Brillant, dédaigneux, rempli de cette passion destructrice héritée du mouvement Dada, Jacques Rigaut s'est suicidé en 1929, à l'âge de trente ans. Pour qui méprisait autant la littérature que Rigaut, l'existence même "d'écrits" semble paradoxale. Pourtant si jamais quelqu'un "ratura sur le vif", plus encore que Monsieur Teste, ce fut bien lui. Aux textes déjà publiés, Martin Kay a ajouté un nombre important d'inédits. Il a corrigé et éclairci les écrits déjà édités, déchiffré et ordonné l'épais dossier de manuscrits. L'ensemble éclaire ainsi la figure de ce Chamfort noir, l'insolence glacée, l'obsession "méticuleuse" du suicide, et cette extraordinaire distance avec soi-même, avec les autres, avec la vie, qui donne à la voix de Rigaut son ton métallique, froid, fascinant, inoubliable.
Nombre de pages
292
Date de parution
11/02/1970
Poids
320g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782070273270
Titre
Ecrits
Auteur
Rigaut Jacques ; Kay Martin
Editeur
GALLIMARD
Largeur
142
Poids
320
Date de parution
19700211
Nombre de pages
292,00 €
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Mouvement destructeur, anti-logique et anti-artistique, Dada est inventé à Zürich en 1916. On déconstruit le langage, on revendique la spontanéité, dans une quête provocatrice du nons-sens absolu. Dada oppose le geste dans son éphémérité théâtrale à l'oeuvre d'art, le hasard au génie créateur, la précarité à la gloire personnelle. Tzara est l'élément moteur du mouvement, avec Ribemont-Dessaignes, Jacques Rigaut, Francis Picabia... C'est autour de Breton, Soupault, Aragon que se réunissent peu à peu Eluard, Benjamin Péret, René Crevel, Robert Desnos, Georges Limbour, Vitrac qui constitueront le premier noyau surréaliste auquel Breton donnera vite une tournure plus militante. Rejet du langage ciselé, défi à la logique, Le Manifeste du surréalisme de 1924 présente la fameuse écriture automatique comme une avancée plus audacieuse que la voie déjà frayée par Lautréamont et Rimbaud. Le poète manipule les clichés de la langue, les slogans publicitaires et des citations de journaux par exemple. Et, surtout, les surréalistes inventent l'écriture automatique qui joue sur la vitesse des mots entraînant la vitesse des images. Pour eux, le pouvoir des mots est tel qu'il peut changer la réalité, la révolte et la poésie étant intimement liées.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.