Les malheurs de nos prochains ont parfois un goût exquis et nous procurent des joies inavouables. Jean Richepin, à l?instar de Léon Bloy son maître, n?ignorait rien de ce penchant et commit quelques brillants forfaits littéraires en imaginant des contes cruels dont l?audace et le suspense nous régalent aujourd?hui.Ces histoires courtes dénouent les destins exceptionnels de malheureux et de misérables poursuivis par une fatalité pleine de malice et d?horreurs : elles trouvent leur conclusion dans une mort aussi inexorable qu?inattendue.Pour ceux qui reconnaissent que « notre nature éprouve encore le besoin, irrépressible, de nouer des relations ambiguës, terriblement esthétiques et rédemptrices avec l?épouvante » (F. Rivière), Les Morts bizarres, chef-d??uvre d?humour noir, a quelques beaux plaisirs à offrir.4e de couverture : Les malheurs de nos prochains ont parfois un goût exquis et nous procurent des joies inavouables. Jean Richepin, à l?instar de Léon Bloy son maître, n?ignorait rien de ce penchant et commit quelques brillants forfaits littéraires en imaginant des contes cruels dont l?audace et le suspense nous régalent aujourd?hui.Ces histoires courtes dénouent les destins exceptionnels de malheureux et de misérables poursuivis par une fatalité pleine de malice et d?horreurs : elles trouvent leur conclusion dans une mort aussi inexorable qu?inattendue.Pour ceux qui reconnaissent que « notre nature éprouve encore le besoin, irrépressible, de nouer des relations ambiguës, terriblement esthétiques et rédemptrices avec l?épouvante » (F. Rivière), Les Morts bizarres, chef-d??uvre d?humour noir, a quelques beaux plaisirs à offrir.
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Nombre de pages
192
Date de parution
09/06/2023
Poids
204g
Largeur
114mm
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EAN
9782379412196
Titre
Les morts bizarres
Auteur
Richepin Jean ; Rivière François
Editeur
ARBRE VENGEUR
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114
Poids
204
Date de parution
20230609
Nombre de pages
192,00 €
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La Glu (1881) est, avec Miarka, le roman de Richepin (auteur bien oublié aujourd'hui, malgré une réédition récente des Morts bizarres à L'arbre Vengeur), qui fut le plus populaire. Rebelle, bien que normalien, avec la volonté délibérée de sortir des sentiers battus, La chanson des Gueux lui vaudra la célébrité et un emprisonnement, mais rattrapé par les honneurs et les succès (il siégera à l'Académie française), Richepin fut classé dans les Indépendants de l'Enquête sur l'évolution littéraire de Jules Huret à qui il écrivit: "Il me semble que c'est après coup, longtemps après, quand elle est terminée, qu'une évolution littéraire peut donner matière à une enquête sérieuse. On la juge alors, non sur les théories, qui passent, mais sur les oeuvres qui restent, s'il en reste. Pour le moment, votre enquête ne m'a pas appris grand'chose. Elle m'a seulement évoqué le tableau d'un marécage pestilent, aux eaux de fiel, où se dressent quelques taureaux et où ruminent quelques boeufs, tandis qu'entre leurs pieds s'enflent des tas de grenouilles coassant à tue-tête:" Moi, moi, moi! "Gageons que La Glu restera. Jean Richepin y dresse le portrait d'une femme fatale aussi fascinante que celles des fins-de-siècle. Jean Richepin sait jouer avec les poncifs (la vie provinciale au Croisic et la vie parisienne facile, la bourgeoisie et la classe ouvrière, l'amour bourgeois et l'amour fou)."
Résumé : Les malheurs de nos prochains ont parfois un goût exquis et nous procurent des joies inavouables. Jean Richepin, à l'instar de Léon Bloy son maître, n'ignorait rien de ce penchant et commit quelques brillants forfaits littéraires en imaginant des contes cruels dont l'audace et le suspense nous régalent aujourd'hui. Ces histoires courtes dénouent les destins exceptionnels de malheureux et de misérables poursuivis par une fatalité pleine de malice et d'horreurs : elles trouvent leur conclusion dans une mort aussi inexorable qu'inattendue. Pour ceux qui reconnaissent que "notre nature éprouve encore le besoin, irrépressible, de nouer des relations ambiguës, terriblement esthétiques et rédemptrices avec l'épouvante" (F. Rivière), Les Morts bizarres, chef-d'oeuvre d'humour noir, a quelques beaux plaisirs à offrir.
En vingt mille pages, j'ai bien dû écrire quelquefois des choses qui méritaient d'être écrites et qui ne l'auraient jamais été si je m'étais contenté de remplir les cases très concertées de romans ou de pièces. A choisir, sans doute aurais-je préféré aligner les ouvrages de bibliothèques, romans, nouvelles, récits, tout cela construit, formé, délibéré. Mais je cherchais quelque chose comme un moyen de saisir le monde et les sentiments que ce monde immédiatement perceptible pouvait produire, minute après minute ou quasi". Vingt-cinq ans, de nos jours, c'est presque une éternité. Grâce à la découverte des cahiers inédits de Franz Bartett qui, depuis des décennies, confie à son clavier matinal le récit de son quotidien et ses réflexions sur son patient labeur d'écrivain, une époque semble renaître : ce début de millénaire banal et magnifique, ridicule et touchant, morceau de temps sauvé de l'oubli. La première année d'un siècle qui ne renonce pas depuis à en ajouter une de plus chaque premier janvier, vit surgir la télé-réalité et mourir Charles Trenet. De quoi inspirer Franz Bartett qui observe avec drôlerie, agacement ou colère ses contemporains capiteux.
Théophrase Longuet, quadragénaire encore vert, décide de se retirer des affaires. Ce petit bourgeois convenable veut se consacrer à la culture, trop longtemps délaissée, et entreprend de visiter les monuments de Paris. Mal lui en prend ! Lors de sa visite de la prison de la Conciergerie, on l'entend qui s'exprime de façon fort rugueuse et avec une autre voix que la sienne : une âme errant l'aurait-elle choisi pour se manifester ? Passé l'effroi des premiers jours, tout laisse à penser que son vocabulaire, ses expressions, ses souvenirs sont ceux du terrible Cartouche, le bandit de La Régence, et que celui-ci s'est réincarné dans ce père tranquille qui ne se maîtrise plus et va entraîner son entourage dans des aventures toutes plus folles les unes que les autres.
Charles Stuart n'a de royal que le nom : il semble terne, efflanqué et timide, voire invisible. C'est dire s'il est surprenant de le retrouver devant un tribunal, jugé pour une claque étourdissante dont il va avec difficulté avouer la genèse. Figure de l'exaspéré qui se réveille de manière un rien brutale et se révèle à sa grande stupeur, il prend une place pour le moins décalée au milieu des anti-héros chers à Fitzgerald qui signe ici une love story inattendue, avec des pages parmi ses plus drôles et ses plus... frappantes.
Si Ambrose Bierce continue à nous impressionner, cent ans après sa mystérieuse et romanesque disparition, c'est sans doute que son art de raconter a gardé cette stupéfiante puissance d'évocation qui est le lot des plus grands. Il ricane beaucoup, il rugit et effraie volontiers, il bouscule son lecteur à coup d'images dont on peine à se défaire, et il le fait avec une verve colorée et un style, aiguisé comme une lame, qu'on ne retrouve que chez lui. Ses récits sensationnels nous conduisent sur un chemin escarpé entre farce et terreur, humour et horreur, dérision et épouvante, et semblent à chaque fois nous mener au bord d'un précipice qu'il nous laisse contempler, pris d'un délicieux vertige. Ce classique de l'acidité attendait depuis trop longtemps une édition à même de rappeler sa place au panthéon des grands écrivains, dans la pénombre inquiète que suscite son impitoyable génie.