Gonseth Marc-Olivier ; Knodel Bernard ; Reubi Serg
MEN
47,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782880780340
Avec Retour d'Angola, l'équipe du MEN revient sur un épisode-clé de l'histoire de l'institution : la 2e Mission scientifique suisse en Angola (MSSA), qui fut menée par des chercheurs neuchâtelois de 1932 à 1933 et qui a fourni au Musée une part importante de ses collections africaines. En s'intéressant plus particulièrement à Théodore Delachaux (1879-1949), artiste, collectionneur, scientifique, membre de l'expédition et conservateur du Musée d'ethnographie de 1921 à 1945, ses "après-venants" questionnent aussi bien le propos de la Mission que les enjeux actuels liés à l'étude et à la conservation des matériaux récoltés. Du terrain aux réserves, entre objets "stars" et collections à peine déballées, s'esquissent tout à la fois les paradoxes inhérents aux pratiques ethnographique et muséale ainsi que les débats liés aux moyens nécessaires pour en assumer l'héritage. Un tel examen du passé requiert une approche critique, puisqu'il ne s'agit pas d'endosser naïvement les catégories de pensée en vigueur à l'époque, mais également une capacité de recul, puisqu'il ne s'agit pas non plus de juger les prédécesseurs à partir des postures intellectuelles contemporaines. Le dispositif choisi fait ressortir les singularités et les différences de sensibilité entre hier et aujourd'hui à partir des matériaux produits par les participants à la Mission eux-mêmes, la scénographie portant le regard critique de manière non péremptoire et le visiteur devenant le filtre à partir duquel le passé peut être à la fois compris et mis en perspective. Retour d'Angola offre par ailleurs à l'équipe du MEN l'occasion de faire découvrir un ensemble d'objets et de photographies unique au monde, dont la majeure partie n'a plus été montrée au public depuis les années 1940 et d'inaugurer une nouvelle sorte d'exposition temporaire de longue durée dédiée à la mise en valeur des collections du Musée. Dépassant le catalogue d'exposition classique, l'ouvrage Retour d'Angola ¬s'inscrit dans la lignée éditoriale ouverte avec Figures de l'artifice. Etroitement lié au déroulement narratif de l'exposition, il est construit selon la même articulation que les espaces d'exposition. Chaque chapitre comporte une documentation visuelle de l'exposition puis un catalogue des pièces exposées et enfin une ou plusieurs contributions développant ou discutant les thématiques abordées. Bien qu'il n'épuise pas l'étude et la compréhension de la 2e MSSA et de ses retombées, l'ouvrage est également l'occasion de présenter et d'exploiter des documents pour la plupart inédits.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
23/02/2010
Poids
1 370g
Largeur
211mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782880780340
Auteur
Gonseth Marc-Olivier ; Knodel Bernard ; Reubi Serg
Editeur
MEN
Largeur
211
Date de parution
20100223
Nombre de pages
0,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
Tandis que les médias charrient un flot ininterrompu de nouvelles apocalyptiques, l'équipe du MEN invite à se pencher sur la question de l'après, en collaboration avec des artistes et des chercheurs en sciences sociales. Richement illustré, le livre What are you doing after the apocalypse ? retranscrit fidèlement l'exposition du même nom qui revient sur la toile de fond de toutes les politiques de sauvegarde et de conservation : les événements dramatiques qui confrontent les sociétés humaines à l'oubli, à la perte et à la disparition.
L'idée centrale développée dans l'exposition Secrets - dernier chapitre de la trilogie consacrée au Patrimoine culturel immatériel - est que le secret constitue une modalité essentielle de la communication. En ce sens, il existe au moins autant pour informer que pour taire et son parcours tend vers la révélation partielle ou totale des contenus apparemment dissimulés. Objet de méfiance lorsqu'il opacifie le fonctionnement de puissantes institutions et leurs processus décisionnels, il est en revanche considéré comme indispensable lorsqu'il protège la justice, les médias, la sphère privée ou des intérêts personnels. Véritable clé de l'exposition du même nom, le livre Secrets révèle les lieux publics qui, en ville de Neuchâtel, ont abrité les mises en scène illustrant l'importance, la place et le fonctionnement du secret dans la vie quotidienne, à travers des champs aussi variés que l'économie, la santé, la religion, l'intime, le juridique, les médias ou les sciences. Cet ouvrage richement illustré fait la lumière sur les différentes réflexions liées au secret, proposées par l'équipe du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN). Il recense par ailleurs des articles rédigés par des ethnologues, anthropologues et historiens de renom qui invitent à poursuivre la réflexion sous un angle nouveau.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Fascinés par les images qui tout à la fois séduisent, frappent, révèlent et asservissent, nous leur devions bien une exposition temporaire et un livre permettant de se pencher sur ce qui constitue leur sens profond. Pour ce faire nous avons convié des spécialistes d'horizons très différents, ethnologues, sociologues, sémiologues, écrivains, plasticiens et cinéastes, à s'exprimer librement sur le sens qu'ils leur prêtent, le territoire qu'ils leur accordent et les limites qu'ils leur assignent. Car après tout, une image n'est pas toujours bidimensionnelle et pas forcément matérielle. L'ouvrage qui a pris corps grâce à leurs écrits reflète bien la pertinence et la richesse du domaine concerné : malgré une grande convergence des regards, le résultat est multiforme, polysémique, multicolore, polyphonique. Il témoigne de l'impossibilité de penser les images en dehors de l'imprégnation culturelle qui permet de les reconnaître et de les analyser. Car après tout, derrière les images, il n'y a rien.
Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s'observent et s'écoutent. Ils s'échangent des idées, des armes, de l'argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d'une chorégraphie mortifère. Le boys club n'est pas une institution du passé, il est terriblement actuel et tentaculaire : Etat, Eglise, armée, université, Fraternités, firmes... et la liste s'allonge. Dans cette nouvelle édition revue et augmentée, Martine Delvaux analyse la portée historique et politique du procès de Mazan, déplore le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la prise de pouvoir de la "broligarchie" et la montée des discours masculinistes dans l'espace public. A la manière d'une chasse à l'image, l'autrice traque aussi le boys club dans ses représentations au cinéma et à la télévision. Véritable plongée en eaux noires, ce livre nous invite à refuser coûte que coûte l'entre-soi au coeur de la domination masculine.
Résumé : Après avoir disséqué la colère et la luxure, Geneviève Morand et Natalie-Ann Roy poursuivent leur relecture impénitente et tendancieusement féministe des péchés capitaux. Dans cette oeuvre chorale, quelque part entre deux burnouts, les auteurices rassemblées dénoncent tout ce qui les épuise et se demandent qui, en ce bas monde, a vraiment droit au repos. La paresse est-elle l'apanage des privilégié-es ? Est-il possible de ralentir radicalement sans crisser le feu au système ? Entre le travail toxique et l'obsession de la beauté, entre la charge mentale, le sexisme, les injonctions au self-care, la pauvreté, le capitalisme sauvage, les traumas, la violence conjugale et la planète qui brûle, il faudrait, en plus, prendre le temps de méditer ? Non. Nous exigeons le droit de ne pas réaliser notre plein potentiel. Et de rester couchées. Avec Sayaka Araniva-Yanez, Joëlle Basque, Roxanne Bélair, Rébecca Boily-Duguay, Gabrielle Boulianne-Tremblay, Emilie S. Caravecchia, Zed Cézard, Josiane Cossette, Karine Côté-Andreetti, Marie-Pierre Duval, Yara El-Soueidi, Florence Sara G. Ferraris, Amélie Gillenn, J.D. Kurtness, Melissa Mollen Dupuis, Geneviève Morand, Heather O'Neill, Joanie Pietracupa, Nathalie Plaat, Pascal Raud, Shirley Rivet, Natalie-Ann Roy, Catherine Voyer-Léger et Cathy Wong.