Le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes. Essai d'interprétation symbolique
Ribard Jacques
NIZET
23,00 €
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EAN :9782707803900
Le Chevalier de la Charrette est certainement, avec Perceval ou le Conte du Graal, le plus célèbre roman de Chrétien de Troyes. Car c'est dans ce récit, commandé par Marie de Champagne (la fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII), que l'on croise les fameuses figures de Lancelot et de Guenièvre. Longtemps, on a refusé d'attribuer à ce roman - comme à l'ensemble des romans de Chrétien de Troyes - toute valeur autre que littérale. Jacques Ribard, prenant à rebours cette tradition de lecture, recherche ici la portée symbolique qui "court comme un fleuve caché" sous la surface bien balisée de la rhétorique arthurienne, afin de dégager "la cohérence profonde et unique de l'oeuvre. . . au risque de se perdre". Autrement dit, à quels référents symboliques renvoie le complexe et mystérieux réseau de l'épreuve chevaleresque, du sacrifice et de l'amour courtois (la fine amor) ? Selon Jacques Ribard, Lancelot ou le Chevalier de Charrette est, à n'en point douter, une oeuvre messianique. "Lancelot y est le Sauveur engagé dans la quête salvatrice et l'on pourrait très exactement le définir en lui appliquant ce verset de St. Luc : Venit enim Filius hominus quaerere et salvum facere quod perierat [En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu]".
Nombre de pages
188
Date de parution
03/05/2000
Poids
196g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707803900
Titre
Le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes. Essai d'interprétation symbolique
Auteur
Ribard Jacques
Editeur
NIZET
Largeur
135
Poids
196
Date de parution
20000503
Nombre de pages
188,00 €
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Véritable "livre", ce recueil d'articles, récents pour la plupart et dont l'un est d'ailleurs inédit, se veut la "défense et illustration" d'une approche critique depuis longtemps déjà pratiquée par l'auteur : l'interprétation symbolique - au sens large du terme - des oeuvres littéraires médiévales où se lit, comme en filigrane, une orientation délibérément religieuse. Il s'ouvre sur trois textes qui s'attachent à définir et à justifier une démarche d'ensemble que vient ensuite conforter une série d'études ponctuelles, limitées par souci de cohérence interne aux oeuvres romanesques des XIIe et XIIIe siècles qui relèvent de ce qu'on appelle traditionnellement la "matière de Bretagne" : les Tristan, les lais de Marie de France, les romans de Chrétien de Troyes, mais aussi la Quête du St Graal, le Lancelot en prose et le Tristan en prose - sans s'interdire in fine d'aborder, dans le même esprit, les poésies de F. Villon, notamment le Lais et certaines "poésies diverses". Ce petit ouvrage propose ainsi une lecture, conforme à la pensée et à l'écriture du temps, de ces grandes oeuvres médiévales dont le caractère souvent énigmatique ne cesse de nous interroger.
La littérature du Moyen Age nous a légué deux grands mythes : la légende de Tristan et celle du Graal. Au coeur même de la problématique des célèbres romans qui en son nés, deux objets emblématiques - le PHILTRE et le GRAAL - n'ont cessé depuis lors d'interroger et de fasciner la pensée et la culture occidentales. Bien des interprétations ont été proposées de ces mystérieux objets, bien des "lectures" ont été risquées pour rendre compte de ces oeuvres énigmatiques dont ils sont comme le soleil noir. Se fondant sur des "signes" - tel le prologue du Conte du Graal - qui manifestent une orientation religieuse parfaitement accordée à l'esprit et à la civilisation du temps, le présent essai propose une interprétation métaphysique et théologique des deux plus anciens témoins du mythe originel, le Tristan du trouvère Béroul et le Conte du Graal de Chrétien de Troyes. Il en donne une lecture délibérément symbolique où les héros - Tristan et Yseult, Perceval et Gauvain - apparaissent comme des figures de l'Homme face aux figures de Dieu ou du Diable qu'incarnent d'autres personnages - le tout culminant et prenant tout son sens dans la confrontation de ces deux figures emblématiques, à la fois antithétiques et complémentaires : le Philtre et le Graal, le Péché et la Grâce. En annexe, on trouvera - texte original et traduction en regard - les passages des deux romans où il est fait explicitement mention du Philtre et du Graal.
On ne saurait comprendre certaines époques - et la médiévale en particulier - sans faire constamment référence à l'esprit symbolique qui les investit de toutes parts. Qu'on pense seulement aux chefs-d'oeuvre de l'architecture, de la sculpture ou du vitrail au Moyen Age. Il serait bien surprenant que la littérature soit la seule forme d'expression artistique à échapper à cette influence. Et, de fait, tant par l'esprit qui l'anime que par l'écriture qu'elle privilégie, la littérature médiévale baigne dans le symbolisme. S'attachant plus particulièrement aux grandes oeuvres de notre littérature romanesque du XII siècle - les Tristan, les romans de Chrétien de Troyes et les lais de Marie de France - sans pour autant s'interdire des incursions dans le domaine de la chanson de geste, du théâtre ou de la poésie lyrique, l'auteur interroge successivement les différentes manifestations de l'esprit symbolique à l'oeuvre dans cette littérature - symbolique des nombres et des couleurs, bestiaire, symbolique du nom, symbolique de l'espace et du temps, symbolique des objets - pour en dégager les constantes et les orientations fondamentales et se risquer à en présenter, in fine, une vision synthétique et cohérente. Solidement documenté mais volontairement dépouillé de toute lourdeur érudite, cet essai se présente comme une invitation à pénétrer au coeur d'une civilisation, révolue sans doute, mais qui à tant d'égards fait écho aux préoccupations et aux interrogations qui sont toujours les nôtres.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.