Numéro dirigé par Jacqueline Carroy Si voir et entendre en dormant est un fait universel commun à certains vivants, le rêve se décline, tout aussi universellement, comme un phénomène humain culturel et social, sujet à variations de toutes sortes selon les époques et les lieux... Prendre acte de cette double universalité, biologique et anthropologique, amène à ne pas considérer comme secondaire ou surajoutée la manière dont, dans différentes sociétés et en différentes périodes, on se représente, vit, conte et partage les rêves. Ceux-ci sont, de plein droit, de ce fait, du ressort des sciences humaines, entendues au sens large. Leur étude engage des regards de philosophes, de sociologues, de psychanalystes, de psychologues, d'historiens, d'anthropologues, de littéraires, de littérateurs, de linguistes, sans oublier enfin ceux des rêveurs et rêveuses que nous sommes. Cette énumération ne renvoie pas à une hiérarchie de valeurs, mais plutôt à la prise en compte d'une diversité de perspectives. L'identification d'invariants anthropologiques, psychanalytiques, psychologiques ou sociologiques, est sujette à débats. Faut-il faire le choix de rechercher ces invariants ou plutôt des différences ? Ce recueil assume pragmatiquement celui d'un éclectisme des approches. Ce numéro explore une part interindividuelle, sociale et collective des rêves. A partir de dossiers précis étayés par des études de cas, des enquêtes, des exemples, il décrit et analyse une circulation de récits, d'images, de collections, de croyances, de discours à visées scientifiques. Comment les rêves s'échangent-ils ? S'ils donnent très souvent matière à interprétations, ils peuvent faire entrer en communication avec des morts ou des vivants, mais aussi convertir, rassurer, soigner, effrayer, sidérer, transmettre et faire vivre une prévision, un témoignage, un legs, une jouissance, une promesse, conforter une théorie, ou encore... faire rêver et susciter d'autres rêves en réponse ou en partage.
Nombre de pages
259
Date de parution
06/05/2021
Poids
360g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782021470178
Titre
Communications N° 108 : La circulation des rêves
ISBN
2021470172
Auteur
Ribert Evelyne
Editeur
SEUIL
Largeur
154
Poids
360
Date de parution
20210506
Nombre de pages
259,00 €
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Résumé : 24 mars 2005 : l'apprentissage de La Marseillaise redevient obligatoire à l'école. Deux ans auparavant était créé un " délit d'outrage au drapeau tricolore ou à l'hymne national ". Pourquoi cette soudaine crispation autour des symboles de la nation ? A cause de l'émotion suscitée par les incidents qui ont émaillé, en 2001, le match de football France-Algérie au Stade de France, au cours duquel La Marseillaise a été conspuée par des jeunes d'origine algérienne. L'affaire a fait grand bruit. Ces incidents ont été interprétés par les hommes politiques, de droite comme de gauche, et par les médias comme le signe indubitable de la crise du pacte républicain et des difficultés, voire de l'échec, du processus d'intégration. Qu'en est-il réellement ? Que représente donc l'appartenance nationale pour les jeunes issus de l'immigration ? On ne connaît guère le point de vue des intéressés. C'est la raison pour laquelle Evelyne Ribert a mené pendant plus d'un an une enquête de terrain en Ile-de-France. Le livre qui en est issu, émaillé de récits d'observations et de paroles d'adolescents, donne à voir concrètement comment le choix d'une nationalité est vécu. On découvre que le lien que ces jeunes entretiennent avec la France ou avec le pays d'origine de leurs parents repose souvent sur autre chose que l'appartenance nationale, mais aussi que les attachements qui se tissent avec l'un et l'autre pays n'engendrent aucun écartèlement identitaire. Signe d'un changement d'époque ? II semble en effet que le sentiment d'appartenance nationale s'affaiblisse au sein de la jeunesse, en France mais aussi dans les autres pays européens. L'idée que la nation soit au centre des représentations collectives se trouve ainsi sérieusement remise en cause.
Numéro dirigé par Monique Peyrière Le numéro que la revue Communications consacre à ceux, humains et non-humains, qui vivent sous terre, prend Alice, l'héroïne de Lewis Carroll pour guide et s'attache au moment inaugural où, à la poursuite du Lapin Blanc, elle s'engouffre innocemment dans un large terrier. Si ce tunnel se révèle, in fine, la porte d'entrée d'un rêve, il conduit cependant Alice à faire l'apprentissage du jeu, avec le langage autant qu'avec le corps, au cours de ses rencontres successives avec les " mirabilia " de l'underground, étrangement " vivants" dans ces lieux hostiles. Dans le sillage des expérimentations d'Alice, les auteurs de ce numéro s'orientent dans ces lieux inédits en faisant description des manières de penser, de vivre, de faire, et d'acquérir un sens du souterrain, pour le mineur et l'écrivain, et, parmi d'autres, le combattant et le cinéaste, l'urbaniste, le biologiste et la personne qui trouve abri dans les sous-sols d'une métropole. Ils montrent comment l'on fait pour y entrer, y travailler, y habiter. Comment certains savoirs y prennent racines et comment s'inventent gestes techniques et espaces à vivre dans les interstices du sol. Comment, dans cette matière si particulière, constituée d'une profusion d'organismes vivants, des apparentements subtils se créent, des relations s'agencent, qu'il faut cartographier, dans ces bordures redéployées entre le dessous et le dessus, entre l'inerte et le vivant.
Numéro dirigé par André Burguière et Evelyne Ribert Comment expliquer la renaissance d'une idéologie et d'une doctrine dont les bases scientifiques ont été amplement réfutées ? Si l'idéologie de la race, bien que privée aujourd'hui de toute vraisemblance scientifique, renaît un peu partout dans le discours politique, ce n'est pas parce qu'elle s'appuie sur des catégories universelles, mais parce qu'elle est elle-même le produit d'une histoire violente ; celle des rapports de l'Europe avec le reste du monde qui portent en eux les stigmates d'un double drame : le colonialisme et la traite. Ce renouveau n'est limité ni à l'Europe ni à la confrontation avec le monde musulman. Il explose en Afrique sub-saharienne où il s'appuie sur la catégorie ethnique inventée par la colonisation et réinventée par les pouvoirs post-coloniaux... Mais il se manifeste aussi dans d'autres régions du monde. Nous proposons des études de cas sur le racisme du coin de la rue, celui qui nous est proche, mais aussi des recherches qui s'emploient à dépayser la notion pour montrer comment le racisme peut être pris en charge par des sociétés qui obéissent à des systèmes de valeurs très différents des nôtres.
La Lutte Contact, c'est : " l'idée de mettre en synergie ces trois systèmes que sont les disciplines de combat de préhension, de percussion, et celles de soumission. Nous nous situons en dehors de toute opposition de style, dans la fusion de plusieurs systèmes. " Un livre illustré qui montre par techniques et photos toutes les possibilités de ce sport martial : techniques de base (percussion, projection, soumission), ainsi qu'un groupe d'exercices de self-défense (défense à mains nues, défense au bâton).
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."