Le Parti socialiste est arrivé au pouvoir en 1981. Ses militants, dont c'était l'objectif, n'ont pas tardé à ressentir les difficultés et l'inconfort qu'entraîne l'apprentissage de la culture de gouvernement. Passant de l'opposition à la majorité, ils sont contraints d'abandonner les armes de la critique pour un exercice de défense et illustration des décisions gouvernementales. Dans le même temps, ils ont conscience d'exercer peu d'influence sur la conduite des affaires, alors même qu'ils sont parfois suspectés de tirer un bénéfice personnel de leur affiliation partisane. Ils connaissent ainsi la contrepartie du succès. L'enquête menée par Henri Rey et Françoise Subileau dans trente fédérations départementales permet de mieux comprendre ce qui se passe à la base : pourquoi et comment en vient-on à adhérer, qui sont vraiment les militants socialistes, quel est le poids de l'histoire et des cultures politiques locales, quels rapports les militants entretiennent-ils avec leur parti et quels sont leurs univers de valeur ? Sans sacrifier aux facilités de la polémique ou de l'anecdote, les auteurs présentent ici une approche à la fois approfondie, rigoureuse et vivante du monde des militants, un monde peu et mal connu jusqu'ici.
Nombre de pages
291
Date de parution
01/01/1991
Poids
382g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724605990
Titre
Les militants socialistes à l'épreuve du pouvoir
Auteur
Rey Henri ; Subileau Françoise
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
382
Date de parution
19910101
Nombre de pages
291,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : L'élimination du candidat socialiste avant le tour décisif de l'élection présidentielle de 2002, l'effondrement électoral du Parti communiste, puis les revers législatifs de l'ancienne gauche plurielle ont créé un choc profond dans l'opinion. Et le sursaut des élections régionales de 2004 ne suffit pas à démentir une évolution engagée dès le milieu des années 1980, celle d'une mésentente progressive entre la gauche et les classes populaires. C'est l'histoire et l'actualité de cette mésentente que Henri Rey restitue dans ce livre incisif, en s'appuyant sur de nombreuses enquêtes originales, menées depuis des années auprès des électeurs des quartiers populaires et des adhérents de partis de gauche. Et il explique pourquoi ouvriers et employés se sont progressivement détachés de ces formations devenues partis de gouvernement. Pour des raisons en partie différentes et en partie semblables, les diverses composantes de la gauche se sont coupées des milieux populaires. Enfermement dans la gestion, mise en ?uvre de réformes productrices de déceptions, abandon du militantisme sur le terrain, autosatisfaction et arrogance tous ces facteurs se sont conjugués, révélant les difficultés des dirigeants de gauche à élaborer des réponses adaptées aux aspirations des classes populaires face à l'insécurité croissante de leur existence sociale et à la précarisation de leur statut. Un essai sans concessions, indispensable à tous ceux qui entendent contribuer au renouvellement de la gauche française, et qui sera également utile aux étudiants en sciences politiques.
Résumé : Julius, musicien de jazz, et Lana, étudiante américaine, se rencontrent sur une petite île italienne perdue. Sans s'être jamais vus, ils s'attendaient. Deux moitiés du " même " dont ils rêvent depuis toujours. De leur île, ils gagneront Rome, puis Paris ; ils donneront un concert à Deauville, ils reviendront à Paris. Mais leur vrai voyage est celui de leur amour initiatique, mystique, marqué de signes obscurs, où soudain s'insinue l'imparable lézarde : la folie de Lana. Amour fou, amour à la folie. Folie où Julius acceptera de suivre celle qui est lui-même, car, on le sait bien, l'amour est la poursuite et l'union du tout. Pour deux êtres, l'amour porté au plus haut ne peut que les confondre en un seul. Comme les jumeaux que la nature a faits semblables, tout en les séparant, et qui aspirent à devenir un.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.