En ce coin du monde, au début de l'après-midi, il n'était que souffle et bruissements. J'avais encore atteint souverainement à la solitude. Et l'air déchaîné en sa substance lumineuse et puissamment soulevée m'isolait de la déception et de la menace que j'avais voulu fuir. J'éprouvais une soudaine ivresse à forcer l'immense brise marine dont je crus saluer enfin la défaite à l'extrémité du boulevard, devant l'Océan libre. Le souffle et moi nous sommes restés tous deux debout. " Le narrateur arrive "en ce coin du monde" afin de retrouver les traces de son ami Dag venu se suicider là un an auparavant. C'est son itinéraire chaotique et accidenté depuis la gare jusqu'à l'hôtel de la Baie, s'ouvrant sur la plage où est mort Dag, que met en scène ce récit inédit de jean Reverzy. Première version du Corridor (paru en 1958), le Souffle s'impose non seulement comme un document littéraire - ce qu'il est - mais surtout comme le récit halluciné d'une folie, comme une plongée dans la paranoïa d'un homme oubliant l'objet premier de sa quête pour se recentrer sur ses propres illuminations.
Nombre de pages
161
Date de parution
30/11/1993
Poids
189g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742701612
Titre
Le souffle
Auteur
Reverzy Jean
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
189
Date de parution
19931130
Nombre de pages
161,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jean Reverzy (1914-1959) entreprit, jeune homme, des études de médecine qu'il fut contraint d'abandonner en 1940 pour "attitude non conforme". Il rejoint alors la Résistance puis les FTP. A la Libération, il installe son cabinet dans un milieu ouvrier. Il profite de ses loisirs pour lire et parcourir l'Europe, l'Orient et l'Océanie. A l'approche de la quarantaine, il devient écrivain et lorsqu'il termine son premier livre, Le Passage, en 1954, il ne lui restera que cinq ans à vivre. Jean Reverzy : un auteur qui s'est jeté dans l'écriture par une violente nécessité, celle de comprendre la vie par appréhension de la mort. Au sommaire : Le Passage ; Place des angoisses ; Le Corridor ; A la recherche d'un miroir ; La Vraie Vie ; Le Silence de Cambridge ; Le Souffle ; Le Mal du soir.
Biographie de l'auteur Jean Reverzy (1914-1959) fait des études de médecine à Lyon. Empreint de l'oeuvre de Conrad, de Stevenson, de Gauguin, de Gerbault, il se rend en Polynésie en 1952. Il en tire son premier roman, Le Passage, couronné par le prix Renaudot en 1954.
Si écriture et médecine gouvernent le destin de Jean Reverzy, il y va sans doute de trois expériences essentielles. Adolescent, il découvre en lui le " mal du soir ", cet indéfinissable malaise que, dans son journal, de bonne heure il s'attache à formuler. Etudiant, à travers ses lectures et ses premiers pas dans l'amphithéâtre, il reçoit de plein fouet le choc de la condition humaine. Médecin, jour après jour il côtoie la souffrance et, à temps perdu, écrit les chefs-d'?uvre que l'on sait, sur la genèse desquels Le Mal du noir apporte de précieux éclaircissements. Or, tout au long de cette vie où deux vocations ne cessent de s'entrecroiser, une obsession : écrire un grand roman autobiographique et médical. Ce roman, le voici, ébauche restée définitive : sur l'hôpital, sur la visite, sur l'angoisse du patient ou la condescendance des hommes de l'art, sur le cancer, sur la trépanation, sur la nécropsie, des textes inédits, des textes superbes de compassion et d'une terrible lucidité. Et qui versent, à l'ample dossier " littérature et médecine ", un chapitre à couper le souffle.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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