J'ai souvent pensé qu'à un certain moment, et sans qu'il me fût possible de savoir pourquoi, ma femme avait froidement décidé de m'expulser de sa vie." Voilà donc déclenché le ressort infernal du roman noir. Imaginez le générique de Kiss me deadly de Robert Aldrich. Voilà. Vous y êtes. Un homme est embarqué dans une histoire qu'il ne maîtrise pas. Dépossédé de son existence, il n'en est plus que le voyeur halluciné. Elle défile devant lui sous la forme d'instantanés dont l'accélération le conduit... à Marrakech ? Mais est-ce bien la fatalité qui mène la danse ou plutôt lui - cet homme en proie au désir obsédant de sa disparition - qui en organise la subtile et haletante mécanique ? Et Marrakech ne serait-il pas le point ultime d'une stratégie de l'effacement ? Ou bien encore, cette histoire, marquée par l'insolite, la violence, la déviance, l'humour ivre, ne serait-elle pas l'expression oblique, perverse, d'une réalité en état de surchauffe ...
Nombre de pages
168
Date de parution
11/05/1990
Poids
189g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070780280
Titre
Loin de Marrakech
Auteur
RIERA DE LEYVA J M.
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
189
Date de parution
19900511
Nombre de pages
168,00 €
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Intisar porte le niqab, le voile qui ne laisse voir que ses yeux. Pour autant, elle n'hésite pas à se créer ses espaces de liberté, que ce soit au volant de sa voiture ou le temps d'une pause à son travail. Et même quand ses pires craintes se réalisent, Intisar ne se laisse jamais abattre... A travers les anecdotes tirées de sa vie, elle s'improvise guide à travers la réalité complexe du Yémen.
Quand on parle d'Isabelle Eberhardt, on oublie vite et trop souvent qu'elle a payé de sa vie des choix et des risques inconcevables au début du XXe siècle dans un destin de femme. Les Journaliers ne sont pas des chroniques d'outre-mer dans le goût de l'Orient hérité des Romantiques mais le journal d'une vie de souffrance, de misère et d'exaltation dont le courage a consisté notamment à prendre la mesure du désir d'écrire et à le mettre en tension permanente avec une culture, un pays, une spiritualité et l'humanité qui émane de ces choix. La vie de cette aventurière à la réputation sulfureuse, qui voyageait sous l'identité de Mahmoud Saâdi, a longtemps occulté la dimension littéraire de ses nouvelles et de son journal. Le style des Journaliers oscille entre la spontanéité d'un peintre coloriste et la profondeur mystique d'un itinéraire spirituel. Cette étude se voudrait un retour au texte original afin d'en exprimer la modernité, tant dans sa vision extatique de l'Orient que dans l'amour irraisonné d'un pays et la psyché complexe d'une femme construite au fil de ses errances.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.