Les jardins de la terre. Pêle-mêle 2. Suivi de Le toucher des textes et le grain des mots
Richard Jean-Pierre ; Mathieu Jean-Claude
VERDIER
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EAN :9782864327752
Présentation de l'éditeur On trouvera dans ces pages six lectures assez diverses, de par la nature des écrivains qui y sont pris comme objet de commentaire, assez voisines pourtant par la tenue des partis pris qui s'y sont donné cours, et lieu. Ainsi une description de la chambre sensitive chez Proust, ou une analyse du fleuve fantasmatique pour Giono. Dans le courant d'une lecture qui se voulait à la fois écoute de la lettre textuelle, et reprise de l'ordre profond des paysages, on a rencontré des romancières et romanciers aussi originaux que Daniel Guillaume, Marilyne Desbiolles, Maylis de Kerangal, toutes oeuvres où s'écrit déjà, il me semble, un véritable futur de littérature. Sans oublier un petit salut final à une forme différente d'écriture, la policière, avec le talent singulier de Fred Vargas. La critique, alors, ici ? Un intérêt sans doute, soutenu, pour ces espaces ambigus, à la fois pulpeux et menacés, que Nietzsche nommait, un peu utopiquement, peut-être, "les jardins de la terre".
Nombre de pages
91
Date de parution
16/10/2014
Poids
126g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864327752
Titre
Les jardins de la terre
Auteur
Richard Jean-Pierre ; Mathieu Jean-Claude
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
126
Date de parution
20141016
Nombre de pages
91,00 €
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Que va-t-on trouver dans ce nouveau recueil d'essais ? Des études d'intention apparemment assez diverse. Certaines s'attachent à commenter quelques grands écrivains romantiques (Hugo, Michelet, Musset), symbolistes (Saint-Pol Roux) ou modernes (Proust, Claudel, Ponge, Giono) ; d'autres s'intéressent à des auteurs d'aujourd'hui (Serre, Desplechin, Sansot, Delerm, André, Meens). Il me semble qu'un même souci gouverne cependant tous ces commentaires : celui de lire le texte au plus vif de sa communication avec un monde. Ils cherchent à analyser l'espace de sensations et de désirs que l'écriture y tente toujours, si l'on peut dire, de surprendre. Cette surprise, à la fois étonnement et saisie seconde, la lecture critique peut essayer de la continuer à son tour, de la reproduire en elle. On rencontrera donc ici, toujours à l'état d'éveil, et sous la pression des mots, un peuple d'oiseaux ou de poissons ; plusieurs étendues de fleurs et de feuillages ; beaucoup d'herbe, une touffe de gui ; un fleuve, une maladie de peau ; quelques boules sur un terrain de jeu ; de grands corps urbains ; une météorologie romanesque. Tout le désordre, en somme, toute la marge d'une sorte de critique buissonnière.
Nul, au temps de Shakespeare, n'a su autant que lui transmuer l'obscénité verbale en énergie dramatique, jusqu'à produire sous l'intrigue officielle de ses pièces un tout autre spectacle, fait des péripéties salaces du langage lui-même. C'est à cette production parallèle, à cet autre théâtre, le plus souvent désopilant, que nous sommes invités à assister ici. On y découvre un pan méconnu du génie créateur de Shakespeare. Car ce montreur d'hommes est aussi un pornographe hors pair, assurément le plus doué de sa génération. De sa première à sa dernière (39e ? ) pièce, il a cultivé systématiquement une double entente saturée d'obscénité, qui va bien au-delà de la trouvaille ponctuelle, dans le cadre d'une véritable stratégie dramaturgique de l'équivoque. Ce voyage d'exploration pourra éclairer les anglicistes, les traducteurs ou les gens de théâtre. Il se lit aussi comme un recueil des mille et un contes grivois qui composent, pourrait-on dire, le Décaméron de Shakespeare.
Novembre 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Inge et Walter Bischoff, un couple d'Allemands de l'Est annoncent à leur fils Carl qu'ils ont décidé d'aller vivre de l'autre côté du rideau de fer. A vingt-six ans, Carl n'habite plus chez eux depuis longtemps. Mais leur décision qui ressemble à un abandon lui révèle qu'avant d'être ses parents, Inge et Walter ont eu une jeunesse éprise de liberté. De ce temps d'avant la construction du mur, le Stern 111, un poste de radio de fabrication soviétique, reste le symbole : toute la jeunesse d'Allemagne de l'Est s'en servait pour écouter les radios de l'Ouest. Carl se rend bientôt à Berlin avec la petite voiture de son père. Au "Cloporte", un immeuble où s'est rassemblée une communauté de squatters, il va connaître une double initiation amoureuse et politique.
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