Ridgway Keith ; Gerval Philippe ; Wallace Victoria
PHEBUS
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EAN :9782752900586
Où l'on découvre - mais ce n'est pas vraiment une surprise - que les gens dits normaux, appelés à fréquenter un temps qui leur ressemble. ne sont jamais bien loin de ce qu'on appelle la folie. Les protagonistes de ces drôles d'histoires (drôles parce que Ridgway possède comme peu d'autres l'art d'installer l'humour dans le corps de l'horreur ordinaire) se côtoient, se frôlent. parfois se mélangent, tout en restant aux yeux les uns des autres de parfaites énigmes. Chacun mène son train, poursuit ses lubies. Obéit à d'incompréhensiblespulsions; chacun se débat en secret avec le regret, la honte, la cruauté. le désir de vengeance. le crime. le fanatisme, l'incompréhension. la maladie, la mort, et tous ou presque finissent par se noyer dans les eaux noires de la solitude. Mais l'ami Ridgway, alchimiste de la fiction a le don de vous transmuer tous les ingrédients de cette comédie inhumaine en une substance émouvante et, pour tout dire. de la plus haute humanité: au point qu'on en vient vite a considérer comme des frères tous les zozos biscornus qu'il nous convie à fréquenter ici quelques heures durant. Au point. Surtout une fois la dernière page tournée, qu'on finit par se regarder d'un autre oeil dans la glace. Où l'on découvre Keith Ridgway (prix Femina/Etranger 2001 pour Mauvaise pente) en tenue d'auteur de nouvelles: une distance où il est diaboliquement à son aise. Un livre qu'on est tenu de saluer bien bas: un vrai trésor! "Sunday Tribune."
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Nombre de pages
295
Date de parution
04/03/2005
Poids
356g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782752900586
Titre
EN TEMPS NORMAL
Auteur
Ridgway Keith ; Gerval Philippe ; Wallace Victoria
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
356
Date de parution
20050304
Nombre de pages
295,00 €
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Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise aux côtés de son mari, homme mutique, violent et rongé par la culpabilité. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation ou non personne ne le saura jamais. Elle part alors pour Dublin rejoindre son fils, Martin. Hantée par un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace Quinn est une femme aux abois, poursuivie par l'irréparable et le supplice de l'aveu. Premier roman de Keith Ridgway, Mauvaise pente a fasciné la critique anglo-saxonne avant de remporter en 2001 le Prix Femina étranger et le Prix du Premier roman étranger. Aujourd'hui, Martin Provost, le réalisateur de Séraphine (récompensé par sept César en 2009), porte cette oeuvre à l'écran, sous le titre Où va la nuit, avec dans le rôle principal Yolande Moreau.
Grace Quinn exploitait hier encore une ferme dans la campagne irlandaise, aux côtés de son mari. Mais Grace a tué son mari. Avec préméditation peut-être, mais non point froidement : rien n'est froid dans son histoire. Et elle s'en va à Dublin rejoindre Martin, son grand fils, qu'elle n'a pas su aimer comme il aurait fallu... Prisonnière d'un passé qui refuse de se laisser oublier, Grace ne cesse de se faire violence à elle-même : elle joue au chat et à la souris avec la police mais voudrait avouer son crime à tous ceux qu'elle rencontre. Elle apprendra, au fil d'un itinéraire mouvementé, que l'aveu est une terrible épreuve : de toutes la plus périlleuse. Ce premier roman, portrait d'une femme aux abois, a fasciné la critique anglo-saxonne... au premier rang de laquelle quelques-uns des meilleurs écrivains de l'Irlande d'aujourd'hui (Keith Ridgway est né à Dublin en 1966).
Dans l'Irlande déboussolée d'aujourd'hui: le portrait d'une femme aux abois poursuivie par l'irréparable... Publié en 1998, couronné dès sa sortie en traduction française par le prix Femina/Etranger (2001), Mauvaise pente a fasciné toute la critique.
Il suffit de peu pour entrer dans le royaume de l'étrange, pour que l'angoisse devienne notre pain quotidien. De peu, vraiment. D'un rat dormant de son dernier sommeil aperçu un matin dans un caniveau londonien. D'un chien étique et obsédant. Une vision dérangeante peut faire vaciller le réel et déclencher une sarabande d'hallucinations. Le narrateur d'Animals en fait l'expérience. Quelques secondes suffisent à le métamorphoser en un exalté, un fou, un possédé à deux doigts du meurtre. Passé maître dans l'art d'explorer les arcanes de l'âne humaine et de traquer les démons intérieurs. Keith Ridgwav ne pouvait que donner densité, ampleur et beauté à ce cauchemar éveillé qu'est Animals. Le roman peut se ranger au côté du fameux Horla de Maupassant. C'est dire s'il a toutes les chances de devenir un livre culte.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.