Le Siège de Leningrad. Journal d'un adolescent (1941-1942)
Riabinkine Iouri ; Bobrova Marina ; Gruszka Sarah
DES SYRTES
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EAN :9782940701315
Iouri Riabinkine a quinze ans lorsqu'il entame son journal, le 22 juin 1941, premier jour de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne ; le 8 septembre débute le siège de Leningrad, l'un des plus terribles du XXe siècle. Jour après jour, pendant trois mois, l'adolescent donne à voir une plongée dans l'horreur : la ville assiégée, les bombardements, la faim, le froid, les privations et une insidieuse déshumanisation. Né le 2 septembre 1925, Iouri vit à Leningrad avec sa mère et sa soeur cadette. Au début de la guerre, la famille choisit de rester dans la ville assiégée. Souffrant de problèmes de santé, l'adolescent ne peut se porter volontaire pour le front. Le 8 janvier 1942, sa mère et sa soeur sont évacuées, mais malade et à bout de forces, Iouri reste à Leningrad. Le 6 janvier 1942, ses notes s'interrompent tragiquement : "Mon Dieu, qu'est-ce qui m'arrive ? Et maintenant, je, je, je...". Les journaux intimes rédigés au coeur du siège de Leningrad sont peu connus en France. Malgré sa brièveté, celui de Iouri Riabinkine illustre le calvaire de la population durant cette interminable épreuve collective. C'est "une histoire du siège vue de l'intérieur, au jour Le jour, à échelle humaine. Il nous montre sans fard, par-delà les lignes sèches des livres d'histoire, ce que signifie vivre et mourir en temps de crise. Il nous fait entrer dans un quotidien tendu vers la lutte pour la survie. En nous dévoilant la dimension psychologique d'une catastrophe humaine, le journal de houri revêt véritablement une portée universelle", souligne Sarah Gruszka dans sa préface.
Par une nuit d'hiver, sur une côte sauvage du Lac Baïkal, Michka tente d'échapper à ses poursuivants. Son peuple est celui des Evenks, de l'antique famille sibérienne des Toungouses. Le jeune fugitif a été élevé à L'école de la taïga par la chamane Rata, sa grand-mère, qui incarne La sagesse de la communion avec la nature, sait parler aux animaux et lire la forêt comme un livre... Bientôt, Michka est rattrapé. Et pourtant sa cavale ne s'arrête pas là. Le Toungouse entame en effet une quête de ses origines qui, d'une spirale à l'autre, dans un mélange poétique de souvenirs, de songes et d'action, le ramène invariablement à l'univers baïkalien. Véritable déclaration d'amour au lac Baïkal et à sa nature envoûtante, Le Cantique du Toungouse est aussi une fable écologique et poétique qui nourrit La pensée en plongeant le lecteur dans une ambiance magique.
La famille Stauffenberg sera détruite jusqu'au dernier membre", a déclaré Hitler après l'attentat manqué du 20 juillet 1944, initié par Claus von Stauffenberg. Nina, son épouse, est arrêtée deux jours plus tard, et commence alors pour elle près d'une année d'isolement : les prisons, puis le camp de concentration de Ravensbrück et, enfin, les hôpitaux. C'est sa grossesse qui l'a sans doute sauvée de l'exécution ; elle a donné naissance à Konstanze, l'auteure de ce livre, en prison. Ses quatre autres enfants sont placés par les nazis dans un orphelinat sous un faux nom, dans le but d'être adoptés. Basée sur des entretiens, de nombreux documents, lettres et archives, mais aussi des histoires orales transmises de génération en génération, cette chronique familiale se confond avec la grande Histoire dans ses moments les plus tragiques. C'est aussi une lettre d'amour de Konstanze von Schulthess à sa mère et un hommage aux héroïnes inconnues et silencieuses de la Seconde Guerre mondiale.
La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.4e de couverture : La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.
Au XVIIe sie?cle en Moscovie des pre?tres a? la foi exigeante se dressent contre les re?formes brutales du patriarche Nicon aboutissant au schisme entre « vieille » et « nouvelle » foi, en 1667. Ce sont les vieux-croyants, avec a? leur te?te l'archipre?tre Avvakum. Ce fils de pre?tre de campagne est un homme extraordinaire par sa force physique et morale. Il est condamne?, envoye? en Sibe?rie, affecte? a? une troupe charge?e de conque?rir le fleuve Amour, rappele? a? Moscou par le tsar Alexis, exile? de nouveau cette fois sur l'oce?an Glacial, et finalement bru?le? vif. Tout ce temps, indomptable, il pre?che, e?crit, objurgue, dogmatise. Il est le prophe?te de la vieille foi. Voila? ce que raconte Avvakum dans ce texte re?dige? en 1672 dans une langue qui n'a pas sa pareille : slavon d'e?glise et vieux russe, re?alisme truculent, dialogues savoureux, confessions nai?ves. Cette Vie est le chef-d'?uvre de l'ancienne litte?rature russe.