Dans la cour d'un immeuble quelconque d'une ville anonyme, trois amis décident d'aménager des "mares aux aveugles". C'est le signal d'une sarabande endiablée qui entraînera à travers les pages de ce livre un sacristain collectionneur de fausses reliques, un maître d'école amorphe, deux vieilles comtesses érotomanes, un papetier victime de son propre sex-appeal, quelques agents de la Sûreté et, bien entendu, plusieurs centaines d'aveugles. Simple évasion de la réalité politique et sociale de cette Tchécoslovaquie où le livre a été écrit, à une bonne distance des circuits de la littérature officielle ? Héritier à la fois de Hasek et de Benjamin Péret, son auteur, il est vrai, écrit d'abord par jeu ; en dehors de toute métaphore, politique ou non, son livre est un prodigieux théâtre de métamorphoses où le monde entier, de carambolage en carambolage, explose en feu d'artifice apocalyptique et burlesque, à mi-chemin du Jugement dernier et de la baraque foraine. Le délire, cependant, se nourrit ici constamment du quotidien et d'un rare sens du réel, dont il est aussi une mise en valeur paradoxale. La fameuse rencontre du parapluie et de la machine à coudre, jadis gratuite, se fait expressément bête et méchante, éclairant par antiphrase la grisaille d'une "société bloquée" condamnée à tourner en rond, et où les aveugles seuls se trouvent comme des poissons dans l'eau.
Nombre de pages
192
Date de parution
24/01/1983
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070222865
Titre
Le plafond
Auteur
Reznicek Pavel ; Abrams Erika ; Kundera Milan
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
19830124
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Reuben est un super-héros dont les super pouvoirs ne s'activent que lorsqu'il est saoul, sous l'emprise d'alcool ou de drogues. Alors qu'il combat une menace capable de détruire la planète, Reuben tombe dans un coma éthylique. Il se réveille au milieu d'une ville dévastée sans savoir ce qui s'est passé. Un seul choix s'impose à lui : rester sobre et mourir ou replonger pour tenter de rester en vie...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.