Brillant, dédaigneux, rempli de cette passion destructrice héritée du mouvement Dada, Jacques Rigaut s'est suicidé en 1929, à l'âge de trente ans. Pour qui méprisait autant la littérature que Rigaut, l'existence même "d'écrits" semble paradoxale. Pourtant si jamais quelqu'un "ratura sur le vif", plus encore que Monsieur Teste, ce fut bien lui. Aux textes déjà publiés, Martin Kay a ajouté un nombre important d'inédits. Il a corrigé et éclairci les écrits déjà édités, déchiffré et ordonné l'épais dossier de manuscrits. L'ensemble éclaire ainsi la figure de ce Chamfort noir, l'insolence glacée, l'obsession "méticuleuse" du suicide, et cette extraordinaire distance avec soi-même, avec les autres, avec la vie, qui donne à la voix de Rigaut son ton métallique, froid, fascinant, inoubliable.
Nombre de pages
292
Date de parution
11/02/1970
Poids
320g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782070273270
Titre
Ecrits
Auteur
Rigaut Jacques ; Kay Martin
Editeur
GALLIMARD
Largeur
142
Poids
320
Date de parution
19700211
Nombre de pages
292,00 €
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Crane Hart ; Léger Fernand ; Rigaut Jacques ; Garc
New York est à tout le moins l'archétype même de la cité moderne, ouverte aux citoyens du monde, quels qu'ils soient. Cité fascinante et de tous les espoirs, pour ne pas dire les fantasmes, cité aux continuelles métamorphoses, New York peut endosser tous les superlatifs. En ce sens, elle est aussi le creuset remarquable de mouvements intellectuels et artistiques de premier plan. C'est pourquoi, sans doute, elle pourrait être encore déclarée cité d'expériences radicales, où se trouvent engagés les corps, les c'urs et les esprits. C'est pour mieux en saisir la portée qu'ont été réunis ici sept écrivains témoignant, tour à tour, du fait que New York est effectivement, indéniablement, le lieu de ces expériences fondamentales à même de devenir matière à création.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.