Matrophobie : peur des filles de devenir comme leur mère. Je ne serai jamais comme elle : ce serment secret que Claire Richard s'est murmuré en regardant sa mère, bien des filles l'ont fait. Pourquoi les filles en veulent-elles tant à leur mère ? Pourquoi cette relation, souvent idéalisée, se révèle-t-elle parfois si douloureuse ? Autrement dit : que dit la matrophobie de la relation mère-fille ? A travers son récit intime et une enquête auprès de 150 femmes, l'autrice explore cette peur, non comme un simple conflit psychologique, mais comme l'effet du patriarcat dans les familles, et de la violence que les femmes subissent, voire reproduisent, depuis des générations. En esquissant une cartographie féministe de cette relation à la fois fondatrice et si complexe, Claire Richard nous offre des pistes de réflexion pour, peut-être, échapper à cette peur si partagée. Autrice et documentariste féministe, Claire Richard explore les liens entre intime et politique, l'action collective et les paradoxes de l'émancipation. Elle est l'autrice d'essais personnels (Des mains heureuses), de BD (La dernière nuit d'Anne Bonny), et de podcasts (Les chemins de désir, La fille du fantôme), dans lesquels elle partage une approche sensible et située, centrée sur l'écriture et le montage des voix.
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Nombre de pages
160
Date de parution
05/03/2026
Poids
230g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782488051026
Auteur
Richard Claire
Editeur
RENVERSANTES
Largeur
134
Date de parution
20260305
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : Depuis la maison close qu'elle gère d'une main de fer, Anne Bonny, ancienne pirate des mers du Sud, revient sur sa vie aventureuse... avant que la Mort ne la rattrape. Née bâtarde et pauvre en Irlande, la petite Anne était destinée à garder les vaches. C'était sans compter son courage, et un petit coup de pouce du destin. De l'Irlande au Nouveau Monde, des champs aux bateaux pirates, Anne Bonny défiera toutes les conventions et les autorités, à la poursuite de la liberté... et de l'amour, avec le pirate Jack Rackham. Une épopée pirate au féminin portée par un puissant souffle romanesque !
Résumé : Enfant et momentanément esseulée dans la maison de ses grands-parents, la narratrice tombe sur une revue " pour adultes ", dont elle a le temps de regarder quelques images avant que son père ne la découvre et l'interrompe. L'incident est oublié, mais se réveille à l'adolescence (les ruses du samedi soir) et surtout à l'entrée dans l'âge adulte avec le commencement des études universitaires, hors du cadre familial. C'est alors la découverte d'un univers qui a beaucoup changé entretemps, celui de la pornographie sur Internet. Comme si l'auteure était appelée là où le regard s'était autrefois interrompu, pour assouvir une curiosité longtemps enfouie. C'est une histoire personnelle, intime, de l'imagerie pornographique (de YouPorn aux variantes les plus récentes) qui est racontée ici. Le livre est pris dans une tension qui lui donne toute sa force : d'un côté la conscience des conditions le plus souvent exécrables de production du porno (domination masculine, exploitation de femmes souvent très jeunes, modèle de sexualité fondé sur la soumission), et d'un autre côté une fascination irréfrénable, qui pousse à y aller voir, encore et encore.
Août 1969, à El Barrio, le quartier portoricain de New York, des jeunes gens descendent dans la rue, en treillis et bérets à la Che Guevara. Dans leurs mains, pas de fusils, mais des balais. Ils nettoient les rues délaissées par les pouvoirs publics. Une émeute éclate. L'embrasement menace, la mairie accepte d'envoyer plus souvent ses éboueurs. El Barrio vient de découvrir ses Black Panthers, les jeunes membres du Young Lords Party. Ils ont entre 16 et 25 ans, sont les enfants de l'immigration portoricaine, arrivée en masse depuis la colonisation de l'île par les Etats-Unis. Inspirés par les Black Panthers et les nationalistes portoricains, ils veulent remplacer l'Etat capitaliste et raciste par des alternatives communautaires et politisées. Ainsi, ils défilent pour l'indépendance de Porto Rico mais sont surtout très actifs dans les quartiers, où ils développent notamment des programme autour de la santé. Pour eux, la révolution est aussi une transformation personnelle. Sous l'influence des femmes, qui font comprendre aux hommes qu'on ne peut être révolutionnaire et machiste, les membres du parti travaillent ensemble à se libérer du sexisme, de l'homophobie et de leur propre racisme. En 1971, ils sont quelques milliers sur la côte Est. Leur presse est lue, leur action efficace. Mais le parti, déchiré par des luttes internes, affaibli par des erreurs stratégiques, déstabilisé par le Cointelpro, se sépare en 1976. L'histoire trépidante des Young Lords est un moment essentiel de l'imaginaire politique des Latinos aux Etats-Unis, et un pan méconnu des luttes des années 1960.
Si nous sommes beaucoup à nous sentir épuisées, à ressentir le besoin de ralentir sans jamais y parvenir, c'est peut-être parce que nous sommes encombrées : d'objets, d'injonctions, d'urgences, d'informations, de bruits, de choses à faire... Cette accumulation nous étouffe. Face à cet encombrement, aussi bien matériel que psychique, les méthodes de rangement ne suffisent pas. Car elles n'en interrogent pas les causes profondes, inscrites dans une culture qui valorise la consommation, l'accélération et la performance permanente. Avec Faire de la place, Kanine Sahler nous montre comment enfin ouvrir un espace dans nos têtes et dans nos vies.
La bisexualité n'est ni une phase ni une lubie. C'est un pavé dans la norme. Alors que 10 % des moins de 30 ans se disent bisexuelles, la société continue de raisonner en termes binaires : on est soit homo, soit hétéro. Entre stéréotypes tenaces, effacement dans les médias et discrimination, y compris au sein des milieux LGBTQ+, les personnes bi restent marginalisées - alors qu'elles sont pourtant nombreuses, engagées, et que la bisexualité a toujours existé. A travers un essai qui mêle analyses sociologiques, témoignages et expériences intimes, Camille Teste interroge l'invisibilisation des personnes bi et révèle les violences silencieuses qu'elles subissent. Démontant les clichés qui collent à la bisexualité, elle s'attache à lui redonner toute sa place : ni un entre-deux ni un flou, mais une identité pleine et entière, qui dérange parce qu'elle trouble les lignes binaires, questionne la norme et fragilise le système.