s " Ve?rite? et Justice " et collectifs antire?pression de recueillir leurs commentaires. Il a e?galement agre?mente? son texte original de te?moignages de proches et des familles des personnes tue?es par la police. Deux nouveaux chapitres qui viennent consolider cette e?dition : Un chapitre ine?dit aborde les ge?ne?alogies raciales, sexuelles et capitalistes de la police moderne et les articule a? la structuration de la plantation esclavagiste, a? la " chasse aux sorcie?res " et a? la naissance de la grande ville bourgeoise en Europe. Un autre chapitre ine?dit vient clore le livre : il s'agit de proposer une synthe?se sur la trans- formation du pouvoir policier pendant la se?quence 2013-2020 mais aussi de nouvelles propositions de luttes. A? l'heure ou? les questions de transformation et d'abolition de la police et de la prison traversent l'Atlantique, La domination policie?re reste le meilleur livre pour nourrir les re?flexions et les mobilisations, individuelles et collectives, dans l'espace francophone.
Nombre de pages
297
Date de parution
22/10/2021
Poids
298g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782358722186
Titre
La domination policière. Edition revue et augmentée
Auteur
Rigouste Mathieu
Editeur
FABRIQUE
Largeur
131
Poids
298
Date de parution
20211022
Nombre de pages
297,00 €
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Mathieu Rigoriste est docteur en sciences sociales. Il a passé près de trente ans en banlieue parisienne, engagé depuis longtemps dans différents mouvements de lutte confrontés à la violence policière. Il est l'auteur de L'ennemi intérieur (2009), Les marchands de peur (2011) et Le théorème de la Hoggra (2012).
Mathieu Rigouste est chercheur en sciences sociales. Il décortique les mécanismes de la domination Sécuritaire. Il est l'auteur de L'Ennemi intérieur, (La Découverte, 2009); Le Théorème de la Hoggra (Bboykonsian, 2011); La Domination policière, une violence industrielle (La Fabrique, 2012). Pour Libertalia, il a préfacé le Manuel du guérillero urbain de Carlos Marighela.
Résumé : Le marché la violence : mécaniques et résistances Robots autonomes, officiers connectés, reconnaissance génomique : les innovations mises au service de la police semblent sans limites. Etats et entreprises privées avancent main dans la main pour développer un arsenal sécuritaire hypertechnologique, pas toujours efficace mais qu'un habile marketing parvient à rendre désirable à nos yeux de consommateurs. La " police du futur " ouvre des perspectives orwelliennes : il s'agit autant d'optimiser les équipements et les méthodes des forces de l'ordre que de poser les jalons d'un véritable panoptique policier qui a pour objectif d'aboutir à l'autocontrôle des populations. Mais cette mécanique n'est pas implacable. Elle se confronte à des résistances collectives ainsi qu'à la montée en puissance de critiques de plus en plus radicales à l'égard de la police elle-même et de la société qui la produit.
Résumé : Cette étude passionnante et historique, première d'ampleur sur le sujet, nous plonge au cur des luttes de libération et retrace l'histoire d'une victoire populaire. En décembre 1960, à la fin de la guerre d'Algérie des manifestations gigantesques surgissent depuis les quartiers les plus ségrégués des villes. Durant plusieurs semaines des cortèges organisés d'ouvriers en guenilles, de paysans déracinés, de maquisards blessés, de prisonniers à peine libérés, dont certains composés de femmes et d'enfants s'affrontent aux forces de l'ordre et repoussent les frontières de l'ordre colonial. La réponse répressive est impitoyable et fait de cet épisode un massacre de la République française encore enfoui.
Résumé : Dans cet ouvrage majeur, Ilan Pappé, historien israélien de renom, revient sur la formation de l'Etat d'Israël : entre 1947 et 1949, plus de 400 villages palestiniens ont été délibérément détruits, des civils ont été massacrés et près d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants ont été chassés de chez eux sous la menace des armes. Ce nettoyage ethnique a été passé sous silence pendant plus de soixante ans et peine encore à être considéré dans sa pleine mesure. S'appuyant sur quantité d'archives, Ilan Pappé réfute indubitablement le mythe selon lequel la population palestinienne serait partie d'elle-même et démontre que, dès ses prémices, l'idéologie fondatrice d'Israël a oeuvré pour l'expulsion forcée de la population autochtone. Ce qui fut un grand livre d'histoire est aujourd'hui une lecture indispensable hélas éminemment d'actualité. Publié pour la 1 re fois en français en 2006 chez Fayard, il a été mis en arrêt de commercialisation à la fin de 2023 alors que les bombes pleuvaient sur Gaza.
Des grandes entreprises qui font condamner des Etats pour avoir entravé leurs profits en adoptant des législations sociales ou environnementales : telle est la scène qui se rejoue quotidiennement dans les tribunaux privés de l'arbitrage d'investissement (ou RDIE, "Règlement des différends entre investisseurs et Etats"), pièce maîtresse du capitalisme globalisé. Façonnée au coeur des empires déclinants pour préserver, "par la magie du droit", le pillage des ressources dans les pays décolonisés, cette justice du capital n'a cessé d'étendre sa toile par le truchement d'accords internationaux et de traités de libre-échange. Dans ses tribunaux, on tranche en secret des affaires qui concernent le plus grand nombre... au bénéfice des multinationales et des "marchands de droit" qui font tourner la machine. Amina Hassani rassemble toutes les pièces de l'intrigue et montre comment l'arbitrage érode la souveraineté des Etats et dépossède les populations pour protéger la circulation et l'accumulation du capital en tout temps et en tout lieu. Alors que le scandale s'est fait jour, ses défenseurs rêvent d'étendre encore ses tentacules, menaçant tout projet de transition écologique et de justice sociale.
Le réchauffement climatique est le problème vital de notre époque. Chaque nouvelle étude scientifique vient confirmer que la situation est pire que prévu, presque irréversible. Pourtant au premier rang des responsables identifiés, l'économie fossile continue de tourner à plein régime, comme si de rien était, avec le soutien affirmé ou discret des dirigeants politiques dont l'incapacité à faire face à l'écueil se révèle, de COP en COP, plus évidente. Le paradoxe est d'autant plus saisissant que le mouvement pour le climat a pris une ampleur sans précédent, organisant ces derniers mois dans les pays du Nord global des rassemblements massifs pour exiger des mesures des gouvernements. Dans le même temps, les investissements dans les énergies fossiles n'ont pas cessé d'augmenter. Comment cesser d'être à ce point inoffensif ? C'est en tant qu'acteur de ces luttes qu'Andreas Malm entreprend ici une discussion critique des principes et des pratiques du mouvement pour le climat, dont la plupart des théoriciens plaident pour la non-violence et revendiquent l'héritage des Suffragettes, de Gandhi ou de Martin Luther King. Replongeant dans l'histoire de la désobéissance civile, Malm rappelle que la mise en oeuvre de stratégies non violentes a toujours eu pour condition de possibilité l'existence d'une aile radicale, laquelle manque aujourd'hui à des organisations telle qu'Extinction Rébellion qui s'en trouvent neutralisées. La question n'est pas de choisir entre violence ou non-violence, mais de distinguer entre différents types de violence ? et de savoir quand, comment, y recourir à dessein. Or lutter contre le réchauffement climatique n'est pas la même chose que combattre un dictateur, une armée d'occupation ou un Etat ségrégationniste. C'est à l'infrastructure fossile qu'il faut s'attaquer en premier lieu, l'occasion de raviver toute une tradition de sabotage des équipements pétroliers et gaziers ? jusqu'à celui récent opéré avec succès par deux militantes catholiques contre un pipeline dans l'Iowa. La consommation est l'autre versant du problème et Malm invite à faire la différence entre les émissions de CO2 "de subsistance" ? auxquelles Macron a cru bon de s'attaquer, déclenchant la révolte des Gilets jaunes ? et celles "de luxe" des ultra-riches, véritable "étendard idéologique" qui transforme un crime contre la planète et ses habitants en idéal de vie. Là encore, le mouvement pour le climat doit savoir identifier ses cibles et intégrer à sa grille politique les rapports de classe et de race. Enfin s'il doit ajouter à son répertoire tactique la destruction matérielle, il lui faut garder à l'esprit les périls d'un extrémisme qui serait contre-productif, du substitionnisme et de la répression étatique. Nous n'avons plus le temps d'attendre, tout ce qui n'a pas été tenté doit l'être, et les militants pour le climat de demain ? potentiellement des millions ? doivent apprendre dès maintenant à lutter dans un monde en feu.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.