
Polaroïds
Polaroïds, donc: «se polariser» sur la texture même des choses. S'approcher, se pencher, donner sa place au minuscule. Mais, aussi: «polariser» les rapports que chaque chose entretient avec ses voisines: se déplacer, faire changer l'incidence de la lumière, donner sa place à l'intervalle. Dans l'économie - je veux dire le rythme de vie - de Marie Richeux, il s'agit, si j'ai bien compris, d'écrire chaque jour un récit en miniature, l'ekphrasis d'une seule image, l'état des lieux d'une seule situation, et de le transmettre presque aussitôt, façon d'en partager la jouissance, à la radio, par lecture interposée, la voix jouant ici le rôle du matériau polarisant permettant le «développement instantané» de l'image racontée.Georges Didi-Huberman, extrait de la préface.Les courtes fictions réunies dans ce recueil ont été choisies parmi celles que Marie Richeux écrit quotidiennement pour «Pas la peine de crier», l'émission qu'elle produit depuis 2010 sur France Culture. Chacun de ces textes, lu à l'antenne, entend faire naître une image progressivement, comme se révélait la photographie sur un Polaroid. La présente sélection (d'une soixantaine sur plus de six cents écrits au fil des jours), dans sa forme aléatoire et buissonnière, révèle sans conteste le tempérament d'un écrivain.Née à Paris en 1984, MARIE RICHEUX a grandi en banlieue. Elle a commencé très tôt à collaborer à France Culture, puis à FIP, tout en poursuivant ses études. Elle a laissé en suspens une thèse sur la transmission intergénérationnelle dans les familles ayant migré en France depuis le Maghreb, quand on lui a proposé l'animation d'une tranche quotidienne sur France Culture.
| Nombre de pages | 160 |
|---|---|
| Date de parution | 03/10/2013 |
| Poids | 188g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782848051543 |
|---|---|
| Titre | Polaroïds |
| Auteur | Richeux Marie ; Didi-Huberman Georges |
| Editeur | SABINE WESPIESE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 188 |
| Date de parution | 20131003 |
| Nombre de pages | 160,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Achille
Richeux MarieRésumé : Achille. Je prononce ton prénom Achille. Dans ton prénom, il y a l'armée, les tueurs, les assassins. Il y a la foule qui combat la foule. Il y a un bruit qui avance et dont je ne peux me défaire, un bruit qui m'aimante, et m'effraie. Un bruit que je voudrais ne pas aimer, mais ce sont les sabots déchaînés des chevaux contenus dans ton nom, contenus par l'armée, qui m'attirent. Leurs naseaux excités quand le sable monte du sol, leur façon de hennir, leur façon de chanter aussi. Il y a ce son, qui est un bruit, qui est un nom dans un nom et me foudroie, comme me foudroie la façon dont on te nomme. M R Rien d'étonnant, alors que le prénom d'Achille a toujours sonné à ses oreilles comme un poème qu'elle a "appris avant de naître", à ce que la narratrice convoque dans son salon, armé et casqué, celui dont l'Iliade ne raconte pas la mort. Au moment où Achille fait irruption chez elle, Marie contemple sur l'écran de son ordinateur l'image de Thétis, la mère du héros ; la présence de la nymphe marine dans sa salle de bains n'a pas davantage de raison de la troubler. Allant et venant entre ces deux figures de légende, la jeune femme engage avec une tranquille audace la conversation, et tisse sa trame très douce et très contemporaine du mythe.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Climats de France
Richeux MarieTout commence à Alger en 2009, avec l'émotion profonde de Marie au moment où elle découvre « Climat de France », le bâtiment qu'y construisit Fernand Pouillon. La pierre de taille, les perspectives imposantes, elle les connaît intimement : elle a grandi à Meudon-la-Forêt, dans un ensemble bâti par le même architecte. Mue par le désir de comprendre ce qui mystérieusement relie les deux lieux, elle plonge dans leur passé, et dans celui de leurs habitants. Plusieurs récits s'entrelacent, comme autant de fragments d'une histoire dont elle traque le motif entre l'Algérie et la France : l'arrivée de Fernand Pouillon à Alger en mai 1953, invité à construire mille logements pour la fin de l'année par le maire récemment élu ; le souvenir d'une nuit de 1997 à Meudon-la-Forêt, quand Marie, treize ans, ne parvient pas à s'endormir à cause des chants de deuil résonnant dans la cage d'escalier ; les confidences de son voisin Malek, que ses parents, sentant le vent tourner à Oran, ont envoyé en France en 1956 et qui, devenu chauffeur de taxi, semble avoir échappé à la guerre dont la violence se déployait pourtant dans les rues de Paris. Ici, comme en écho à l'émotion fondatrice, celle du lecteur naît de la manière dont l'écrivain laisse s'élever les voix de ces hommes et de ces femmes que l'histoire, parfois à leur insu, a traversés et qui, de part et d'autre de la Méditerranée, obstinément et silencieusement ont déroulé leur existence.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 € -

Sages femmes
Richeux MarieHantée par des rêves de chevaux fous aux prénoms familiers, poursuivie par la question que sa fille pose à tout propos - a Elle est où, la maman ? " -, Marie vit un étrange été, à la croisée des chemins. Quand, sur le socle d'une statue de la Vierge au milieu du causse, elle découvre l'inscription Et à l'heure de notre ultime naissance, elle décide d'en explorer la mystérieuse invitation. Dès lors, elle tente de démêler l'écheveau de son héritage. En savoir plus sur ses aïeules qui, depuis le mitan du XIXe siècle, ont donné naissance à des petites filles sans être mariées, et ont subsisté souvent grâce à des travaux d'aiguille, devient pour elle une impérieuse nécessité. Elle interroge ses tantes et sa mère, qui en disent peu ; elle fouille les archives, les tableaux, les textes religieux et adresse, au fil de son enquête, quantité de questions à un réseau de femmes, historiennes, juristes, artistes, que l'on voit se constituer sous nos yeux. Bien au-delà du cercle intime, sa recherche met à jour de puissantes destinées. A partir .des vies minuscules de ses ascendantes, et s'attachant aux plus émouvants des détails, Marie imagine et raconte ce qu'ont dû traverser ces "filles-mères ", ces "ventres maudits" que la société a malmenés, conspués et mis à l'écart. A fréquenter tisserandes et couturières, à admirer les trésors humbles de leurs productions, leur courage et leur volonté de vivre, la narratrice découvre qu'il lui suffit de croiser fil de trame et fil de chaîne pour rester ce cheval fou dont elle rêve et être mère à son tour. Car le motif têtu de ce troublant roman, écrit comme un pudique hommage à une longue et belle généalogie féminine, est bien celui de la liberté, conquise en héritage, de choisir comment tisser la toile de sa propre destinée.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,00 € -

Sages femmes
Richeux MarieElles étaient liées par l'absence des hommes et la volonté de se sortir de la misère. Les hommes, ils étaient effrayants ou ils étaient partis, sauf le dernier - mais l'aimait-elle ?" Lors d'un été en Lozère avec sa fille, plusieurs signes et coïncidences invitent Marie à démêler le mystère de sa filiation. Elle découvre qu'elle est issue d'une lignée de femmes qui ont donné naissance sans être mariées. Depuis le mitan du XIX? siècle, celles-ci ont souvent vécu en marge de la société et ont subsisté grâce à des travaux d'aiguille. Au fil de cette enquête romanesque et poétique, la narratrice met au jour les puissantes destinées de ces filles-mères et rend hommage à leur liberté reçue en héritage.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,60 €
Du même éditeur
-

L'objet d'amour
O'Brien Edna ; Saint Loup Aude de ; Dauzat EmmanueLa nouvelle est la discipline maîtresse dans le monde anglophone : Edna O'Brien, à la fin de sa vie, confiait " my short stories are better than my novels ". A l'entendre, ses nouvelles seraient meilleures que ses romans. Il est certain que les trente et un textes de L'Objet d'amour, sélectionnés parmi la centaine publiée pendant plus de soixante ans d'écriture, sont magistraux. Fête irlandaise, qui inaugure le recueil, date de 1962 : Mary, dix-sept ans, s'éloigne à vélo de sa ferme familiale dans un élan de liberté pour se rendre à sa première fête au village. L'humour avec lequel la jeune autrice de trente-deux ans (Edna O'Brien est née en 1930) décrit la manière dont les attentes de sa protagoniste, qui repartira à pied au petit matin, seront déçues, son évocation vive et nuancée de cette petite société rurale et la finesse de ses notations font déjà autorité. La pluralité des styles et la variété des thèmes abordés frappent d'emblée chez la grande nouvelliste qu'était Edna O'Brien : allant de sombres critiques sociales à des effusions romantiques, sa palette narrative lui permet de passer par des écritures érotiques audacieuses, des jeux parodiques et même de brèves incursions dans le réalisme magique. Mais jamais elle ne se départit de la distance qu'elle conserve vis-à-vis de l'ensemble de ses personnages, faisant jaillir une dose calculée de comique, y compris dans les scènes les plus bouleversantes. A cet égard, la nouvelle-titre est un coup de maître : Martha, présentatrice télé, contemple son " objet d'amour ", un avocat célèbre, marié et père de famille. Tout en le décrivant, elle relate les états émotionnels successifs qu'elle traverse au cours de leur liaison amoureuse, de leur première rencontre à leur séparation. Si cette dernière la plonge dans une dépression fulgurante, elle s'en trouve délivrée par une conversation avec son plombier. Erotisme, irrévérence, attention fascinante prêtée aux objets, mêlés à une sincérité dévastatrice, sont ici très représentatifs de la manière de l'autrice. Ces trente et une nouvelles avaient été publiées dans les années 1990 en France dans divers recueils, depuis longtemps épuisés. Leur extraordinaire qualité méritait que les traducteurs habituels d'Edna O'Brien, Pierre-Emmanuel Dauzat et Aude de Saint-Loup, s'en emparent : c'est une véritable fête de la littérature que leur version française de ce florilège. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Palatino ; panose-1 : 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ; mso-font-charset : 77 ; mso-generic-font-family : auto ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -1610611969 2013274202 341835776 0 403 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }@font-face {font-family : Georgia ; panose-1 : 2 4 5 2 5 4 5 2 3 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 3 0 0 0 1 0 ; }@font-face {font-family : Times ; panose-1 : 0 0 5 0 0 0 0 2 0 0 ; mso-font-alt : "Times New Roman" ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : auto ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1342185562 0 0 415 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }p. MsoBodyText, li. MsoBodyText, div. MsoBodyText {mso-style-priority : 99 ; mso-style-unhide : no ; mso-style-link : "Corps de texte Car" ; margin : 0cm ; text-align : justify ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Palatino ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }span. CorpsdetexteCar {mso-style-name : "Corps de texte Car" ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-unhide : no ; mso-style-locked : yes ; mso-style-link : "Corps de texte" ; mso-ansi-font-size : 12. 0pt ; font-family : Palatino ; mso-ascii-font-family : Palatino ; mso-hansi-font-family : Palatino ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : Times ; mso-ascii-font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-hansi-font-family : Times ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER28,01 € -

ON NE PEUT PAS PLAIRE A TOUT LE MONDE - MEMOIRES 1943-2024
ALI TARIQLe parcours de Tariq Ali, figure prépondérante de l'extrême gauche antilibérale depuis la fin des années 1960, est incroyablement riche. A commencer par ses origines familiales : né à Lahore, située à l'époque en Inde britannique, en 1943, il évoque la lignée de seigneurs de la terre dont il est issu, mais également ses parents communistes qui, très tôt, lui ont transmis le virus de la contestation. Son opposition à la dictature militaire pakistanaise pendant ses années d'études l'a contraint à l'exil en Grande-Bretagne. Dès son arrivée à l'université d'Oxford en 1963, il contribue à la création d'un Comité Vietnam, et l'année 1968 le consacrera comme Street Fighting Man, inspirant à Mick Jagger le titre de sa chanson. Il suffit de lire le sommaire de ses mémoires pour comprendre que Tariq Ali n'a cessé, sur tous les fronts, de se battre pour lutter contre les oppressions : on le retrouve au fil des années au Vietnam, en Bolivie, en Russie, en Inde, au Brésil, au Venezuela etc... Tariq Ali n'a pas son pareil pour saisir la vérité de la vie grâce à de croustillantes anecdotes et un sens de l'humour à toute épreuve. Vivants, enlevés, jamais nostalgiques, ses mémoires offrent au lecteur la vibrante traversée d'une époque, de même que le portrait d'un homme qui, à Londres où il est installé depuis qu'il a quitté le Pakistan, n'a jamais renoncé à aucun combat. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Times ; panose-1 : 0 0 5 0 0 0 0 2 0 0 ; mso-font-alt : "Times New Roman" ; mso-font-charset : 77 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 3 0 0 0 1 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times", serif ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times", serif ; mso-ascii-font-family : Times ; mso-fareast-font-family : Times ; mso-hansi-font-family : Times ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER29,00 € -

Solo tu
Fusaro PhilippeRome, début des années 1980. Le mythique Piper Club, où se sont produits les plus grands chanteurs italiens, n'est plus ce qu'il était. Gianni, un dandy fatigué, devenu, au fil des années, un élément du décor, y traîne son désenchantement. Au point de laisser Carmela, la pétulante compagne du bassiste punk se produisant ce soir-là, lui confier son petit Giacomo le temps du concert, alors qu'il déteste le punk... et n'est pas supposé savoir y faire avec les enfants. Mais, quand la jeune femme lui propose de les retrouver pour boire un café le lendemain, avant leur départ dans les Pouilles, il ne dit pas non. Et ne décline pas non plus son invitation d'aller les voir en septembre : "il fera bon et la mer sera encore chaude, lui dit-elle. Cela te fera du bien. Avec Giacomo, nous allons te remettre sur pied". Et se remettre sur pied, il en a bien besoin : ses réveils, dans les brumes de l'alcool, sont de plus en plus difficiles, de même que ses regrets sont lancinants, d'avoir raté un nouveau départ avec Nico, une fille solaire, qu'il n'a pas su aimer. Le voilà à Polignano a Mare, balcon sur l'Adriatique, dans la lumière éclatante d'un été qui semble ne jamais vouloir finir. Giacomo l'a accueilli en se jetant à son cou, Carmela qui à Rome avait spontanément accordé sa confiance au fêtard invétéré dont la réputation le précédait, lui ouvre grand les portes de sa maison suspendue sur la mer. Le père du petit garçon a fait ses valises, et les nouveaux colocataires vont bien vite trouver leur place dans le trio indéfectible qu'ils vont former, tissé de complicité, de tendresse et d'une grande pudeur. Ils sont bientôt rejoints par Corrado, le libraire de la petite ville, un merveilleux autodidacte avec qui l'entente est immédiate. Les rires, les cafés du matin, les dîners tardifs, les plongeons dans la grande bleue rythment les journées, le temps s'étire. Et si Gianni finit par rentrer à Rome, pour "régler des affaires" , il promet de revenir. Quand, trois saisons plus tard, il retrouve ses comparses, un vent mauvais s'est levé, et il faudra bien la force de leurs liens pour l'affronter. Avec une remarquable intelligence de ses personnages et une extrême délicatesse, Philippe Fusaro nous entraîne alors vers un dénouement aussi poignant qu'inattendu, qui nous laisse sur la crète de l'émotion, au diapason de ce lieu âpre et lumineux qu'on rêve de ne jamais quitter.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Dans une autre vie
Montazami YassamanRésumé : Rien d'étonnant, avec une mère rêveuse et donnant toujours le sentiment d'être étrangère à ce qui l'entoure, que ses enfants ne s'inquiètent pas des premiers symptômes de la maladie neurodégénérative qui l'emportera. Bien avant la révolution islamique, quand avec ses amies elles arpentaient en minijupes, les cheveux crêpés, la grande avenue de Téhéran, elle s'était elle-même choisi le surnom de Roya, qui signifie " rêve " en persan. Si Yassaman Montazami laisse entendre qu'il n'était pas tous les jours facile d'être la fille d'une mère qui se raidissait à la moindre étreinte - " un animal à sang froid ", disait d'elle son propre mari -, elle en dresse pourtant, quelques années après sa mort, un portrait tendre et cocasse, jusque dans la description de ses derniers instants. Il faut dire que Roya a toujours vécu dans l'ombre de quelqu'un. Née par accident quelques mois après sa soeur, elle a passé son enfance à se faire discrète, entre la solaire Shimi et leur frère aîné, Dadash, en compagnie de qui les deux inséparables gamines découvrent Fred Astaire et Gene Kelly au Téhéran Palace. Elle les a pourtant quittés pour aller s'installer en France avec celui qu'elle finit par épouser, de guerre lasse, après une cour assidue. Les lecteurs du Meilleur des jours, le premier roman de l'autrice, reconnaîtront dans le jeune homme séducteur et fantasque, fasciné par le mystère de Roya, l'éternel étudiant marxiste qui en était le protagoniste. A Paris, la jeune femme, fidèle à elle-même, vit comme un songe Mai 68 et les échos des événements révolutionnaires iraniens. Délicat et pudique pour évoquer la complexité du sentiment filial, le nouveau roman de Yassaman Montazami frappe par sa richesse et son sens de la nuance : à travers le portrait de sa mère, qui jamais n'a cessé les allées et venues en Iran où était restée sa famille, elle nous dépeint un monde ancré dans une réalité infiniment complexe. L'attitude de son extraordinaire grand-mère maternelle - la mère de Roya - en est un parfait exemple : Malak a consacré l'essentiel de son temps à l'étude des textes coraniques, vivant intensément sa foi, sans jamais empêcher ses filles de mener l'existence émancipée qui était la leur. @font-face {font-family : "Cambria Math" ; panose-1 : 2 4 5 3 5 4 6 3 2 4 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : -536870145 1107305727 0 0 415 0 ; }@font-face {font-family : Garamond ; panose-1 : 2 2 4 4 3 3 1 1 8 3 ; mso-font-charset : 0 ; mso-generic-font-family : roman ; mso-font-pitch : variable ; mso-font-signature : 647 2 0 0 159 0 ; }p. MsoNormal, li. MsoNormal, div. MsoNormal {mso-style-unhide : no ; mso-style-qformat : yes ; mso-style-parent : "" ; margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; text-autospace : none ; font-size : 10. 0pt ; font-family : "Times New Roman", serif ; mso-fareast-font-family : "Times New Roman" ; }. MsoChpDefault {mso-style-type : export-only ; mso-default-props : yes ; font-size : 10. 0pt ; mso-ansi-font-size : 10. 0pt ; mso-bidi-font-size : 10. 0pt ; mso-font-kerning : 0pt ; mso-ligatures : none ; }div. WordSection1 {page : WordSection1 ; }EN STOCKCOMMANDER17,00 €




