Matthieu Gafsou Notre relation au monde change. Le futur est désormais vu comme un horizon inquiétant. Le point de départ de ce projet vient certainement de la transformation qui s'est opérée dans ma relation au monde : l'effritement d'une vision d'avenir sereine, l'apparition de l'angoisse. Il s'agit d'explorer la notion d'effondrement, considérée comme un nouveau récit de civilisation. [... ] Matilda Holloway Un curieux aura entoure l'idée du laboratoire. Entre hypothèses, mesures, observations, expériences et découvertes, le laboratoire scientifique retient un formidable potentiel d'imaginaire, incarne une place forte de la connaissance. La dimension structurante des savoirs qui s'y modèlent est fascinante ils orientent notre conception du et rapport au monde, tout en conservant un versant mystérieux. [... ] Manon Lanjouère De tout temps, l'homme observa la voûte céleste. Toujours présente au-dessus de sa tête, les planètes et les étoiles ont stimulé l'imagination de l'homme, suscité''
Il faisait un temps à confier sa vie à Pierre Devin, qui conduisait la voiture, au génial photographe Wotjek Prazmowski, auteur de L'Ange brisé, qui guidait le trio, de Czestochowa à Lublin, non loin de la frontière russe, haut lieu de l'hassidisme et de la transmission des mystères de la kabbale.
Découvrez le travail emblématique de Carole Bellaïche dans son nouveau livre, une célébration poignante de l'art photographique. Avec un démarrage précoce dans son appartement familial parisien, Bellaïche a capturé la beauté des célèbres et des anonymes avec la même verve, révélant ainsi leur aura unique. Cet ouvrage, réalisé dans le cadre de sa résidence du Champ des impossibles dans le Perche, nous offre une perspective nouvelle et touchante sur le vieillissement. Malgré l'éloignement de son milieu habituel, elle est restée fidèle à son éthique de capturer l'essence de chaque individu dans une image juste. Elle se plonge dans l'inconnu, prête à explorer ce terrain vierge avec la même passion pour l'authenticité et la relation humaine qui caractérise son travail. Que vous soyez un amateur d'art ou simplement à la recherche d'un aperçu de l'âme humaine à travers l'objectif, ce carnet de Carole Bellaïche offre une expérience inoubliable qui transcende le temps et l'espace. Rejoignez Carole dans son voyage vers le Perche, une région qu'elle n'avait jamais explorée auparavant, et découvrez comment, peu importe que l'on ait vingt ans ou quatre-vingts, chaque visage détient une présence, une singularité et une intimité d'une valeur universelle. Carole Belaïche a développé une relation profonde avec le Perche lors de sa résidence, capturant de nombreuses images. Son approche photographique visait à trouver la beauté chez les autres. Elle attachait une grande importance au choix du décor, cherchant à établir une connexion personnelle avec chaque modèle. Les maisons normandes du Perche représentaient un défi en raison de la courte lumière et des intérieurs sombres, mais Carole Belaïche parvenait à créer des rayons de lumière évocateurs. Les lieux surprenants du Perche ont inspiré ses portraits sans repérages préalables. Carole Belaïche a vécu son séjour dans le Perche comme une offrande à son regard, rendant ainsi son interprétation visuelle de la région.
Auteur d'une oeuvre radicale, inquiète, mais ouverte sur la possibilité du satori, de l'éveil, de la fraîcheur des épiphanies, Alain Willaume utilise le médium photographique comme les sourciers leur bâton ou leur pendule, afin de déceler sous la conformité des apparences des lignes de failles, des gouffres vertigineux happant soudain les visages comme le sens de toute chose. Fabien Ribery
Didier Ben Loulou ne sépare pas l'incarnation de l'invisible, la pure présence d'une force agissante transcendante, la beauté d'une conscience harmonique suprême, la rareté de la richesse, la noblesse d'âme de la pauvreté. Depuis plusieurs années, ces thèmes faisaient partie de nos conversations, ayant lieu très souvent dans un café parisien. Nous avons décidé d'en faire un livre, non pour clore définitivement nos spéculations, mais pour mieux les relancer en les accompagnant de photographies, dans la dimension d'un work in progress qui n'aura pas de fin.Fabien Ribery (extrait)
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.