Riasanovsky Nicholas ; Thom Françoise ; Berelowitc
BOUQUINS
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EAN :9782221133750
Cette Histoire de la Russie a connu plusieurs rééditions depuis sa première parution dans "Bouquins" en 1987. Elle est devenue l'un des principaux ouvrages de référence sur le sujet, mais elle s'arrêtait à la fin de la période communiste et nécessitait une profonde réactualisation concernant la période ultérieure. C'est chose faite aujourd'hui dans cette nouvelle édition dont la postface a été confiée à l'un des meilleurs spécialistes, Françoise Thom, qui retrace l'histoire de la Russie postcommuniste d'Eltsine au troisième mandat du président Poutine. Une première partie est consacrée aux évolutions de politique intérieure, à l'étude du régime Eltsine puis du système Poutine. L'auteur s'attache ensuite à dégager les grandes lignes de la politique extérieure, en faisant ressortir les tournants de la diplomatie du Kremlin. Il montre les éléments de continuité dans l'histoire russe, et éclaire l'imbrication particulière de la politique étrangère et de la politique intérieure dans la Russie postcommuniste. Cette approche permet de remettre en cause un certain nombre d'idées reçues. Eltsine le révolutionnaire, qui fut porté au pouvoir avec l'appui des démocrates libéraux occidentalistes, restaura le pouvoir personnalisé patrimonial russe traditionnel qu'avait ébranlé Gorbatchev. La rupture entre le régime Eltsine et le système Poutine est plus dans le style et l'efficacité que dans l'esprit : c'est Eltsine qui fit voter en 1993 une constitution rejetant la séparation des pouvoirs et aboutissant à une sorte de monarchie élective. L'émergence des "siloviki" a commencé sous Eltsine, tout comme l'osmose entre bureaucratie d'Etat et oligarques. C'est sous Eltsine que se met en place le régime prébendier et corrompu qui va connaître son apogée sous Poutine. Et c'est Eltsine, comme on le sait, qui choisit Poutine pour lui succéder afin de protéger ses proches des poursuites qu'ils risquaient pour leurs malversations diverses. En politique étrangère également Poutine ne fit bien souvent que reprendre des projets eltsiniens avortés faute de moyens à l'époque du premier président russe. La volonté de réintégration de l'espace post-soviétique fut une priorité pour les trois premiers présidents russes. De même, l'obsession de la restauration de la Russie à son statut de grande puissance est perceptible dès le début dans la diplomatie russe. Une simple chronologie montre que le glissement de la politique russe vers le nationalisme néo-soviétique a commencé presque dès le début de la période Eltsine. Il y eut dans le même temps une volonté de se démarquer institutionnellement des démocraties libérales dès 1993. Les réformateurs eltsiniens se montrèrent peu soucieux d'instaurer un Etat de droit. Les nouvelles élites russes seront convaincues à la fois par leur passé soviétique et leur expérience de la jungle post-communiste que seule compte la loi du plus fort. Cette perception imprégnera la politique étrangère, entre autres par une résurgence de la conception obsidionale d'une Russie entourée d'ennemis acharnés à sa perte, conception indispensable à la stabilité d'un régime prédateur et corrompu. A partir de l'arrivée au pouvoir de Poutine, les dirigeants du Kremlin n'auront qu'un but : la restauration de la puissance russe. L'Etat russe, nageant dans les pétrodollars, recentralisé et soumis à la volonté d'un chef incontesté, est entièrement subordonné aux objectifs de puissance et de prestige, compris de la manière russe traditionnelle comme une expansion territoriale qui se substitue au développement de la société.
La cinquième édition de l'Histoire de la Russie arrive à point nommé : le récit s'achève sur la démission de Mikhaïl Gorbatchev, la dissolution de l'URSS, la formation de la CEI. Pour le lecteur des éditions précédentes, ce coup de théâtre n'est pas totalement une surprise. En effet, il a pu lire, à la fin du dernier chapitre, ces lignes prophétiques, rédigées il y a trente ans : " Somme toute, le régime soviétique a peu de chances de durer tel qu'il est, peu de chances d'évoluer vers une transformation en profondeur, et peu de chances d'être renversé par une révolution. Mais ce ne serait pas la première fois que l'histoire irait de l'avant, laissant les historiens courrir derrière elle. " Et c'est exactement ce qui s'est passé : l'Empire soviétique n'a pas réussi à s'adapter, il n'a succombé ni à une défaite militaire ni à une révolution. Il est mort - d'une façon originale et qui n'a sans doute pas de précédent dans l'histoire du monde- de l'aveu public de ses propres fautes. Riasanovsky est un historien, non un futurologue. Pas plus que les hommes politiques ou que les journalistes, il n'a pu prévoir la date de l'événement qui, annulant la révolution d'Octobre, a, comme elle, " ébranlé le monde ". Mais il a su en prédire le caractère, parce qu'il n'a confondu, à aucun moment, l'histoire du peuple russe avec celle de ses gouvernements successifs. Il écrit cette histoire de l'intérieur, attentif certes aux progrès de l'érudition et de la recherche (la présente édition est considérablement enrichie à ce point de vue), mais préoccupé avant tout par l'aventure d'un groupe humain qui, plus que jamais, s'interroge sur lui-même. Avec la fin du communisme, un cycle s'achève, dont on n'a pas fini de mesurer les répercussions. L'histoire de la Russie continue.
L'auteur révèle une des clés psychologiques et politiques essentielles des relations internationales et des rapports entre les peuples et leurs dirigeants, souvent à l'origine de conflits majeurs. Qu'ont en commun l'histoire longtemps tragique des relations franco-allemandes depuis la guerre de 1870 et celle de 1940 jusqu'aux dissensions actuelles, l'impuissance toujours avérée d'une partie du monde arabe à s'imposer sur la scène internationale, et l'hostilité anti-occidentale de la Russie de Vladimir Poutine qui a conduit au conflit ukrainien ? Pourquoi le désir de revanche et les exigences de reconnaissance ont-ils pu constituer, à travers les siècles et jusqu'à nos jours, une cause de conflits innombrables et de rancunes insolubles ? A ces questions, une même réponse : le sentiment d'humiliation. " Un ressort puissant " de crises internationales, souligne, dans sa préface Hubert Védrine, pour qui toute analyse réaliste d'une situation impose de tenir compte du ressenti des peuples, " qu'il soit réel ou fantasmé ". Etienne de Gail analyse dans toute leur complexité ces données essentielles à la compréhension d'un monde où le sentiment d'humiliation croît de tous côtés. Bien que ce phénomène continue de jouer un rôle moteur dans l'Histoire et d'y produire ses effets tragiques, il reste toutefois sous-estimé et méritait d'être mieux identifié. La nécessité d'une réflexion sur l'humiliation tient à ce qu'elle dit de notre époque et de la vérité d'un monde toujours plus confus. Mais aussi de l'univers changeant des passions nationales, collectives ou individuelles qui parcourent d'un bout à l'autre l'histoire des hommes. Et, à travers elles, autant de questions cruciales devenues explosives pour avoir été trop longtemps négligées.
Verne Jules ; Angelier François ; Rivière François
Après Les cinq périples africains parus dans Bouquins en 2021, pour la première fois rassemblés dans ce second volume d'une série de cinq, cinq randonnées trépidantes aux quatre coins de la Méditerranée. Un espace d'aventures que les héros verniens vont quadriller sans trêve, en bateau à voiles ou à bord de vedettes électriques, en touriste ou otage de pirates, de Gibraltar à Tripoli, de Trieste à la mythique Antekirtta. On y suivra tour à tour : l'épopée sanglante des Grecs et de leurs amis français lancés contre les Turcs à la conquête de leur indépendance (L'Archipel en feu, 1884) et l'hallucinant destin de Mathias Sandorf dont la mort et la résurrection se confondent avec l'orchestration d'une vengeance redoutable, hommage au Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas et l'un des chefs-d'oeuvre de Jules Verne, (Mathias Sandorf, 1885) ; la burlesque tentative de reconquête de Gibraltar par les singes Monos (Gil Braltar, 1887) et les rocambolesque péripéties rencontrées par le truculent Clovis Dardentor lors de son escapade en Algérie (Clovis Dardentor, 1896). En bouquet final, les rêves grandioses de l'architecte Roudaire pour inonder le Sahara (L'Invasion de la mer, 1905). Cinq romans verniens qui sont autant de regards, tour à tour politique et vaudevillesque, fantastique et scientifique, porté sur l'univers méditerranéen, ses rives et ses fonds, sa faune, son histoire et ses folklores. Ce volume contient : L'Archipel en feu (1884) - Mathias Sandorf (1885) - Gil Braltar (1887) - Clovis Dardentor (1896) - L'Invasion de la mer (1905)
Dès leur arrivée à la tête de plusieurs grandes villes à la suite des élections municipales de 2020, les maires écologistes ont suscité la controverse en prenant des initiatives qui ont parfois dérouté l'opinion, au risque de brouiller leur image. Ils ont voulu supprimer le sapin de Noël à Bordeaux, remettre en question le Tour de France à Lyon, diminuer les subventions aux aéroclubs à Poitiers, financer une mosquée les yeux fermés à Strasbourg... Aurélien Martinez, journaliste qui a vécu dans deux villes passées sous la bannière des Verts (Annecy et Grenoble), est allé à la rencontre de ces nouveaux élus confrontés à l' exercice du pouvoir et ses réalités. Il leur donne la parole, ainsi qu'à leurs adversaires politiques et à de nombreux acteurs de terrain. Au terme d' une enquête de plusieurs mois menée dans toutes les grandes villes écologistes, il passe en revue ? et parfois au crible ? leurs actions et leur projet politique. Avec ce livre, il décrypte cette écologie de proximité que les Verts aimeraient implanter durablement dans le pays. Et si, malgré les résultats de l' élection présidentielle, les maires de la vague verte étaient les inventeurs de la gauche de demain ...
L'univers qu'Aristote pensait être éternel et immuable n'est plus. Il possède un passé et un futur, un début et une fin, et c'est cette histoire que nous raconte l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan. L'univers qu'Aristote pensait être éternel et immuable n'est plus : il possède un passé et un futur, un début et une fin. Il a surgi voilà 13, 8 milliards d'années, dans une déflagration fulgurante appelée big bang, qui a aussi engendré l'espace et le temps ; son histoire est celle d'une matière qui naît, s'éveille et s'organise. Dans une de ces galaxies, la Voie lactée, auprès d'une étoile, le Soleil, sur la planète Terre, apparaît l'Homme, capable de s'émerveiller devant la beauté et l'harmonie du cosmos. Cette symbiose entre l'homme et l'univers est le thème commun aux quatre textes ici réunis. Trinh Xuan Thuan y montre que le réel n'est pas seulement façonné par les lois et les constantes physiques, mais aussi modelé par le hasard et la contingence. La science aborde aujourd'hui des questions qui étaient purement métaphysiques auparavant : Quelle est l'origine de l'univers ? Y-a-t-il un début du temps et de l'espace ? Sommes-nous là par hasard ou notre présence dans l'univers implique-t-elle l'existence d'un principe créateur ? Trinh Xuan Thuan éclaire notre propre réflexion, tout en nous racontant cette histoire envoûtante, grandiose et poétique, avec une rigueur scientifique et un talent de conteur qui font de lui un initiateur hors pair. Ce volume contient : La Mélodie secrète ; Le Chaos et l'Harmonie ; Désir d'infini ; L'Infini dans la paume de la main, avec Matthieu Ricard.
Géolocalisation, réponses automatiquesaux mails, propositions d'achats ciblant les goûts du consommateur... L'intelligenceartificielle est déjà à l'oeuvre dans notre quotidien. Et sa place ne cesse degrandir, de s'affirmer à chaque seconde. " Pour notre bien ", assurent les GAFA et autres géants du numérique. Pourtant, l'intelligence artificiellen'est pas une technologie comme les autres ni un simple progrès technique. Ellecontient une philosophie, une vision de la vie et de l'Homme inquiétante. Promouvant en effet une équivalence entre l'humain et la machine, elle permetd'imaginer une pensée sans sujet qui nie la subjectivité. En imitant l'homme, elle le défie (et parfoisle surpasse) dans des domaines essentiels de la vie en société : lajustice, la médecine ou l'organisation du travail...
Lors d'une séance de reiki faite par mon époux, je fis une sortie de corps spontanée. Je me retrouvai dans l'espace. C'est là que je vis un énorme vaisseau qui stationnait. Je m'en approchai afin de regarder à l'intérieur. L'agencement me paraissait singulier. Il n'y avait pas de joint entre les meubles et le vaisseau. À l'intérieur, je distinguai le profil d'un homme debout devant une table. Face à lui, se trouvaient trois hommes assis. Je réalisai que j'étais à la fenêtre d'un vaisseau extraterrestre et je n'arrêtais pas de me dire : " Comment ai-je pu monter si haut ? " Je fixai l'homme blond aux cheveux longs qui se trouvait de profil et, au bout de quelques secondes, il tourna la tête brusquement et me regarda fixement. Je me trouvais devant le Commandant Ashtar Sheran... "
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.